Netanyahu ne veut pas de l’accord avec le Liban : « Je vais le traiter comme les accords d’Oslo »

La veille de l’Ă©lection, le chef de l’opposition Netanyahu avait fait part de son intention de saboter un accord avec le Liban pour dĂ©limiter la frontière maritime s’il revenait au pouvoir.

Dans une interview accordĂ©e Ă  la station de radio de l’armĂ©e Galei Tzahal, Netanyahu a dĂ©clarĂ© qu’il allait agir sur le traitĂ© avec le Liban comme il le ferait sur les accords d’Oslo. Alors le chef de l’opposition a rĂ©pondu Ă  la question de l’hĂ´te s’il allait annuler les accords signĂ©s Ă  Naqoura la semaine dernière.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

 

Après ĂŞtre arrivĂ© au pouvoir pour la première fois en 1996, Netanyahu a d’abord mis en Ĺ“uvre les accords d’Oslo et poursuivi le retrait prĂ©vu de Tsahal des territoires, en particulier d’HĂ©bron. Puis en 1998, lors d’une confĂ©rence convoquĂ©e Ă  l’initiative de Bill Clinton , Netanyahu accepta de cĂ©der de nouveaux territoires Ă  l’AutoritĂ© palestinienne. Il a acceptĂ©, mais a retardĂ© la mise en Ĺ“uvre – qui a durĂ© jusqu’Ă  la victoire d’Ehud Barak aux Ă©lections de 1999.

En 2002, au milieu de la terreur de la Seconde Intifada, alors qu’il Ă©tait ministre des Affaires Ă©trangères dans le gouvernement de Sharon Netanyahu a menacĂ© d’« annuler les accords d’Oslo », et reconnu la formule de « deux États pour deux peuples ». En rĂ©alitĂ©, cependant, il y a eu un « tarissement » des accords Ă  Oslo – le processus politique a Ă©tĂ© complètement suspendu.

En assimilant l’accord avec le Liban Ă  l’accord d’Oslo, Netanyahu veut dire aujourd’hui qu’il le respectera formellement, le sabotant dans la pratique.

Contrairement Ă  Oslo, il s’agit d’un accord interĂ©tatique avec des garanties amĂ©ricaines et il traite de la dĂ©marcation de la frontière, et non du redĂ©ploiement de Tsahal des territoires disputĂ©s.

L’intention de saboter l’accord avec le Liban serait juste un slogan Ă©lectoral ? Il est clair qu’IsraĂ«l ne pourra plus revendiquer un bout de mer, cĂ©dĂ© au Liban, sans risquer de s’engager dans une guerre Ă  grande Ă©chelle avec le Hezbollah suite aux signatures.

Dans la même interview avec Galei Tzahal, Netanyahu a déclaré que « Lapid, Gantz et leurs camarades voulaient généralement laisser du gaz dans le sol, et nous avons extrait ces richesses du sol ».

Les partis d’Avoda, Meretz, l’Ă©conomiste Yaron Zelikha et plusieurs autres personnalitĂ©s, mais pas Lapid et Ganz, se sont opposĂ©s au modèle de dĂ©veloppement de l’industrie gazière proposĂ© en 2015. Gantz venait Ă  l’Ă©poque de prendre sa retraite du poste de chef d’Ă©tat-major et Ă©tait engagĂ© dans les affaires.

Lapid en 2015 a refusĂ© de soutenir le modèle gazier du gouvernement sans contrĂ´le de l’État sur les prix du gaz. Il s’est ensuite prononcĂ© en faveur du dĂ©veloppement rapide du champ LĂ©viathan. « C’est impossible de traĂ®ner aussi longtemps. Nous avons perdu des milliards Ă  cause du retard et nous perdrons encore plus si nous devons renĂ©gocier les contrats pour le champ LĂ©viathan », a dĂ©clarĂ© le chef de l’opposition Yair Lapid en 2015.