Face à la solution finale que les ennemis de notre peuple ont planifiée pour nous, nous formulerons notre propre solution finale, ancienne, juste et qui coule dans notre sang: le retour à Sion.
Comme nous marquons le jour où nous nous souvenons des fils et filles de notre peuple assassinés par les nazis en Europe et en Afrique, la première réaction à la Shoah est un renforcement constant de la force de défense israélienne, tant que nous ne serons pas sans défense, à la merci du monde à venir .
Compte tenu de l’attitude bipolaire de l’Europe envers IsraĂ«l aujourd’hui, nous nous souvenons de leur aide en ces temps.
Il y avait assez de bombardiers pour les forces alliĂ©es Ă dĂ©ployer, en survolant l’Europe pour bombarder les voies ferrĂ©es jusqu’Ă Auschwitz et les bâtiments de l’industrie de la mort, pour sauver la vie de centaines de milliers de personnes.
Mais les EuropĂ©ens avaient une autre guerre Ă mener : Les Juifs faisaient la queue. Depuis lors, nous avons jurĂ©, aussi longtemps que nous nous souvenons, de mener nos guerres nous-mĂŞmes. Cette leçon est marquĂ©e par les mots « Lo Od – pas plus ».
Mais Ă cĂ´tĂ© de « plus dĂ©semparĂ©s » ou « comme des moutons allant au massacre « , il y avait une autre leçon, peut-ĂŞtre plus importante, qui s’est Ă©vanouie au fil des ans et presque oubliĂ©e: Plus d’exil !
Il n’y a aucun espoir pour l’existence juive sans la Terre d’IsraĂ«l. La menace d’anĂ©antissement, physique pour le peuple juif pendant la guerre, est maintenant un danger d’extinction nationale et spirituelle s’il vient Ă disparaĂ®tre, diluĂ©, dissous parmi les peuples du monde.
L’Holocauste Ă©tait la signature de l’exil dans lequel le peuple juif avait errĂ© pendant des milliers d’annĂ©es. La Shoah a mis fin Ă la pensĂ©e idĂ©aliste (naĂŻve) qui voyait la mission du peuple juif parmi les nations du monde.
Le prince qui a servi dans l’Ă©ducation, Judah Leib Gordon, a dit dans son poème « …Pourquoi les Juifs continuent de rester dans des ghettos et se socialisent aux loyaux citoyens en Europe ? Il est dĂ©jĂ passĂ© des milliers d’annĂ©es de libertĂ© perdue, et nous avons Ă©tĂ© exilĂ©s Ă parcourir le monde …[..]
Par consĂ©quent, la citation « L’Europe est notre patrie », a fait Ă©cho et deux gĂ©nĂ©rations plus tard, l’Europe Ă©tait la fosse commune de notre peuple.
Cela nous rappelle aussi l’avertissement du Gaon de Vilna, Ă la fin du 18ème siècle, « quand on parle des flammes qui a exhortĂ© ses Ă©tudiants Ă immigrer en IsraĂ«l et se prendre en photo dans un kibboutz, et beaucoup ont priĂ© instamment les Ă©tudiants … pour la rĂ©demption finale en Terre d’IsraĂ«l » …[…]
Soixante-dix ans plus tard, Ze’ev Jabotinsky a averti: « Si vous ne dĂ©truisez pas la diaspora, la diaspora vous anĂ©antira ». Il a ajoutĂ©: «Nous devons sauver des millions – je ne sais pas si la question concerne l’intĂ©gration d’un tiers de la race juive, ou de la moitiĂ© de la race juive ou de la race juive elle mĂŞme. Je souhaite que leurs voix soient entendues.
Depuis nos ancĂŞtres ont jurĂ© de ne pas oublier JĂ©rusalem: le retour Ă Sion, dont l’État d’IsraĂ«l est la manifestation concrète et profonde. Le jour du souvenir pour nos frères et sĹ“urs, est aujourd’hui encore prĂ©sent, 70 ans après la rĂ©surrection miraculeuse du troisième royaume d’IsraĂ«l. […] Il n’y a pas de futur en exil. La solution finale est d’immigrer en IsraĂ«l.
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Par le Dr. Dror Eder – Chercheur en littĂ©rature et en culture, critique et Ă©diteur et chroniqueur pour « Israel Hayom »
Source en hĂ©breu d’IsraĂ«l Hayom





