« Nous vivons un cauchemar « : 300 personnes à la recherche du jeune Moishe Kleinerman disparu depuis 87 jours

2 080 heures de disparition : Le ComitĂ© de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure a tenu une audience aujourd’hui (mardi) Ă  la suite de la disparition du garçon Moishe Kleinerman et de l’accord de la police avec la recherche de personnes disparues. Moishe, 16 ans, de Modi’in Illit, est portĂ© disparu depuis 87 jours. La dernière fois qu’il a Ă©tĂ© vu, c’Ă©tait dans la rĂ©gion de Meron fin mars et depuis, ses traces ont disparu.

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« Je n’ai pas de nouvelles. Comment puis-je m’occuper des autres enfants de la maison. J’ai l’impression que personne ne s’occuper de la disparition de Moishe. 2 080 heures, depuis sa disparition et nous sommes dans un cauchemar en cours. Ma tĂŞte n’est pas concentrĂ©e. Je demande tous les facteurs qui ont un impact et quoi que ce soit dans cette histoire, de nous le faire revenir Ă  la maison. Au moins, il y aura une pointe de l’iceberg. Nous n’avons aucune idĂ©e de ce que ce garçon traverse. Est-il vivant ou mort. Il est tombĂ© dans l’oued dans les abĂ®me ? Je n’ai pas de mots » a dit la mère de Moishe en larmes lors de l’audience.

Son père Shmuel a ajoutĂ© que « c’est un enfant et l’État doit se remettre sur pied. Nous avons très peur qu’il s’agisse d’un enlèvement. C’est un enfant qui est liĂ© Ă  une famille qui a toujours Ă©tĂ© en contact. La cause peut ĂŞtre terroriste ou criminel.  »

« Ils n’ont pas pris cette histoire au sĂ©rieux »

Des membres de la Knesset ont fait valoir Ă  la police qu’il n’y avait pas le sentiment qu’ils n’en faisaient pas assez dans cette affaire. Le dĂ©putĂ© Michael Malkieli : « Il y a 87 jours, un garçon a disparu de la maison et son nom n’apparaĂ®t pas sur le site de la police. Ce n’est qu’après intervention qu’il a Ă©tĂ© tĂ©lĂ©chargĂ© sur le site. « Cela indique qu’il y a peut-ĂŞtre eu nĂ©gligence et qu’ils n’ont pas pris cette histoire au sĂ©rieux. »

Le dĂ©putĂ© Uriel Bosso a dĂ©clarĂ© : « Nous sommes dans un dĂ©bat qui ne devrait pas avoir lieu dans un État rĂ©formĂ©. Aucun reprĂ©sentant n’a parlĂ© Ă  la famille et quelque chose n’allait pas avec la perception. Nous ne venons pas avec des plaintes, nous voulons entendre des rĂ©ponses. »

Le dĂ©putĂ© Uri Maklev : « Le public ultra-orthodoxe donnera tout pour la recherche de volontaires et d’aide, mais la police israĂ©lienne doit intensifier la recherche et apporter la question professionnelle et guider ce qu’il faut faire.  »

Le dĂ©putĂ© Yosef Tayeb a dĂ©clarĂ© : « Il y a un fort sentiment que le public ultra-orthodoxe devient de type B. Il n’est pas possible que les parents restent sans rĂ©ponse pendant 87 jours. Je ne laisserai pas l’État d’IsraĂ«l ĂŞtre lĂ  oĂą il ne doit pas.  »

Le dĂ©putĂ© Yaakov Tessler: » Le sentiment que j’ai eu est qu’il n’intĂ©resse personne. Qu’est-il arrivĂ© Ă  Moishe? Comment se fait-il que les parents appellent le 100 et que personne ne sache ce qui se passe ? Ce n’est pas un objet perdu, mais une personne !  »

25 000 disparus par an

Le caporal Ariel Gad, chef de la brigade des disparus de la police, a expliquĂ© au comitĂ© la procĂ©dure de recherche des personnes disparues et a dĂ©clarĂ© : « La police traite 25 000 personnes disparues par an. Une fois qu’il y a un rapport, toute la station se mobilise pour gĂ©rer cet incident, y compris les enquĂŞtes, les dĂ©tectives et plus encore. Et s’il s’agit de la dĂ©marcation d’une autre station, elle aussi mobilisera des efforts. La police investit beaucoup de ressources 90% des disparus sont retrouvĂ©s dans les 24 heures. En deux Ă  trois jours, nous atteignons 95% de manquants. Il y a entre 6 et 10 personnes portĂ©es disparues qui ne peuvent ĂŞtre localisĂ©es chaque annĂ©e. « Il existe d’autres facteurs qui les recrutent pour les efforts de recherche, tels que les cadets et les bĂ©nĂ©voles. Il existe une unitĂ© de bĂ©nĂ©voles mise en place dans le district cĂ´tier pour s’occuper des disparus. Il est important de noter que toutes les questions de publication nĂ©cessitent l’approbation de la famille.

Le sĂ©nateur Alon Kalfon, commandant de la station de renseignement d’Ă©lite, a ajoutĂ© : « Nous avons reçu le message concernant la personne disparue Ă  4h4 après 22h00 du soir, neuf jours après sa disparition. Une fois le message reçu, nous avons commencĂ© Ă  fouiller la zone et Ă  interroger des amis, Ă  analyser des camĂ©ras dans diffĂ©rentes zones et plus encore. Nous avons une photo oĂą l’on voit Moishe descendre Ă  Sion Ă  Meron et disparaĂ®tre. Il y avait un dĂ©faut technique que l’image n’a pas tĂ©lĂ©chargĂ© sur le site. Nous sommes en contact permanent avec Gita et Shmuel ses parents. Il n’y a rien au monde que nous voulons et faisons tout pour faire revenir cet enfant dans sa maison. »

Le dĂ©putĂ© Kalfon a en outre affirmĂ© que la police n’a pas mĂ©nagĂ© ses ressources », a-t-il dit.

Le prĂ©sident du comitĂ©, Ben-Ari, a demandĂ© Ă  la mère de Moishe, Gita, pourquoi il avait fallu si longtemps pour signaler l’absence.La mère a notĂ© que le 25.3, vendredi, il est allĂ© Ă  Meron . Le shabath sort très tard et je pensais qu’il Ă©tait allĂ© Ă  la yechiva pendant la semaine et qu’il n’avait pas appelĂ©. Mon mari et moi avons pensĂ© que nous avions dit que ce n’Ă©tait pas grave, c’est normal que les Ă©tudiants de la yeshiva appellent après une semaine. Le vendredi suivant, il n’appela pas. Alors je me suis tournĂ© vers la yeshiva et des amis et on nous a dit tout Ă  coup qu’ils ne l’avaient vraiment pas vu. Je ne voulais pas l’embarrasser et signaler Ă  la police pendant le shabbat qu’ils mettraient ses photos. Et dimanche soir, nous sommes allĂ©s Ă  la police. »

Le chef d’Ă©tat-major Rami Brachiahu, le rabbin de la police, a commentĂ© les propos des membres de la Knesset et a dĂ©clarĂ© : « Je suis responsable du lien entre le monde religieux et ultra-orthodoxe et la police. Il n y a pas de diffĂ©rences Ă  propos d’un enfant avec une kippa noir ou non. La police fait tout pour rechercher et localiser quelle que soit l’origine de l’enfant.. Je suis en contact avec la famille et je fais le point sur ce que je peux mettre Ă  jour. « Il n’y a aucune diffĂ©rence dans les recherches de la police pour les enfants d’un genre ou d’un autre. »

Le gĂ©nĂ©ral de brigade Maurice Chen, commandant de district adjoint de la police SJ : « Chaque commandant de poste, de zone et de district sait que c’est une prioritĂ© de traiter ces incidents. Dès le moment oĂą nous avons reçu l’annonce, nous avons agi avec tout ce qui Ă©tait Ă  notre disposition Ă  ce moment-lĂ . Il y a beaucoup de forces de Tsahal, des volontaires, de la cavalerie, de la police pour les scans de demain, environ 300 personnes. Et j’ai bon espoir qu’il arrivera Ă  la maison rapidement et en bonne santĂ© et intact. »

Le prĂ©sident du comitĂ©, Ben Ari, a rĂ©sumĂ© la discussion : « Je pense que nous devons accĂ©lĂ©rer un vrai pas dans la recherche. L’opĂ©ration de demain, qui est une opĂ©ration complexe de la police, est trop petite. « Cela indique la prioritĂ© de la police, cette question est très importante pour nous, c’est dans nos esprits, s’il y a quelque chose que nous en tant que dĂ©putĂ©s pouvons profiter de nos plateformes sociales si c’est dans les rĂ©seaux s’il vous plaĂ®t partagez-nous, faites-le nous savoir. Donnez-nous la possibilitĂ© de vous aider dans les efforts de recherche. »