Obama : « Accord nuclĂ©aire avec l’Iran ou roquettes sur Tel Aviv  » !

Lors d’une rĂ©union pour promouvoir l’accord nuclĂ©aire avec l’Iran, Obama a averti les dirigeants juifs amĂ©ricains que si l’accord est annulĂ©, il y aura la guerre et des roquettes qui vont pleuvoir sur Tel Aviv.

Poursuivant dans son effort pour rallier des soutiens Ă  l’accord sur le nuclĂ©aire iranien, le prĂ©sident amĂ©ricain Barack Obama a rencontrĂ© en privĂ© pendant plus de deux heures les dirigeants juifs Ă  la Maison Blanche, mardi soir, faisant un dossier dĂ©taillĂ© en faveur de l’accord, et exhortant les opposants dont certains de la chambre, à « s’en tenir aux faits et en faisant leurs propres conclusions, » selon les participants.

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Obama fait référence à des dizaines de millions de dollars dépensés par les critiques, notamment Israël Public Affairs Committee américain (AIPAC), un groupe pro-israélien.

La rĂ©union du prĂ©sident intervient quelques heures après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu ait participĂ© Ă  une webdiffusion en direct s’adressant aux AmĂ©ricains juifs ; il  a organisĂ© avec  les FĂ©dĂ©rations juives d’AmĂ©rique du Nord, une confĂ©rence des prĂ©sidents des principales organisations juives amĂ©ricaines. Le dirigeant israĂ©lien pestait contre l’accord, le qualifiant de « mauvaise affaire » qui laisse TĂ©hĂ©ran sur  le point d’avoir « la bombe ».

Greg Rosenbaum du National Jewish Democratic Council Ă©tait l’un des 20 leaders juifs qui a assistĂ© Ă  la rĂ©union. Il a dĂ©clarĂ© Ă  Radio IsraĂ«l que M. Obama a dĂ©clarĂ© que l’action militaire amĂ©ricaine contre les installations nuclĂ©aires de l’Iran « ne va pas dĂ©cider si oui ou non il y aura une guerre Ă  part entière entre l’Iran et les États-Unis. »

Au lieu de cela, le président aurait menacé, « Vous verrez plus de soutien au terrorisme. Vous verrez les roquettes du Hezbollah tomber sur Tel-Aviv ».

« Je peux vous assurer qu’IsraĂ«l supporte le poids de la rĂ©ponse asymĂ©trique d’une frappe militaire sur les installations nuclĂ©aires de l’Iran , » a dĂ©clarĂ© Obama, ajoutant qu’il avait invitĂ© Netanyahu pour discuter avec les États-Unis et pour augmenter l’aide militaire, mais le dirigeant israĂ©lien a refusĂ©.

Les participants Ă  la rĂ©union de la Maison Blanche qui s’opposent Ă  l’accord ont exposé leurs prĂ©occupations. Obama a continuĂ© Ă  soutenir que si le Congrès rejette l’accord, le prochain prĂ©sident sera forcĂ© d’envisager de prendre une action militaire pour empĂŞcher l’Iran d’obtenir une arme nuclĂ©aire.

Obama a dĂ©crit l’accord comme « historique », ajoutant que ce serait empĂŞcher l’Iran d’obtenir des armes nuclĂ©aires. Il a Ă©galement soulignĂ© que les États-Unis continueront Ă  soutenir et aider Ă  renforcer la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l.

Un fonctionnaire de la Maison Blanche a dĂ©clarĂ© que ceux qui ont soutenu la guerre en Irak pensent aujourd’hui que ce fut une grave erreur, ils sont les mĂŞmes qui s’opposent Ă  faire la guerre à l’Iran.

La Maison Blanche se prĂ©pare Ă  la probabilitĂ© que les lĂ©gislateurs vont voter contre l’accord le mois prochain et concentre ses efforts de lobbying sur suffisamment de DĂ©mocrates pour soutenir un droit de veto. L’accord de la chambre du Congrès, elle seule, est nĂ©cessaire .

Le porte-parole Josh Earnest a dĂ©clarĂ© lundi que la Maison Blanche garde l’espoir de pouvoir maintenir un droit de veto « au moins Ă  la Chambre. »

Le PrĂ©sident a reçu un coup de pouce de la part du SĂ©nat mardi avec les sĂ©nateurs Barbara Boxer de Californie, Tim Kaine de Virginie et Bill Nelson de la Floride annonçant leur soutien Ă  l’accord. Toutefois, l’administration a perdu le soutien de trois dĂ©mocrates juifs Ă©minents.

Obama, qui a longtemps Ă©tĂ© critiquĂ© pour son manque d’engagement avec le Congrès, est devenu personnellement impliquĂ© dans la vente de la transaction aux lĂ©gislateurs et autres groupes influents.

Il y avait Ă©galement parmi les deux douzaines de responsables liĂ©s à Obama dans la salle du Cabinet, Michael Kassen et Lee Rosenberg de l’AIPAC, qui sont farouchement opposĂ©s Ă  l’accord, ainsi que Jeremy Ben-Ami de la gauche J Street, qui est parmi les plus fervents dĂ©fenseurs d’IsraĂ«l. La Maison Blanche a dĂ©clarĂ© que des reprĂ©sentants de l’Union orthodoxe (UO), le Mouvement de la RĂ©forme, le Congrès juif mondial (WJC) et l’Anti-Defamation League (ADL) ont Ă©galement assistĂ© Ă  cette rĂ©union.