Le prĂ©sident Barack Obama a accordĂ© une grâce pleine et entière au gĂ©nĂ©ral James E. ‘Hoss’ Cartwright, un gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain du Corps des Marines, et le 8ᵉ vice-prĂ©sident du ComitĂ© des chefs d’Ă©tat-major interarmĂ©es amĂ©ricain entre 2007 et 2011.
En Juin 2013, il a Ă©tĂ© signalĂ© que Cartwright avait reçu une ‘lettre cible’ du ministère de la Justice des États-Unis, l’informant qu’il Ă©tait sous enquĂŞte pour avoir divulguĂ© des informations classifiĂ©es Ă propos de Stuxnet, un virus informatique utilisĂ© dans un accord US-IsraĂ«l lors de la cyberattaque contre les centrifugeuses en Iran et les installations nuclĂ©aires. Les enquĂŞteurs fĂ©dĂ©raux auraient soupçonnĂ© que Cartwright divulguait les dĂ©tails de l’opĂ©ration Ă un journaliste du New York Times.
Obama a Ă©galement accordĂ© une grâce Ă 208 autres personnes et graciĂ© 64, y compris la commutation du soldat amĂ©ricain Chelsea Manning, qui avait Ă©tĂ© reconnu coupable de fuites d’informations classifiĂ©es Ă Wikileaks.
Le 8 Juin 2007, le secrĂ©taire Ă la DĂ©fense Robert Gates a recommandĂ© Cartwright pour ĂŞtre le prochain vice-prĂ©sident des chefs d’Ă©tat-major, en remplacement de l’amiral Edmund Giambastian. La nomination de Cartwright a Ă©tĂ© confirmĂ© par le SĂ©nat le 3 AoĂ»t 2007 et il a assumĂ© la position immĂ©diatement après la confirmation.
Cartwright attendait sa condamnation dans deux semaines, après avoir plaidé coupable à un crime, quand il a reçu son pardon.
Le responsable de la Maison-Blanche a dĂ©clarĂ© au Washington Post que la longue histoire de Cartwright a Ă©tĂ© prise en compte dans la dĂ©cision d’Obama. Selon le mĂŞme responsable, un journaliste impliquĂ© dans l’affaire a dĂ©clarĂ© que Cartwright ne lui a pas tout dit et que le gĂ©nĂ©ral Ă©tait en train d’essayer d’empĂŞcher « la publication d’informations qui pourraient ĂŞtre prĂ©judiciables Ă notre sĂ©curitĂ© nationale ».
Cartwright a publiĂ© un communiquĂ© mardi, en disant: « Avec la plus grande fiertĂ©, j’ai servi mon pays en tant que membre de l’armĂ©e depuis plus de quarante ans. Cette action me permet de continuer ce travail en tant que citoyen privĂ©. […] J’aime ce pays et je crois que ce soit la plus grande nation sur terre. Je n’ai jamais perdu la foi dans cette croyance ».




