Le journal italien Il Riformista a publiĂ© jeudi des documents confirmant des soupçons de collusion entre l’Etat italien et les dirigeants de l’organisation terroriste palestinienne OLP dans les annĂ©es 1970. Dans le cadre du pacte conclu par le ministre italien des Affaires Ă©trangères Aldo Moro et, d’autre part, les terroristes George Habash et l’envoyĂ© d’Arafat Bessam Abu Sharif, l’Italie a acceptĂ© de fermer les yeux sur les attaques terroristes contre des cibles juives et israĂ©liennes sur son territoire en Ă©change de l’inviolabilitĂ© des intĂ©rĂŞts italiens Ă l’intĂ©rieur du pays et au-delĂ .
Cet accord est connu depuis 2008, lorsque l’ancien Premier ministre et prĂ©sident de l’Italie, Francesco Cossiga, a Ă©voquĂ© cette association de malfaiteurs entre l’État et les terroristes dans un entretien au Yediot Ahronot. « En Ă©change d’une « main libre » en Italie, les Palestiniens ont garanti la sĂ©curitĂ© de notre État et l’immunitĂ© contre les attaques terroristes contre des cibles italiennes Ă l’Ă©tranger. Ă€ condition que ces objets ne coopèrent pas avec les sionistes et l’État d’IsraĂ«l », a dĂ©clarĂ© Francesco Cossiga il y a 15 ans. Cela Ă©quivalait Ă une autorisation de tuer des Juifs italiens en tant que « complices des sionistes ». « Nous vous avons vendu », a admis l’ancien chef de l’Etat italien.
Tout s’est terminĂ© dans le sang. Le 9 octobre 1982, des terroristes palestiniens armĂ©s d’armes lĂ©gères et de grenades ont attaquĂ© des Juifs quittant la synagogue principale du quartier juif de Rome. En consĂ©quence, Stefano Take, 2 ans, a Ă©tĂ© tuĂ© et 37 personnes ont Ă©tĂ© blessĂ©es, dont les parents et le frère du garçon assassinĂ©.
Depuis lors, il n’y a eu aucune preuve documentaire de la demande de Francesco Cassigi. Ainsi, cette semaine, Il Riformista a publiĂ© une sĂ©rie de documents montrant que l’Italie a ignorĂ© de manière flagrante les menaces contre les institutions juives et israĂ©liennes, et en particulier les avertissements concernant une Ă©ventuelle attaque contre une synagogue romaine pendant les vacances d’automne 1982.
Il s’ensuit que le service de sĂ©curitĂ© italien SISDE a envoyĂ© plusieurs avertissements au gouvernement selon lesquels des Ă©tudiants palestiniens prĂ©parent des attaques terroristes contre les Juifs Ă Rome, et le premier sur cette liste Ă©tait la Grande Synagogue.
Le document, envoyĂ© au ministre de l’IntĂ©rieur, indiquait, citant une source fiable, que le groupe d’Abu Nidal prĂ©parait un attentat terroriste Ă l’occasion des fĂŞtes juives d’automne. Le document montre que non seulement la sĂ©curitĂ© de la synagogue n’a pas Ă©tĂ© renforcĂ©e, mais que la voiture de police qui s’y trouvait habituellement a disparu de lĂ .
Quelques semaines avant l’attaque, le chef de l’OLP, Yasser Arafat, s’est rendu en Italie et a rencontrĂ© le pape, le Premier ministre et le prĂ©sident et a mĂŞme reçu des applaudissements.
L’auteur du pacte honteux, Aldo Moro, n’a pas vĂ©cu assez longtemps pour voir l’attentat terroriste Ă la synagogue : en mai 1978, il a Ă©tĂ© kidnappĂ© et tuĂ© par des terroristes des Brigades rouges. Ses papiers contenaient des indications d’un accord avec les Palestiniens.
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