Avec ces comprĂ©hensions, nous devons aborder et analyser le plan de paix du prĂ©sident des États-Unis Donald Trump pour le Moyen-Orient avec la prĂ©caution nĂ©cessaire, car les rĂ©cents Ă©vĂ©nements de Washington ont donnĂ© lieu Ă une sĂ©rie de points valables qui doivent ĂŞtre pris en compte.Â
Premièrement, maintenir l’intĂ©rĂŞt d’IsraĂ«l – pour IsraĂ«l, le plan de Trump est le meilleur qu’il aurait pu attendre, en particulier par rapport aux plans antĂ©rieurs proposĂ©s par les administrations Clinton, Bush et Obama.
Cela envoie un message clair aux Palestiniens que leur rejet rĂ©pĂ©tĂ© des propositions de paix a un prix et que le temps n’est pas en leur faveur.
Deuxièmement, nous devons comprendre que ce plan ne mènera pas à la paix.
Les Palestiniens ont rejetĂ© la proposition avant mĂŞme qu’elle ne soit publiĂ©e, ce qui fait qu’elle n’a pas d’importance pour servir de base aux nĂ©gociations.
Outre la rĂ©sistance fondamentale aux principes de base du plan – qui remettent en question les hypothèses des trois dernières dĂ©cennies de nĂ©gociations – les Palestiniens eux – mĂŞmes ne sont pas en mesure de prĂ©senter une position officielle sur la question en raison des luttes internes continues entre le Hamas et le Fatah.
Un autre Ă©lĂ©ment essentiel du plan est le soutien diplomatique et Ă©conomique du monde arabe. Le plan suppose que les pays arabes l’appuieront, que les Palestiniens dĂ©cident ou non de l’adopter pleinement. Jusqu’Ă prĂ©sent, il n’y a aucune confirmation de cette hypothèse par l’Arabie saoudite et l’Égypte, et ce qui est plus inquiĂ©tant, par la Jordanie.
Malgré les objections palestiniennes, le silence du monde arabe et la condamnation (laxiste) de l’Europe – la bonne Ă©tape pour IsraĂ«l serait que les deux principaux partis du pays, le Likoud et le parti bleu et blanc, adoptent le plan.
Maintenant, sachant qu’il n’y a pas d’accord Ă l’horizon, la seule question qui reste est, et ensuite?
Le maintien du statu quo se traduira par un État unique qui ne sera pas nécessairement juif ou démocratique.
La droite essaiera de profiter du rejet palestinien du plan pour appliquer la souverainetĂ© israĂ©lienne sur la vallĂ©e du Jourdain et la zone C en JudĂ©e-Samarie – une dĂ©cision  dangereuse qui pourrait compromettre les accords de paix avec la Jordanie et l’Égypte, mettant fin au calme relatif en JudĂ©e-Samarie, provoquant une escalade de la violence dans la bande de Gaza et conduit IsraĂ«l Ă un conflit politique avec la communautĂ© internationale.
Nous devons comprendre que mettre la question palestinienne sous les projecteurs n’est pas un intĂ©rĂŞt israĂ©lien. Après la publication du plan, IsraĂ«l doit se prĂ©parer Ă d’Ă©ventuels troubles, Ă des degrĂ©s divers de conduite dĂ©sordonnĂ©e et Ă la possibilitĂ© très rĂ©elle que des conflits surviennent simultanĂ©ment en JudĂ©e-Samarie et dans la bande de Gaza.
Cependant, Israël doit concentrer ses préoccupations sur les menaces constantes auxquelles il fait face en Iran: le plan nucléaire, la mise en place de forces en Syrie et le projet de missiles de haute précision au Liban.
C’est le problème de sĂ©curitĂ© le plus important auquel IsraĂ«l est confrontĂ© aujourd’hui.
En bref, le prĂ©sident Trump offre Ă IsraĂ«l une possibilitĂ© historique de configurer son image dans des conditions sans aucun doute favorables. Si nous saisissons cette occasion pour appliquer la solution des deux États, nous n’en finirons que par en bĂ©nĂ©ficier.
Par: Amos Yadlin / Dans: Ynet News




