Quelques minutes après que le Premier ministre Benjamin Netanyahu a retirĂ© sa demande d’immunitĂ© Ă la Knesset, l’accusation a dĂ©posĂ© des actes d’accusation contre lui devant le tribunal de district de JĂ©rusalem. Il s’agit d’une procĂ©dure technique avant une audience sur l’acte d’accusation. Il ne devrait pas avoir lieu au milieu du dernier mois prĂ©cĂ©dant les Ă©lections du 2 mars.
Le procureur gĂ©nĂ©ral d’IsraĂ«l a dĂ©posĂ© un acte d’accusation contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu sur trois cas de corruption devant un tribunal de district, qui a effectivement ouvert le procès contre le prĂ©sident.
Netanyahu a annoncĂ© mardi matin qu’il retirait la demande d’immunitĂ© de poursuites qu’il avait dĂ©posĂ©e auprès de la Knesset. L’annonce est intervenue alors que le plĂ©num Ă©tait sur le point de dĂ©battre de la crĂ©ation ou non du comitĂ© de la Knesset qui aurait Ă son tour constituĂ© le comitĂ© chargĂ© de dĂ©battre des demandes d’immunitĂ© de Netanyahu et du dĂ©putĂ© Haim Katz (Likud).
La Knesset dĂ©battra toujours de la question de savoir si MK Katz devrait bĂ©nĂ©ficier de l’immunitĂ© de poursuites.
Le 20 novembre, le procureur gĂ©nĂ©ral Avichai Mandelblit a rendu publiques les accusations contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui concluaient: «Le dĂ©fendeur Netanyahu a abusĂ© de sa charge publique et de son statut Ă©levĂ© et a causĂ© un prĂ©judice substantiel et grave Ă la bonne conduite de l’administration publique, Ă la moralitĂ© des fonctionnaires et la confiance du public dans les fonctionnaires. »
Le PM amer a postĂ© sur sa page Facebook vers 10 heures, heure d’IsraĂ«l mardi: «À cette heure fatidique pour la nation d’IsraĂ«l, alors que je suis aux États-Unis en mission historique pour façonner les frontières permanentes d’IsraĂ«l et assurer notre sĂ©curitĂ© pour les gĂ©nĂ©rations futures, une autre devrait ouvrir dans le cirque de l’immunitĂ© de la Knesset.
«C’est la continuation de la persĂ©cution personnelle et obsessionnelle du peuple ‘tout sauf Bibi’. Au lieu de comprendre l’ampleur de l’heure et de transcender les intĂ©rĂŞts politiques, ils continuent de s’engager dans une politique bon marchĂ© qui nuit Ă ce moment crucial de l’histoire de notre État.
«Puisqu’on ne m’a pas donnĂ© une procĂ©dure Ă©quitable et que toutes les règles de bonne conduite de la Knesset ont Ă©tĂ© brutalement bafouĂ©es et que les rĂ©sultats finaux de la procĂ©dure ont Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©s Ă l’avance sans dĂ©bat substantiel – j’ai dĂ©cidĂ© de ne pas laisser ce sale jeu continuer ».
«Il y a quelques minutes, j’ai informĂ© le prĂ©sident de la Knesset que je retirais ma demande d’immunitĂ©. Avec le temps, je briserai toutes les fausses allĂ©gations et les cas creux dĂ©posĂ©s contre moi. Mais pour l’instant, je ne laisserai pas mes ennemis politiques utiliser cette affaire pour interfĂ©rer avec le mouvement historique que je mène. Comme je l’ai fait toute ma vie, je continuerai Ă tout investir dans l’avenir de notre État et en vous, les citoyens d’IsraĂ«l. »
Le prĂ©sident de Bleu & Blanc, Benny Gantz, a tweetĂ© en rĂ©ponse: «Netanyahu est jugĂ© et les citoyens israĂ©liens ont un choix clair: un Premier ministre qui travaillera pour eux, ou un Premier ministre qui se prĂ©occupe de lui-mĂŞme. Personne ne peut diriger un pays et gĂ©rer simultanĂ©ment trois affaires pĂ©nales graves de corruption, de fraude et d’abus de confiance. »
Voici un rĂ©sumĂ© des actes d’accusation de Netanyahu
Le cas 4000 est considĂ©rĂ© comme le pire des trois actes d’accusation, et en son centre se trouve le prĂ©tendu accord de corruption concoctĂ© entre le Premier ministre Netanyahu et l’homme d’affaires Shaul Elovitch, propriĂ©taire du gĂ©ant des communications Bezeq, ainsi que le site d’information Walla.
Selon l’acte d’accusation, les deux avaient un accord de contrepartie dans lequel le Premier ministre, dans son rĂ´le de ministre des Communications, a promu des changements rĂ©glementaires qui ont directement affectĂ© les intĂ©rĂŞts commerciaux d’Elovitch, gĂ©nĂ©rant pour lui un bĂ©nĂ©fice d’environ 1 milliard de shekels.
En Ă©change, selon l’acte d’accusation, le Premier ministre et son Ă©pouse Sara ont rĂ©gulièrement prĂ©sentĂ© des demandes de modification de leur couverture sur le site de Walla afin de les servir ainsi que leurs objectifs et de nuire Ă leurs opposants. Elovitch a pressĂ© les rĂ©dacteurs de Walla de se conformer aux demandes de Netanyahus.
Mandelblit Ă©tait convaincu par de multiples preuves circonstancielles que Elovitch et Netanyahu Ă©taient au courant de l’accord, bien qu’il n’y ait eu aucun tĂ©moignage explicite et direct sur leur conclusion de l’accord prĂ©sumĂ©.
L’acte d’accusation indique que «l’accusĂ© Netanyahu a menĂ© diverses actions en faveur de l’accusĂ© Elovitch en Ă©change des avantages qu’il a reçus de la famille Elovitch sous forme de couverture, tout en agissant de manière partielle et en se mettant en conflit d’intĂ©rĂŞts entre son public fonctions et ses affaires privĂ©es, d’une manière qui sortait de l’ordinaire. »
Le cas 2000 concerne une sĂ©rie de rĂ©unions entre le Premier ministre Netanyahu et l’Ă©diteur Yedioth Ahronoth Arnon (Noni) Moses, oĂą ils auraient discutĂ© d’un pot-de-vin. Bien que l’accord n’ait pas Ă©tĂ© exĂ©cutĂ©, Mandelblit a Ă©crit dans l’acte d’accusation que «l’accusĂ© Netanyahu a commis des actes d’abus de confiance qui violent de manière substantielle la conduite morale et la confiance du public», parce qu’il «n’a jamais mis fin aux discussions avec [MoĂŻse]… et a pris des mesures dans le cadre de de prĂ©senter une rĂ©elle possibilitĂ© qu’il utiliserait son pouvoir gouvernant et sa haute fonction publique pour faire avancer la lĂ©gislation bĂ©nĂ©fique pour l’accusĂ© Moses.  »
«L’accusĂ© Netanyahu a semĂ© avec l’accusĂ© Moses l’impression qu’il y avait une possibilitĂ© rĂ©elle que lui – le Premier ministre israĂ©lien – accepte un pot-de-vin. Ă€ cet Ă©gard, le dĂ©fendeur Netanyahu a Ă©galement indiquĂ© que les offres de corruption sont un outil lĂ©gitime qui peut ĂŞtre utilisĂ© pour promouvoir les intĂ©rĂŞts mutuels des hauts fonctionnaires Ă©lus et des hommes d’affaires, et qu’il n’y a rien de mal dans les transactions de corruption – ceci mĂŞme lorsque la ligne est en jeu. telles que des Ă©lections propres et la libertĂ© de la presse. Cette conduite d’une personne occupant les plus hautes fonctions au sein de l’exĂ©cutif est profondĂ©ment et fondamentalement prĂ©judiciable Ă l’Ă©tat de droit, aux normes morales et Ă la confiance du public. »
Dans le cas 1000 , Netanyahu est Ă©galement accusĂ© de fraude et d’abus de confiance, pour les centaines de milliers de shekels de cadeaux qu’il aurait reçus des milliardaires Arnon Milchan et James Packer.
Selon l’acte d’accusation, Netanyahu a reçu des cigares et des bouteilles de champagne pendant des annĂ©es, et les membres de sa famille ont Ă©galement demandĂ© et reçu des biens et des faveurs de ces hommes d’affaires, Netanyahu en Ă©tant conscient. Selon l’acte d’accusation, «les faveurs de Milchan et Packer, principalement des boĂ®tes Ă cigares et des boĂ®tes Ă champagne, ont Ă©tĂ© accordĂ©es au dĂ©fendeur Netanyahu et Ă sa femme sur une base continue, en rĂ©ponse Ă des demandes et mĂŞme Ă des demandes, notamment par le biais de livraisons spĂ©ciales, mĂŞme lorsque Milchan et Packer ne restait pas en IsraĂ«l, au point de devenir une sorte de «ligne d’approvisionnement».
«L’Ă©tendue des faveurs a atteint 690 000 shekels (environ 200 000 $). Les marchandises ont Ă©tĂ© remises Ă l’accusĂ© Netanyahu dans le cadre de sa fonction publique et de son statut de Premier ministre israĂ©lien. »
L’acte d’accusation dĂ©crit «la plĂ©thore de liens entre l’accusĂ© Netanyahu et Milchan», et dĂ©clare qu’Ă cause de cela, «l’accusĂ© Netanyahu aurait dĂ» complètement Ă©viter de s’engager dans les affaires de Milchan dans l’accomplissement de ses propres devoirs d’État».
NĂ©anmoins, dit-il, entre octobre 2011 et dĂ©cembre 2016, Netanyahu a agi au nom de Milchan. Par exemple, en 2014-2013, «l’accusĂ© Netanyahu a interagi avec des reprĂ©sentants du gouvernement amĂ©ricain pour obtenir un visa amĂ©ricain pour Milchan».
En 2015, l’acte d’accusation allègue que «l’accusĂ© Netanyahu lui-mĂŞme a chargĂ© le ministère des Communications d’aider Milchan dans les questions relatives aux rĂ©glementations relatives Ă une fusion entre les sociĂ©tĂ©s de communication Reshet et Keshet, de sorte qu’un investissement que Milchan envisageait Ă ce moment-lĂ serait financièrement intĂ©ressant pour lui. »
En consĂ©quence, l’acte d’accusation dĂ©clare que «l’accusĂ© Netanyahu a dĂ©rogĂ© Ă la norme concernant toutes ses actions sur la question des visas de Milchan et sur la fusion de Reshet et Keshet».




