Parlement Egyptien : Les femmes doivent accepter la mutilation génitale pour réduire la libido et correspondre à des hommes sexuellement faibles

Un membre du parlement égyptien a appelé les femmes à accepter la mutilation génitale féminine, ou MGF, afin de  » réduire leurs appétits sexuels « , selon les médias locaux. Il a également cité le taux élevé de consommation de stimulants sexuels des hommes égyptiens.

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Elhamy Agina, a Ă©galement choquĂ© en Juin de cette annĂ©e après des commentaires suggĂ©rant que les femmes devraient s’habiller plus modestement dans le parlement Ă©gyptien, et cette fois il a ouvertement dĂ©fendu la procĂ©dure des mutilations gĂ©nitales fĂ©minines, une tradition sĂ©culaire commune dans de nombreux pays africains. La procĂ©dure exige le retrait volontaire de certains ou de tous les organes gĂ©nitaux externes fĂ©minins pour des raisons non mĂ©dicales.

L’« opĂ©ration » est souvent menĂ©e par un guĂ©risseur charlatan sur les filles alors qu’elles sont encore toutes-petites Ă  l’aide d’une lame de rasoir et sans anesthĂ©sie.

« Nous sommes une population dont les hommes souffrent de la faiblesse sexuelle, ce qui est Ă©vident parce que l’Egypte est parmi les plus gros consommateurs de stimulants sexuels que seuls les faibles consomment », a dĂ©clarĂ© Agina.

 » Si nous arrĂŞtons [les mutilations gĂ©nitales fĂ©minines], nous aurons besoin d’hommes forts et nous n’avons pas les hommes de ce genre », a dit le dĂ©putĂ©.

Il a Ă©galement suggĂ©rĂ© qu’il serait mieux pour les femmes de se soumettre Ă  la procĂ©dure telle qu’elle, car cela « rĂ©duit l’appĂ©tit sexuel d’une femme  » et les femmes doivent « se tenir pour leurs hommes » afin que les maris et les Ă©pouses Ă©gyptiens vivent dans la paix.

La procĂ©dure rituelle, datant de plusieurs milliers d’annĂ©es, est encore très rĂ©pandue en Egypte, en dĂ©pit d’avoir Ă©tĂ© mise hors la loi en 2008 avec l’article 242 du Code pĂ©nal criminalisant la pratique. La semaine dernière, le cabinet de l’Égypte a approuvĂ© un projet de loi qui augmente les peines d’emprisonnement pour les personnes qui pratiquent les MGF et ceux qui escortent les filles Ă  la pratique.

MalgrĂ© la lĂ©gislation, bien que, la MGF est encore rĂ©alisĂ©e en Egypte derrière des portes closes et souvent dans des conditions insalubres. Selon l’EnquĂŞte sur les questions de santĂ© du pays (SIES) menĂ©e en 2015, certaines femmes de neuf Ă  10 ans et 15 Ă  49 ans ont Ă©tĂ© soumises Ă  la procĂ©dure, surtout celles qui vivent dans des zones rurales ou ayant des niveaux infĂ©rieurs de l’Ă©ducation.