Pour les politiciens israĂ©liens, un accord avec l’Iran est pire qu’une bombe iranienne

TĂ©hĂ©ran tient Ă  renouveler l’accord nuclĂ©aire de 2015, les dirigeants politiques israĂ©liens continuent d’exhorter les États-Unis Ă  ne pas le faire. Kan a rapportĂ© aujourd’hui que Yair Lapid, le Premier ministre israĂ©lien, dans une correspondance avec Josep Borrell, a dĂ©crit les efforts de l’UE pour aider Ă  ramener l’Iran et les États-Unis Ă  l’accord nuclĂ©aire comme une « dĂ©ception » et une « erreur « .

Le 13 juillet, le prĂ©sident Biden s’envolera pour IsraĂ«l pour, entre autres, clarifier la position de JĂ©rusalem sur cette question – et devrait entendre deux points de vue opposĂ©s lors de rĂ©unions avec les dirigeants politiques et militaires du pays.

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L’ancien chef de l’Ă©tat-major de la sĂ©curitĂ© nationale, Giora Eiland, dans une interview avec Ynet, n’a pas pu donner une rĂ©ponse sans Ă©quivoque Ă  la question de savoir quel est l’intĂ©rĂŞt national d’IsraĂ«l Ă  ce stade par rapport Ă  un accord avec l’Iran.

« C’est un phĂ©nomène que nous avons depuis plusieurs annĂ©es : tout le système de sĂ©curitĂ© considère qu’un accord est l’option privilĂ©giĂ©e, de prĂ©fĂ©rence amĂ©liorĂ©e, mais si ce n’est pas possible, qu’est-ce que c’est. Cela donnera Ă  IsraĂ«l au moins deux ans et demi avant que l’Iran ne puisse prendre de nouvelles mesures pour obtenir des armes nuclĂ©aires, suffisamment pour qu’IsraĂ«l prĂ©pare des rĂ©ponses, Ă  la fois dĂ©fensives et offensives. Il est clair que cela aura un prix – l’accord dĂ©bloquera plusieurs milliards pour l’Iran, et il est Ă  craindre qu’une partie de cet argent aille Ă  des opĂ©rations contre IsraĂ«l dans de nombreux domaines », a dĂ©clarĂ© l’expert.

La direction politique, selon Eiland, s’oppose Ă  l’accord car « considère que la lĂ©gitimation de l’Iran est plus dangereuse que la menace nuclĂ©aire spĂ©cifique qui en Ă©mane ». En d’autres termes, Benjamin Netanyahu, qui « s’est couchĂ© avec ses os » pour perturber l’accord avec l’Iran, et Bennett et Lapid, qui poursuivent sa politique, considèrent un Iran nuclĂ©aire comme le « moindre mal » pour des raisons politiques peu claires qui sont non divulguĂ©s aux citoyens israĂ©liens – les politiciens assurent qu’ils dĂ©fendent le pays de manière dĂ©sintĂ©ressĂ©e prĂ©cisĂ©ment contre la menace de la bombe iranienne.