Pourquoi les Juifs ont-ils été exterminés? Découvrez la réponse du Fatah

Le mouvement dirigĂ© par Abou Mazen justifie l’assassinat des Juifs au moyen d’une histoire dĂ©formĂ©e qui dĂ©montre ostensiblement les caractĂ©ristiques du mal et de l’Ă©goĂŻsme juifs.

Sur sa page Facebook, le mouvement Fatah a postĂ© les images ci-dessus, dans lesquelles sont exposĂ©es des sĂ©pultures de la Seconde Guerre mondiale, accompagnĂ©es d’un texte prĂ©sentant une histoire prĂ©sentĂ©e comme Ă©tant vraie.

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Selon le rĂ©cit publiĂ© par le Fatah, des Juifs ont acceptĂ© d’enterrer des prisonniers russes vivants afin de sauver leur vie :  » Je voulais juste que vous sachiez qui sont les Juifs et pourquoi nous les tuons ! « 

Le Fatah a prĂ©sentĂ© le texte comme s’il avait Ă©tĂ© citĂ© dans le journal d’un prisonnier russe pendant la Seconde Guerre mondiale :

« L’un des prisonniers russes pendant la Seconde Guerre mondiale a Ă©crit dans ses mĂ©moires ». En 1941, les Allemands nous ont forcĂ© de creuser des trous profonds dans le sol et quand nous avons fini de le faire, ils ont apportĂ© un groupe de Juifs, et nous ont demandĂ© de les jeter dans les fosses et de les enterrer.

Nous avons refusĂ© de faire cet acte abominable. Alors, les Allemands ordonnèrent de nous jeter et ce sont les Juifs qui ont commencĂ© Ă  nous verser la terre sans hĂ©sitation puis les  Allemands les ont arrĂŞtĂ©s et nous ont emmenĂ©s… et nous avons Ă©tĂ© surpris lorsque le commandant allemand se tourna vers nous en criant : « Je voulais juste que vous sachiez qui sont les Juifs et pourquoi nous les tuons ! ‘ »

[Page Facebook officielle du Fatah, 27 février 2019]

Le Fatah n’a pas condamnĂ© l’histoire des Juifs comme Ă©tant diabolique, ingrate et Ă©goĂŻste, pas plus qu’elle ne s’est opposĂ©e Ă  l’officier nazi qui a justifiĂ© le meurtre des Juifs dans l’Holocauste, sur la base du complot antisĂ©mite selon lequel ces Juifs Ă©taient caractĂ©risĂ©s.

L’histoire antisĂ©mite publiĂ©e sur cette page du Fatah qui justifie l’assassinat de Juifs pendant l’Holocauste est similaire Ă  un rapport historique publiĂ© par l’agence de presse JTA le 27 novembre 1942. Mais en rĂ©alitĂ©, Juifs et Ukrainiens se sont conduits avec courage et ont refusĂ© de s’enterrer. Tous ont Ă©tĂ© assassinĂ©s par les nazis.

Ce qui suit est le rapport historique sur l’hĂ©roĂŻsme juif et ukrainien publiĂ© par JTA en 1942 :

« Dix personnes âgĂ©es dans une ville d’Ukraine – dont cinq Juifs et d’autres Ukrainiens – ont Ă©tĂ© enterrĂ©s vivants par les nazis lorsque chaque groupe a refusĂ© d’enterrer l’autre », a rapportĂ© aujourd’hui un sergent de l’ArmĂ©e rouge.

Lorsque les Allemands ont envahi le village de Skarliwka, dans la rĂ©gion de Kiev, la majeure partie de la population s’est enfuie et s’est cachĂ©e dans les jardins et les champs. Le jeune Garilich, qui se cachait dans le grenier de sa maison, pouvait voir tout ce qui se passait dans la rue. Un officier allemand avec un fouet Ă  la main a choisi dix adultes barbus, cinq Ukrainiens et cinq Juifs.

Ils avaient tous des pelles et leur ont ordonnĂ© de creuser un trou. Lorsque la fosse fut Ă  moitiĂ© creusĂ©e, les nazis ordonnèrent aux Ukrainiens de partir et aux juifs de continuer Ă  creuser. Après un moment, il ordonna aux Ukrainiens de prendre les pelles et de couvrir le terrain avec les Juifs qui continuaient Ă  creuser la fosse. Mais les Ukrainiens ont Ă©tĂ© choquĂ©s par les ordres de l’officier nazi et ne les ont pas enterrĂ©s.

Quand les nazis ont compris qu’ils ne voulaient pas obĂ©ir Ă  ses ordres, il a forcĂ© les Ukrainiens Ă  entrer dans la fosse et a ordonnĂ© aux Juifs de partir et d’enterrer leurs voisins. Les Juifs, y compris Rachmiel Gerilich, le grand-père de Zuni, ont Ă©galement refusĂ© de bouger. MĂŞme les personnes âgĂ©es n’ont pas bougĂ©.

Les nazis, totalement outrĂ©s Ă  ce moment-lĂ , ont poussĂ© les Juifs âgĂ©s dans la fosse, au-dessus des Ukrainiens, et ont enterrĂ© tous ceux qui Ă©taient vivants. Le jeune Zuni a rĂ©ussi Ă  s’Ă©chapper de Scarlibka cette nuit-lĂ . Quelques jours plus tard, il a rencontrĂ© une unitĂ© de l’ArmĂ©e rouge, dont le sergent Leizer Lieberman, qui lui a racontĂ© l’histoire. «Â