Poutine ne compte pas oublier ce que lui a fait Assad. En effet, il y a deux semaines, le prĂ©sident syrien Bashar Assad est arrivĂ© Ă TĂ©hĂ©ran pour une visite surprise, qui n’a pas Ă©tĂ© annoncĂ©e Ă l’avance Ă la Russie.
Cette visite n’Ă©tait connue que de deux personnalitĂ©s iraniennes – le guide suprĂŞme Khamenei et le commandant de la force Qods des Gardiens de la rĂ©volution iraniens, le gĂ©nĂ©ral Qassem Suleimani.
Les Iraniens ont demandé au président Assad de ne pas informer les Russes de la date de sa visite prévue à Téhéran. Et ils savaient exactement pourquoi.
Plus tard, le prĂ©sident Poutine a dĂ©fini la dissimulation d’Assad en disant que « Bachar Assad Ă©tait ingrat ».
Les Russes voient dans la dissimulation de la visite d’Assad une trahison syrienne !
Ainsi, Assad a commencé un compte avec Poutine.
La vengeance n’arrivera pas de sitĂ´t, une sorte de mesure pour mesure.
La Russie a d’ailleurs publiĂ© une photo qui ne dit pas grand-chose et qui n’est pas dramatique, mais ceux qui comprennent le protocole diplomatique savent que ce n’est rien de plus qu’une humiliation publique du prĂ©sident Bashar Assad.
La photo que les Russes ont soudainement publiĂ©e montre le prĂ©sident Poutine, avec son entourage, en train de traverser les couloirs intĂ©rieurs du bâtiment oĂą il a reçu le prĂ©sident syrien Bashar Assad, en consultation avec deux de ses conseillers : Biskov et son conseiller politique Ousshakov, pendant que le prĂ©sident Assad attend sur le cĂ´tĂ© sans que personne ne s’en occupe bien loin de toutes les règles de l’hospitalitĂ© diplomatique dans lesquelles se rencontrent deux chefs de pays amis.
Pensez-vous que cela a fermé le compte entre Poutine et Assad ? Pas avec Poutine.






