L’Islande pourrait bientĂ´t devenir le premier pays d’Europe Ă interdire la circoncision, alors que les juifs et les musulmans s’inquiètent du fait que ce geste les empĂŞchera de mener Ă bien leurs coutumes. La loi, qui a Ă©tĂ© placĂ©e sur la table du parlement, prĂ©voit une peine pouvant aller jusqu’Ă six ans de prison pour toute personne qui effectue une circoncision autre qu’Ă des fins mĂ©dicales.
Les critiques de la loi, qui ont soulevĂ© des inquiĂ©tudes parmi les chefs religieux en Europe, affirment que cela rendra la vie des Juifs et des Musulmans de l’Ă®le insupportable. Ils craignent que cela n’augmente l’antisĂ©mitisme et l’islamophobie, comme ce fut le cas dans des cas similaires dans le passĂ© autour de l’interdiction de l’abattage kasher.
En Islande, de petites communautĂ©s de juifs et de musulmans vivent parmi les 336 000 habitants. Selon les estimations, il y a environ 250 Juifs et environ 1500 musulmans vivant dans l’Ă®le.
Le prĂ©sident de l’Église catholique europĂ©enne, Reinhard MacRes, s’est associĂ© Ă la critique de la loi par les musulmans et les juifs, affirmant qu’il s’agissait d’une «attaque dangereuse» contre la libertĂ© religieuse. « La mise hors la loi de la circoncision est une Ă©tape sĂ©rieuse qui suscite de grandes inquiĂ©tudes », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Selon la loi, la brit milah viole les droits de ceux qui la violent et la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant, une loi comparant la circoncision Ă la circoncision fĂ©minine, qui a Ă©tĂ© interdite dans la plupart des pays europĂ©ens. Non stĂ©rile et pas par les mĂ©decins, mais par les chefs religieux. « Selon la loi, » cela pose un grand danger pour les infections qui peuvent aussi causer la mort « .
La loi stipule Ă©galement que, mĂŞme si les parents ont le droit d’organiser des cĂ©rĂ©monies religieuses avec leurs enfants, «en aucun cas, cela n’augmente les droits de l’enfant». Selon la proposition, quiconque souhaite pratiquer la circoncision pour des raisons religieuses ou culturelles peut le faire Ă un âge oĂą il «comprend ce qui est requis d’une telle procĂ©dure».
Selon Silje Dogg Gunersdottir, un membre du parti progressiste de droite qui a proposĂ© le projet de loi, jouit d’un soutien important au parlement et dans le public. Elle a dit qu’elle l’avait proposĂ©e après avoir rĂ©alisĂ© que la circoncision n’Ă©tait pas interdite alors que la circoncision fĂ©minine Ă©tait interdite en 2005. Si la loi est adoptĂ©e en première lecture, le comitĂ© en discutera pendant plusieurs mois avant de pouvoir l’adopter.






