Publication autorisée : des combattants Golani sont entrés en Syrie et détruit un poste

En juillet 2020, pour la première fois depuis de nombreuses annĂ©es, un raid a Ă©tĂ© effectuĂ© Ă  l’intĂ©rieur de la zone tampon Ă  la frontière entre IsraĂ«l et la Syrie afin de faire sauter une position de l’armĂ©e syrienne qui a Ă©tĂ© construite en violation des accords, avec une dĂ©fiance contre Tsahal. Les dĂ©tails et la documentation de cette mission Ă©tait sous restrictions de sĂ©curitĂ© et censurĂ©.

Depuis 1974, il existe une zone tampon entre IsraĂ«l et la Syrie, oĂą l’action militaire est interdite, mais il y a environ un an, les forces de l’armĂ©e syrienne ont commencĂ© Ă  construire une chaĂ®ne de positions Ă  une distance relativement courte de la frontière israĂ©lienne, ce qui pourrait mettre en danger les combattants et mĂŞme des civils. L’armĂ©e israĂ©lienne a pris la situation au sĂ©rieux et s’est indirectement adressĂ©e aux Syriens par le biais de l’ONU, exigeant le dĂ©mantèlement immĂ©diat des positions, mais ces messages ont Ă©tĂ© ignorĂ©s par la partie syrienne.

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En route vers le poste // Photo: porte-parole de Tsahal
En route vers le poste // Photo: porte-parole de Tsahal

Par consĂ©quent, quatre mois après leur construction, en juillet dernier, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de se lancer dans un raid extraordinaire Ă  une Ă©chelle au-delĂ  des lignes ennemies. Bien que la position ait pu ĂŞtre explosĂ©e depuis les airs, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© d’envoyer une force terrestre pour transmettre le message sans Ă©quivoque et non sujet Ă  interprĂ©tation – nous pouvons Ă©galement agir en Syrie sur le terrain et nuire Ă  notre ennemi.

Les combattants du 12e bataillon de la brigade Golani, qui y travaillaient dans le cadre de la sĂ©curitĂ© permanente, ont Ă©tĂ© sĂ©lectionnĂ©s pour la mission. Habituellement, ces missions sont confiĂ©es Ă  des unitĂ©s spĂ©ciales, mais cette fois, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© que les soldats d’infanterie exĂ©cuteraient la mission, Ă©tant entendu que dans une guerre future, ils doivent ĂŞtre prĂ©parĂ©s Ă  une telle mission et en tenant compte de leur capacitĂ© opĂ©rationnelle.

Des combattants de Yahalam posent les mines // Photo: porte-parole de Tsahal
Des combattants de Yahalam posent les mines // Photo : porte-parole de Tsahal

Comme en tant de guerre, la mission a Ă©tĂ© personnellement approuvĂ©e par le chef d’Ă©tat-major et le ministre de la DĂ©fense, avec un interrogatoire du commandant en chef du commandement du Nord après un mois et demi d’entraĂ®nement et de prĂ©paration minutieux.

«Très peu de temps avant 7 heures, nous avons reçu l’autorisation finale de partir, et c’est seulement Ă  ce moment-lĂ  que nous avons compris que cela se passait vraiment», se souvient le lieutenant Eldad Jaeger, le commandant de peloton qui a participĂ© au raid. Dix-huit combattants, y compris les combattants de l’unitĂ© Golani et Yahalam qui se spĂ©cialisent dans le dĂ©minage des mines, ont traversĂ© la clĂ´ture et se sont dirigĂ©s vers la cible, qui Ă©tait Ă  1200 mètres de la frontière, avec de grandes forces derrière, prĂŞts Ă  tout problème qui pourrait venir – sur terre et dans air.

Juste avant l'explosion // Photo: porte-parole de Tsahal
Juste avant l’explosion // Photo: porte-parole de Tsahal

Les combattants se sont dĂ©placĂ©s tranquillement, passant Ă  seulement 500 mètres d’une position habitĂ©e de l’armĂ©e syrienne, et sont arrivĂ©s tard dans la nuit vers la cible. «Pour nous, nous avons agi comme si la cible Ă©tait habitĂ©e, mĂŞme si, d’après les renseignements, il n y avait aucun combattant Ă  l’intĂ©rieur, et nous avons menĂ© l’activitĂ© avec une balle dans le canon», explique Jaeger. L’unitĂ© a atteint la cible et les combattants de Yahalam ont posĂ© les mines. Les combattants ont alors, Ă  une distance de sĂ©curitĂ© activĂ© les explosifs.

«Il s’agit d’une opĂ©ration tout Ă  fait unique et la première du genre», explique un haut responsable du Commandement du Nord.  » Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un bond en avant important dans les activitĂ©s que nous avons menĂ©es jusqu’Ă  prĂ©sent, mais il Ă©tait nĂ©cessaire de faire comprendre Ă  l’autre camp que nous ne tolĂ©rerons pas l’existence de positions de front Ă  portĂ©e qui pourraient nuire Ă  nos forces. Pour une activitĂ© terroriste hostile, il Ă©tait possible de dĂ©truire la position par d’autres moyens, comme cela se fait habituellement mais nous avons dĂ©cidĂ© d’envoyer un message Ă  l’autre cĂ´tĂ©, mĂŞme s’il y avait un certain risque. Ce message est passĂ©. « 

Le poste a été détruit // Photo: porte-parole de Tsahal

« Il Ă©tait très important pour nous de faire passer un message selon lequel nous n’autoriserons pas une telle chose car violer notre souverainetĂ©, ne sera pas accepté », explique le lieutenant-colonel Liron Appelman, officier de l’AJM de la division Bashan. C’est mieux, car les combattants connaissent bien la zone dans laquelle ils opèrent dans le BTS et n’ont pas besoin d’un temps d’apprentissage aussi long que nĂ©cessaire dans les unitĂ©s spĂ©ciales qui opèrent dans les zones diffĂ©rentes.

Le poste qui a été détruit
Le poste qui a été détruit

Depuis l’opĂ©ration de juillet, qui a dĂ©butĂ©, plusieurs autres opĂ©rations ont Ă©tĂ© menĂ©es selon la mĂŞme mĂ©thode, dont une menĂ©e en octobre dernier par des soldats Nahal qui a pu ĂŞtre publiĂ©e. Il s’agit de positions supplĂ©mentaires construites Ă  l’Ă©poque et non de nouveaux postes. Et le message dissuasif a fonctionnĂ©, ces positions n’ont pas Ă©tĂ© reconstruites », ajoute Perlman. « L’ennemi regarde et essaie de tracer la ligne, et nous devons ĂŞtre clairs Ă  tout moment dans nos actions. Nous avons menĂ© un raid chirurgical rĂ©ussi et rĂ©alisĂ© un exploit opĂ©rationnel sans dĂ©gĂ©nĂ©rer vers une guerre. «Â