Au moins trois roquettes ont atterri près de l’aĂ©roport international d’Erbil dans la rĂ©gion semi-autonome du Kurdistan irakien, blessant trois personnes, ont rapportĂ© lundi des sources kurdes peshmergas.
Un communiquĂ© du ministère kurde de l’IntĂ©rieur a dĂ©clarĂ© que plusieurs roquettes avaient Ă©tĂ© tirĂ©es sur Erbil et ses environs vers 21h30 heure locale et que certaines personnes avaient Ă©tĂ© blessĂ©es, mais n’a pas donnĂ© plus de dĂ©tails.
Les responsables de la sĂ©curitĂ© kurdes avaient prĂ©cĂ©demment dĂ©clarĂ© qu’au moins trois mortiers avaient Ă©tĂ© utilisĂ©s dans l’attaque. L’enquĂŞte initiale a montrĂ© plus tard que les restes des projectiles qui ont atterri dans certaines zones provenaient de roquettes, ont dĂ©clarĂ© des responsables.
Un journaliste de Reuters a entendu plusieurs explosions et a vu un incendie brĂ»ler pendant quelques minutes Ă proximitĂ© de l’aĂ©roport.
Un responsable de la sécurité a déclaré que le nombre total de roquettes tirées était de cinq.
Une base militaire amĂ©ricaine qui abrite des troupes amĂ©ricaines près de l’aĂ©roport est prĂ©sumĂ©e avoir Ă©tĂ© la cible de l’attaque.
Les responsables de la sĂ©curitĂ© ont dĂ©clarĂ© que l’aĂ©roport d’Erbil Ă©tait fermĂ© et que les vols avaient Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s pour des raisons de sĂ©curitĂ©.
L’un des obus est tombĂ© près d’une zone rĂ©sidentielle et trois personnes ont Ă©tĂ© blessĂ©es, ont dĂ©clarĂ© des responsables de la sĂ©curitĂ© kurde.
Des images vidéo diffusées à la télévision locale montraient des véhicules endommagés et du verre brisé recouvrant la zone où un obus de mortier a atterri.
Aucun groupe n’a immĂ©diatement revendiquĂ© la responsabilitĂ© de l’attaque.
Le 30 septembre, six roquettes Katyusha ont atterri près de l’aĂ©roport d’Erbil, une attaque que le service de lutte contre le terrorisme du Kurdistan irakien a attribuĂ© aux milices chiites irakiennes soutenues par l’Iran.
Que fera maintenant la nouvelle administration Biden en rĂ©ponse au meurtre d’un entrepreneur et des AmĂ©ricains blessĂ©s ? C’est une grave attaque.
La Coalition dirigĂ©e par les États-Unis a dĂ©clarĂ© lundi soir que des tirs de roquettes Ă©taient tombĂ©s sur les forces de la Coalition basĂ©es près de la ville. Ils ont probablement Ă©tĂ© tuĂ©s et blessĂ©s dans les installations de la Coalition Ă l’aĂ©roport international d’Erbil. Le porte-parole de la coalition, le colonel Wayne Marotto, a Ă©crit qu’un entrepreneur civil a Ă©tĂ© tuĂ©, cinq ont Ă©tĂ© blessĂ©s et un membre des services amĂ©ricains a Ă©tĂ© blessĂ©.
La dĂ©claration Ă©tait rĂ©digĂ©e de telle manière qu’elle donnait aux États-Unis plusieurs solutions au cas oĂą ils dĂ©cideraient de ne pas rĂ©pondre. C’est parce qu’il y a une nouvelle administration amĂ©ricaine, et alors que la Coalition voulait faire une dĂ©claration, elle ne voulait pas acculer le commandement central amĂ©ricain ou la Maison Blanche. Au fil des annĂ©es couvrant la Coalition dirigĂ©e par les États-Unis et l’ancien porte-parole du colonel Myles Caggins III, le poids et la responsabilitĂ© sur les Ă©paules d’un porte-parole la nuit d’une attaque comme celle-ci sont immenses. Il Ă©tait presque cinq heures de l’après-midi Ă Washington. En Irak, c’est l’heure de la fermeture. C’est le moment de la dĂ©claration.
Maintenant, la blessure d’un membre du service amĂ©ricain est importante. Lorsqu’un entrepreneur amĂ©ricain a Ă©tĂ© tuĂ© Ă la base K-1 près de Kirkouk en dĂ©cembre 2019, une crise et un cycle ont commencĂ© qui ont conduit les États-Unis Ă utiliser un drone pour tuer le chef du CGRI, Qasem Soleimani. Les États-Unis avaient alors averti l’Iran d’arrĂŞter les tirs de roquettes sur les bases amĂ©ricaines. Les milices iraniennes en Irak, dirigĂ©es par Abu Mahdi al-Muhandis et son Kataib Hezbollah, n’ont pas Ă©coutĂ©. Ils ont intensifiĂ© leurs attaques contre les forces amĂ©ricaines en utilisant des roquettes Katyusha de 107 mm.
Après la mort d’un entrepreneur amĂ©ricain, les États-Unis ont rĂ©pondu par des frappes aĂ©riennes le 29 dĂ©cembre. C’Ă©tait deux jours après la mort de Nawres Hamid, un citoyen amĂ©ricain de 33 ans. Il avait Ă©migrĂ© d’Irak Ă Sacramento avec sa famille.
Les États-Unis ont ripostĂ© pour sa mort. En rĂ©ponse, les organisations Badr, Hadi al-Amiri, chef du parti de l’Alliance Fatah en Irak, ainsi que Muhandis, le chef d’Asaib Ahl Al-Haq, Qais Khazali et Falih al-Fayyadh, ont autorisĂ© les manifestants Ă attaquer le Ambassade des États-Unis, 1er janvier. Le secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Mike Pompeo a soulignĂ© les responsables. Deux jours plus tard, Soleimani est arrivĂ© Ă Bagdad pour rencontrer Muhandis et planifier d’autres attaques contre les États-Unis. Avant qu’il ne le puisse, des missiles tirĂ©s par un drone amĂ©ricain ont tuĂ© les deux hommes.
Que fera maintenant la nouvelle administration Biden en rĂ©ponse au meurtre d’un entrepreneur et des AmĂ©ricains blessĂ©s ? C’est une attaque sĂ©rieuse. En mars 2020, les États-Unis ont dĂ©placĂ© des systèmes de dĂ©fense aĂ©rienne en Irak, y compris des Patriots Ă Ayn al-Assad et C-RAM au complexe de l’ambassade de Bagdad. On ne sait pas ce que les États-Unis ont d’autre pour protĂ©ger les forces.
Les États-Unis ont consolidĂ© leurs forces Ă Erbil, Assad et Bagdad, se retirant d’une douzaine d’autres installations. Les États-Unis ont mis en garde l’Iran dans le passĂ©, en 2018, contre les attaques contre des installations amĂ©ricaines. Mais les groupes pro-iraniens continuent les attaques. Ils veulent que les États-Unis partent. Jusqu’Ă prĂ©sent, ils ont eu beaucoup de succès. Les États-Unis ont achevĂ© la plupart de leurs travaux en Irak.
Erbil est un endroit oĂą les AmĂ©ricains ont Ă©tĂ© en sĂ©curitĂ©. La rĂ©gion du Kurdistan est chaleureuse et amicale avec les États-Unis, mĂŞme si certains ne ressentent pas le fait que l’administration Trump n’a pas soutenu les Kurdes Ă Kirkouk ou le maintien de Sinjar et s’est Ă©galement retirĂ©e de Syrie. Mais dans l’ensemble, la rĂ©gion craint une invasion pro-iranienne et des milices chiites.
La Turquie et le PKK se battent Ă©galement dans les montagnes, mais les dirigeants de la rĂ©gion du Kurdistan tels que le prĂ©sident rĂ©gional Nechirvan Barzani et le Premier ministre Masoud Barzani et les dirigeants de l’UPK tels que Quban et Lahur Talibani s’inquiètent pour la sĂ©curitĂ© de la rĂ©gion. Ils ne veulent pas ĂŞtre entraĂ®nĂ©s dans un conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le Premier ministre irakien Mustafa al-Kadhimi a Ă©galement tentĂ© d’affronter des militants pro-iraniens, dont il sait qu’ils utilisent leur pays, attaquant des manifestants et trafiquant des armes.
Les États-Unis devront dĂ©cider s’ils doivent rĂ©pondre, garder le silence ou simplement faire une simple dĂ©claration . Alors que certains disent que toutes les crises ne sont pas un test pour la nouvelle administration Biden, il est clair que l’Iran se tournera vers la rĂ©ponse amĂ©ricaine. Dans le passĂ©, des groupes pro-iraniens ont tuĂ© des centaines d’AmĂ©ricains. La question est de savoir s’ils peuvent attaquer Erbil et s’en tirer. Il y a un corollaire : si les États-Unis vont maintenant dĂ©placer la dĂ©fense aĂ©rienne indispensable Ă Erbil.





