Plus de 260 Juifs de Tunisie ont été tués par les nazis

Pendant six mois, entre Novembre 1942 et Mai 1943, ce couple juif de Tunis, capitale de la Tunisie ont du laisser leur propriĂ©té aux nazis . Ainsi, pendant que les officiers nazis vivaient dans sa maison, ClĂ©ment (le pere) assis chaque soir dans sa chambre, a Ă©crit dans son journal de 91 pages, la souffrance de sa famille sous l’occupation allemande, ainsi que les difficultĂ©s de l’ensemble de la population tunisienne. Le journal raconte la vie depuis le dĂ©but jusqu’Ă  la fin de mai ’43, quand les AlliĂ©s ont libĂ©rĂ© le pays.

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Aujourd’hui, leur fille, raconte le souvenir de ses parents qui ont étĂ© identifiĂ©s par le Centre de documentation juive d’Afrique du Nord de la Seconde Guerre mondiale. Pour les chercheurs de l’Ă©poque : « le journal est un trĂ©sor historique de grande importance, car cette autobiographie personnelle reflète la pĂ©riode d’occupation nazie », a expliquĂ© le Dr Haim Saadoun, directeur du Centre et doyen des Ă©tudiants Ă  l’UniversitĂ©.
Dans une section du journal datant du 12 Décembre 1942, nous apprenons la détresse qui a frappé la communauté juive. «Un communiqué de la ville avait été publié à Tunis, et demandait aux jeunes nés en 1914, de se rendre au Bureau du Travail de Bab al-Kadar, ce furent pour la plupart des Juifs envoyés effectuer des travaux forces » 
La Tunisie a été frappée par des bombes nazies, en Décembre 42 (Photo: AP)
Plus de 260 Juifs ont été tués en Tunisie pendant la Seconde Guerre mondiale. Soldats nazis en Tunisie (photo: AP)
Le père est nĂ© en 1888, c’Ă©tait un marchand, un comptable et un vendeur. Il a Ă©tĂ© mariĂ© Ă  Rachel et le couple a eu cinq enfants – quatre filles et un fils. Jermyn, sa  fille a Ă©crit dans le passĂ© que depuis plusieurs annĂ©es, elle a travaillĂ© comme directeur des ventes dans un atelier pour la vente de meubles, «l’un des grands magasins Ă  Tunis. « Nous avons eu de très bonnes relations avec l’employeur, puis est arrivĂ© le fasciste italien (règle de l’Italie Benito Mussolini – AA) », dit-elle. Le couple a travaillé dans plusieurs emplois, et en 1942, il a Ă©tĂ© employĂ© par un navire judĂ©o-italien du nom de Guido Montefiore. Le mari a travaillĂ© pour Montefiore et comme directeur administratif, et en 1967, après que la Tunisie ait obtenu son indĂ©pendance, il s’est rendu en France. Il est mort du cancer Ă  Paris, le 8 AoĂ»t 1968, une semaine avant l’âge de 80 ans.

 Le Dr Saadoun a dĂ©clarĂ© que la Tunisie est le seul pays musulman qui Ă©tait sous occupation directe allemande, avec la confiscation des biens juifs. Telles que la maison familiale de ce couple, mais aussi la confiscation de l’argent et de trĂ©sors artistiques. On estime que les nazis ont confisquĂ© pour une valeur d’environ 45 millions de francs de biens immobiliers.

Le couple a tenu un journal documentant l’occupation nazie de Tunis. (photo courtoisie)

 

 

Plus de 260 Juifs ont Ă©tĂ© tuĂ©s en Tunisie pendant la Seconde Guerre mondiale , car ils ont Ă©tĂ© envoyĂ©s en Europe, sous la France de Vichy, qui a collaborĂ© avec Adolf Hitler. La plupart d’entre eux ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans les camps de travail. Certains ont Ă©tĂ© assassinĂ©s Ă  leur domicile et d’autres sont morts de faim ou ont Ă©tĂ© tuĂ©s dans les bombardements. Selon une Ă©tude menĂ©e par le Dr Victor Hayon, 576 juifs tunisiens ont pĂ©ri pendant la guerre, certains d’entre eux au cours de leur sĂ©jour en France pendant la guerre.

Le Dr Saadoun a ajouté que la plupart des Juifs qui ont été assassinés en Tunisie ont donné leur vie, car ils avaient été identifiés comme résistants contre le gouvernement de Vichy.

Chars allemands brûlés dans un domaine en Tunisie (photo: AP)
Ce journal a aussi rĂ©vĂ©lĂ© qu’en DĂ©cembre 1942, il y a eu une forte pression et beaucoup de dĂ©tresse en Tunisie sous le joug de l’occupation nazie. « La nuit dernière Ă©tait calme en particulier. La rumeur concernant le recrutement de 3.000 Juifs pour des travaux routiers – de 17 ans Ă  50 ans a vigoureusement progressĂ© et le recrutement a dĂ©butĂ©. «  »Comme d’habitude, je suis allĂ© Ă  midi à la station La DĂ©pĂŞche. La police est venue dans ma caravane et arrĂŞtĂ© une douzaine de Juifs et il y a eu un miracle qui s’est produit en raison de la calotte sur ma tĂŞte, Ă  un moment il (le nazi) m’a regardĂ© et a dit « catholique »? »…