Rami Igra, chef de la Division des prisonniers de guerre et des personnes disparues de l’ancien Mossad, a Ă©tĂ© interviewĂ© aujourd’hui (dimanche) par 103F et a affirmĂ© que Sinwar devrait ĂŞtre Ă©liminĂ© mĂŞme dans le cas oĂą la vie des personnes enlevĂ©es serait Ă©galement en danger : « Ce blocus a encore un problème, et il s’appelle Sinwar. »
Rami Igra est un ancien haut fonctionnaire du Mossad et officier supĂ©rieur du Mossad qui a Ă©tĂ© chef de la Division des prisonniers et des personnes disparues, est considĂ©rĂ© comme une autoritĂ© dans son domaine et Ă ce jour, il est un interviewĂ© recherchĂ© dans les mĂ©dias lorsqu’il s’agit de personnes et de prisonniers disparus, en raison de son expertise et de ses nombreuses annĂ©es d’expĂ©rience dans les cas douloureux de l’État d’IsraĂ«l, notamment dans le cas du navigateur captif Ron Arad.
Après avoir pris sa retraite du Mossad, Igra s’est tournĂ© vers les affaires et combine grandes connaissances et professionnalisme dans ses confĂ©rences.
Il a Ă©galement affirmĂ© que : « L’illusion amĂ©ricaine surprend tout le monde, moi y compris. Le chef de la CIA a dit qu’il y a 10 % qui nous divisent. Et ce qui nous divise est l’essentiel, le Hamas exige sa survie Ă Gaza et l’État d’IsraĂ«l. Si vous vous retirerez, cela ne contribuera pas seulement Ă la rĂ©novation de la bande de Gaza mais permettra de renforcer le Hamas à Gaza et il y aura un prochain 7 octobre.
Les Américains répandent des éclats d’optimisme et, dans une situation politique, ils ont besoin de la fin de la guerre. En fin de compte, ils feront tout ce qu’ils peuvent pour nous imposer l’un ou l’autre accord avec le Hamas. »
Selon lui, « du point de vue de Sinwar, dont l’objectif de l’organisation est la destruction de l’État d’IsraĂ«l, la situation est excellente. Le monde voit IsraĂ«l, au fil du temps, de plus en plus isolĂ© par dĂ©goĂ»t. » Les AmĂ©ricains commencent Ă menacer que si nous faisons Rafah, alors ils arrĂŞteront telle ou telle aide militaire, La Cour internationale de Justice commence Ă parler de mandats d’arrĂŞt contre les chefs de l’État d’IsraĂ«l, et s’il regarde la situation intĂ©rieure en IsraĂ«l, le fossĂ© grandissant entre la droite et la gauche qui veulent un accord et qui ne veulent pas d’un accord, et plus il y regarde, plus ses objectifs se rĂ©alisent. »
« La menace de Rafiah contre Sinwar est un cadeau, car les AmĂ©ricains vont alors intensifier leurs mesures contre IsraĂ«l et une crise humanitaire, cela a dĂ©jĂ Ă©tĂ© prouvĂ©, fait le jeu du Hamas et est l’un des outils du Hamas pour finalement amener IsraĂ«l Ă se rendre », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Igra a Ă©galement abordĂ© la question du prix Ă©levĂ© de la transaction. « Il faut toujours se rappeler que le prix des accords d’echanges avec les terroristes Palestiniens ne fit pas effet le jour mĂŞme de l’accord, ce prix est vu pendant des annĂ©es parce qu’il rĂ©sonne au sein de l’opinion publique palestinienne et renforce l’opinion publique palestinienne, la faction religieuse, extrĂ©miste et salafiste qui existe dans le public palestinien. »
« Si le prix de l’accord Shalit (en libĂ©rant Sinwar) Ă©tait le 7 octobre, c’Ă©tait aussi avant le 7 octobre, donc le prix d’un accord du type dont on parle, je ne sais pas si l’État d’IsraĂ«l le sait comment y faire face, car rappelez-vous qu’Ă moins d’un kilomètre de Kfar Saba, il y a des bataillons de Horshi (terroristes). Et l’enclave de Kfar Saba deviendra rapidement et facilement l’enclave de Gaza », a-t-il ajoutĂ©.
« Le prix n’est pas le prix de ces 133 personnes enlevĂ©es, le prix se rĂ©fère aux citoyens de l’État d’IsraĂ«l et il sera bien plus Ă©levĂ©. Il n’y a pas beaucoup de Sinwars dans les systèmes terroristes de ce type, et le prix ne concerne pas les personnalitĂ©s. Le prix est le succès du Hamas auprès de l’opinion palestinienne, la preuve que « la seule façon de procĂ©der face Ă IsraĂ«l, c’est l’anĂ©antissement » et c’est ce qui s’est Ă©galement produit dans l’accord Shalit.Â





