Selon le journal Yediot Aharonot, la division juive du Service général de sécurité (Shabak) est confrontée à un nouveau type de menace, beaucoup plus violente, qui a dépassé celle de ses prédécesseurs (les jeunes des collines).
C’est un groupe de plusieurs dizaines de jeunes Juifs qui ont adoptĂ© une idĂ©ologie anarchiste, anti-sioniste et fanatique qui cherche Ă dĂ©truire l ‘«état des sionistes» (comme ils le nomment eux mĂŞmes) au lieu d’Ă©tablir un « Royaume sacrĂ© et juif ». Le Shabak considère ce groupe comme une organisation terroriste dans tous les sens.
L’objectif du groupe opĂ©rationnel et idĂ©ologique n’est pas la vengeance, mais ils veulent provoquer un conflit sectaire dans la rĂ©gion et renverser le rĂ©gime sioniste qui « retarde le salut ». Les membres du groupe sont prĂŞts Ă sacrifier leur vie et commettre des meurtres.
Ils travaillent dans de petites cellules profondĂ©ment compartimentĂ©es, qui ne nĂ©cessitent pas une chaĂ®ne de commandement et ne cherchent pas l’autoritĂ© rabbinique pour justifier leurs actions. Par exemple, l’autoritĂ© rabbinique peut agir lors de querelles liĂ©es aux auteurs des actes des jeunes des collines « étiquette de prix » tels que le rabbin Yitzhak Ginzburg.
Le groupe dangereux est constituĂ© de dizaines de jeunes hommes, dont certains sont mineurs. Les plus grands ont entre 22 ou 23 ans. Ils viennent de partout dans le pays et certains l’ont dĂ©jĂ quittĂ©.
Leurs familles et les institutions Ă©ducatives qu’il partagent vivent dans les collines de JudĂ©e et de Samarie, mais eux ne vivent pas dans un lieu fixe et ils changent de domicile tous les jours. Un document Ă©crit par Moshe Orbach, de Bnei Brak, qui appartient au groupe qui a brĂ»lĂ© l’Ă©glise de la Multiplication des pains et des poissons Ă Tabgha, près de la mer de GalilĂ©e, permet un aperçu de la doctrine opĂ©rationnelle du groupe. L’idĂ©ologie est axĂ©e sur l’attaque des faiblesses de la sociĂ©tĂ© israĂ©lienne.Ils ont identifiĂ© cinq cibles potentielles : dĂ©clencher un conflit au Mont du Temple, expulser les paĂŻens (brĂ»ler les maisons des Arabes), supprimer l’idolâtrie (en brĂ»lant des Ă©glises et les mosquĂ©es), exercer la coercition religieuse et saper le système de dĂ©cision. Ils n’utilisent pas des armes ou font partie de l’activitĂ© armĂ©e comme le groupe clandestin juif, qui opĂ©rait dans le dĂ©but des annĂ©es 80. Les dĂ©clarations des reprĂ©sentants du gouvernement d’agir contre le terrorisme ne va pas les dissuader.Â
La grande majoritĂ© de ces groupes sont connus par le Shabak et la police qui a accumulĂ© beaucoup d’informations Ă leur sujet. La principale difficultĂ© est de transformer les informations de renseignements en preuves recevables devant un tribunal. Dans la plupart des cas, les terroristes ont Ă©tĂ© chargĂ©s de garder le silence pendant l’interrogatoire et Ă©vitent de laisser des preuves sur le lieu des attaques. Le Shabak se plaint que la justice ait Ă©tĂ© trop indulgente, dans le strict respect  de la loi. En ce sens, le Shabak soutient la dĂ©cision du gouvernement de mettre en Ĺ“uvre
la détention administrative des terroristes juifs.