L’ancien chef du Conseil RĂ©gional de Samarie, Gershon Mesika, a rĂ©agit ce dimanche contre l’ancien ministre de la DĂ©fense, Moshe Ya’alon, en rĂ©ponse Ă une rĂ©action particulièrement acerbe de Ya’alon qu’il a eu lors d’une confĂ©rence Ă Kfar Saba, en accusant le gouvernement israĂ©lien de l’incendie criminel de la famille Dawabsha et aussi pour le meurtre en octobre 2015 de la famille Henkin.
« Le sang de la famille Dawabsha dans la Douma et la famille Henkin, qui ont Ă©tĂ© assassinĂ©s lors d’une attaque de vengeance, est sur nos mains », a dĂ©clarĂ© Ya’alon, suggĂ©rant que le gouvernement Netanyahu, en particulier le partenaire de la coalition Habayit Hayehudi, encourage Ă ne pas respecter la loi en IsraĂ«l et entraĂ®ne la violence des « colons » contre les Arabes en JudĂ©e et Samarie. »
En parlant de l’Ă©vacuation ordonnĂ©e par le tribunal du 28 juillet des maisons Darinoff Ă Beit El près de Ramallah, en Samarie, Ya’alon a dĂ©clarĂ© : « Lorsque les soldats et la police sont venus Ă©vacuer ces maisons et que les jeunes leur ont jetĂ© des pierres et des sacs d’urine, le ministre de l’Éducation (Naftali Bennett) Ă©tait sur le toit et tout ce qu’il avait Ă dire Ă©tait d’attaquer la Cour suprĂŞme, nous ne devrions pas ĂŞtre surpris par la suite que [les colons] brĂ»lent ou coupent les oliviers arabes, brĂ»lent des mosquĂ©es ou des Ă©glises et brĂ»lent une famille entière dans la Douma « .
En ce qui concerne le cas d’incendie criminel dans le village de Duma, au sud-est de Shechem Ă Samarie, qui s’est dĂ©roulĂ© le 31 juillet 2015 (trois jours après l’expulsion des maisons de Darinoff), il convient de noter que le ministre de la DĂ©fense, Ya’alon, a dirigĂ© un doigt accusateur contre les juifs des localitĂ©s de JudĂ©e Samarie avant tout procès comme il l’a fait aussi pour le soldat Elor Azria, le comparant Ă un membre de Daesh. Il s’agissait d’arrestations massives de jeunes juifs Ă l’est de la ligne verte, oĂą ils ont Ă©tĂ© gardĂ©s dans les cachots d’interrogatoire de la police clandestine pendant un mois sans accès Ă un avocat – avec la bĂ©nĂ©diction du procureur gĂ©nĂ©ral. Ils ont Ă©tĂ© torturĂ©s – encore une fois avec les AG et les bĂ©nĂ©dictions de la cour, jusqu’Ă ce que finalement tous soient relâchĂ©s, sauf pour un jeune homme excentrique et un mineur – et pourtant, plus de deux ans après le crime, l’accusation doit encore reprendre l’affaire en jugement,en grande partie parce qu’ils sont incapables de faire correspondre les aveux de l’accusĂ© et les descriptions d’un villageois arabe qui dit qu’il a Ă©tĂ© tĂ©moin de tout.
Mesika Ă©tait très en colère par l’assignation typique de culpabilitĂ© de Ya’alon Ă ses rivaux politiques (c’Ă©tait le prĂ©sident de Habayit Hayehudi, Naftali Bennett, qui a exposĂ© l’ignorance de Ya’alon lors de la prĂ©sence des tunnels terroristes du Hamas pendant la guerre de Gaza de 2014, qui a Ă©tĂ© couplĂ©e par son refus d’essayer de les dĂ©truire). Le message Facebook de Mesika a suggĂ©rĂ© que la culpabilitĂ© attribuĂ©e pour le meurtre des Henkins, est aussi celle de Ya’alon qui  » a droit Ă la part du lion ».
Dans le rĂ©cit de Ya’alon :  » Bennett est responsable du meurtre d’Eitam et Na’ama Henkin de Neria, qui ont Ă©tĂ© abattus dans leur voiture, alors que leurs quatre enfants terrifiĂ©s regardaient. Bennett a dĂ©clarĂ© Ă de jeunes juifs Ă Beit El qu’il Ă©tait contre la dĂ©cision de la Cour suprĂŞme de dĂ©molir ses maisons, ce qui a conduit, trois jours plus tard, Ă un incendie chez une famille arabe Ă la Douma, ce qui a entraĂ®nĂ© l’assassinat du couple Henkins deux mois plus tard. »
C’est un rĂ©cit simple, exempt de complexitĂ©s et de nuances, tout comme l’ancien ministre de la DĂ©fense.
« Depuis le dĂ©but de l’intifada, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© [par les forces de sĂ©curitĂ©] de placer un point de contrĂ´le Ă l’entrĂ©e de Beit Dagan, de sorte que l’accès Ă Elon Moreh Ă©tait ouvert uniquement aux Juifs », a dĂ©clarĂ© Mesika, qui a Ă©tĂ© le chef municipal jusqu’Ă Mai 2015. Cette dĂ©cision, a fait revenir le calme et la sĂ©curitĂ© pour les juifs locaux.
Cependant, « environ une demi-annĂ©e avant le meurtre de Henkins, Bogey Ya’alon et le commandant du commandement central des FDI ont prit une dĂ©cision irresponsable pour permettre l’ouverture d’une route sachant la prĂ©sence des Arabes locaux sans chercher Ă Ă©pargner la vie des habitant juifs et tout cela pour quelques km supplĂ©mentaires de conduite.
« Ils l’ont fait malgrĂ© mes plaidoyers et mes avertissements et le rĂ©sultat direct de l’ouverture de la route vers les Arabes conduirait au meurtre de Juifs – ce qui est devenu une rĂ©alitĂ© amère », a dĂ©clarĂ© Messika, ajoutant : « Malheureusement, mes paroles sont mortes et la route est restĂ©e ouverte. En effet, quelques mois plus tard, le couple Henkin a Ă©tĂ© assassinĂ© sur ce mĂŞme chemin. Un meurtre qui aurait pu ĂŞtre empĂŞchĂ© ! «Â
« Inutile de dire que, depuis ce meurtre, la route a Ă©tĂ© fermĂ©e Ă nouveau [aux Arabes], et, Ă©tonnamment, la vie de ces Arabes n’a pas Ă©tĂ© endommagĂ©e », a poursuivi Mesika.
« Si Bogey se sent coupable, il devrait l’ĂŞtre pour le fait qu’il Ă©tait guidĂ© par sa prĂ©fĂ©rence pour maintenir le quotidien des Arabes sur la vie rĂ©elle des juifs », a dĂ©clarĂ© M. Mesika en colère, en rappelant Ă ses lecteurs que cette affaire est similaire Ă la suppression des barrages routiers dans le passĂ© en JudĂ©e et Samarie, ce qui a conduit directement au meurtre de nombreux juifs.
« Que ce soit la volonté de Dieu que nous ne subirons plus de pertes en raison de la folie de nos dirigeants et commandants », a conclu M. Mesika.





