Dans une interview accordĂ©e au « Guardian » britannique, Goldschmidt affirme que depuis le 7 octobre et le dĂ©clenchement de la guerre Ă Gaza, les communautĂ©s juives de toute l’Europe sont confrontĂ©es Ă une vague croissante de discours de haine, de vandalisme, de harcèlement et de menaces.
Certains Juifs europĂ©ens posent mĂŞme des questions halakhiques aux rabbins locaux pour tenter de savoir s’il est possible de retirer les symboles juifs par crainte pour leur sĂ©curitĂ©.
« Les statistiques parlent d’une augmentation de plusieurs centaines de pour cent de l’antisĂ©mitisme dans toute l’Europe. De nombreux juifs tentent de cacher leur judaĂŻsme. L’une des questions les plus frĂ©quentes posĂ©es aux rabbins depuis le 7 octobre est de savoir s’il est possible de retirer la mezouza de la porte, cela en dit long », a dĂ©clarĂ© le rabbin Goldschmidt.
Il a ajoutĂ© que « certaines personnes ont pris d’autres prĂ©cautions, notamment le port de chapeaux au lieu de la kippa traditionnelle dans la rue, et lorsqu’elles montent dans des taxis comme Uber, elles ne parlent pas hĂ©breu. Il y avait autrefois une ligne rouge entre l’antisionisme et l’antisionisme ». Nous avons vu cette ligne rouge disparaĂ®tre. Je pense qu’Ă la fin d’aujourd’hui, ce n’est pas un problème pour la communautĂ© juive, c’est un gros problème pour l’Europe dans son ensemble. Les rues dĂ©stabilisent notre sociĂ©tĂ©.
On a demandĂ© au rabbin Gudelschmidt s’il craignait que les menaces verbales se transforment Ă©galement en violence physique, et il a rĂ©pondu que « cela ne se termine jamais par des mots ».




