PoignardĂ© Ă mort le jour de son anniversaire: Moshe Perry (51 ans), un habitant de Rishon Lezion, a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© ce matin (vendredi) soupçonnĂ© d’avoir assassinĂ© son ex-femme Riley Perry le jour de son 55e anniversaire dans son appartement de la rue Ramez dans la ville. C’est la 14e femme assassinĂ©e cette annĂ©e. « Elle a ouvert le volet et nous avons entendus crier ‘Au secours, il me tue’ – puis les cris ont cessé », a dĂ©clarĂ© un voisin qui habite Ă cĂ´tĂ© de la femme. Le couple a trois enfants.
Le tribunal de première instance de Petah Tikva a estimĂ© que les soupçons attribuĂ©s Ă un homme divorcĂ© Ă©taient raisonnables et a prolongĂ© sa dĂ©tention de six jours. Dans le mĂŞme temps, Perry sera amenĂ© le lendemain pour un examen psychiatrique. Le reprĂ©sentant de la police a dĂ©clarĂ© Ă l’audience : « Ă€ ce stade, je peux dire qu’il s’agit d’un meurtre brutal, le suspect admet certains des actes qui lui sont imputĂ©s et revendique la lĂ©gitime dĂ©fense. C’est une scène sanglante et violente, le suspect a un casier judiciaire. Il a dĂ©clarĂ© qu’il y avait eu des conflits entre eux dans le passĂ©.
L’avocat du suspect a dĂ©clarĂ© Ă l’audience que « personne n’Ă©tait prĂ©sent lors de la dispute entre la dĂ©funte et le suspect, donc il n’y a personne d’autre que le suspect pour faire la lumière sur ce qui s’est passĂ© lĂ -bas ». Le voisin et le fils sont arrivĂ©s après l’incident violent qui Ă©tait terminĂ©, et ils ne peuvent pas tĂ©moigner de ce qui s’est passĂ© par la suite. Le suspect prĂ©tend qu’il est arrivĂ© Ă la maison de la dĂ©funte, elle lui a ouvert la porte, puis pour une raison inconnue, elle lui a criĂ© dessus et a sorti un couteau d’un tiroir de la cuisine et a essayĂ© de le frapper.
« Lui, dans un acte d’autodĂ©fense, a pris la chose la plus proche pour se dĂ©fendre, et il ne savait pas jusqu’Ă ce qu’il sois arrivĂ© au poste de police sans savoir que son ex-femme n’avait pas survĂ©cu. Il pensait qu’elle n’Ă©tait que blessĂ©e. Elle est sortie seule dans la cage d’escalier de l’immeuble, oĂą elle a apparemment rencontrĂ© un voisin qui a appelĂ© la police et une ambulance. Les forces de police sont arrivĂ©es. »
Le voisin a dĂ©clarĂ©: « Nous avons entendu une bagarre vers 07h00 du matin, j’ai appelĂ© la police vers 06h50 et j’ai signalĂ© la dĂ©tresse de la femme et les cris. » Un autre voisin a dĂ©clarĂ© qu’après l’arrestation du suspect, la fille de la victime a frappĂ© sur la voiture et a criĂ© : « Pourquoi as-tu tuĂ© maman ? Meurtrier ! « .
Le commandant adjoint du district central, le sous-commissaire Yair Hezroni, a procĂ©dĂ© Ă une Ă©valuation de la situation sur les lieux, Ă l’issue de laquelle il a confiĂ© l’enquĂŞte Ă l’unitĂ© spĂ©ciale de lutte contre la criminalitĂ© (ILF) dans la rĂ©gion de Shefela. En 2021, une affaire a Ă©tĂ© ouverte concernant un incident prĂ©sumĂ© de violence de la part de l’homme divorcĂ© en 2019, mais la victime a refusĂ© de coopĂ©rer Ă ce moment-lĂ et, de ce fait, l’affaire a Ă©tĂ© classĂ©e.

L’arène de Rishon Lezion
( Photo : documentation opérationnelle MDA )

( Photo : documentation opérationnelle MDA )
Le rapport de la mort de la femme a Ă©tĂ© reçu Ă la hotline 101 du MDA dans la rĂ©gion d’Ayalon Ă 06 h 54. Le mĂ©decin urgentiste Uri Steinmetz et l’ambulancier paramĂ©dical du MDA Matan Doshi ont dĂ©clarĂ© que « nous avons vu une femme inconsciente dans la cage d’escalier, sans respiration et sans pouls. Elle souffrait d’ecchymoses. ImmĂ©diatement, Nous lui avons prodiguĂ© des soins mĂ©dicaux et procĂ©dĂ© Ă des opĂ©rations de rĂ©animation poussĂ©es et prolongĂ©es, au terme desquelles nous avons dĂ» constater son dĂ©cès.
Selon la police, « les policiers de Rishon Lezion ont ouvert une enquĂŞte accĂ©lĂ©rĂ©e il y a peu de temps, après avoir reçu un rapport Ă Moked 100 concernant un incident violent prĂ©sumĂ©, au cours duquel un homme a poignardĂ© son ex-femme dans leur maison de la ville. La police des agents arrivĂ©s sur les lieux ont localisĂ© une femme d’une cinquantaine d’annĂ©es dans l’appartement, les autoritĂ©s mĂ©dicales dĂ©finissant son Ă©tat comme critique – Et Ă l’issue des tentatives de rĂ©animation, ils l’ont dĂ©clarĂ©e morte. »
Selon les donnĂ©es de la police qui ont Ă©tĂ© soulevĂ©es lors d’une discussion tenue cette semaine au ComitĂ© pour l’avancement de la condition de la femme , cinq femmes assassinĂ©es cette annĂ©e appartenaient Ă la communautĂ© arabe, sept Ă©taient juives et une Ă©tait une citoyenne Ă©trangère. Six des victimes ont Ă©tĂ© assassinĂ©es par leur conjoint, deux par leur frère. « Dans cinq cas, le contexte est encore clair et nous nous efforçons de comprendre s’il s’agit de conflits de clans ou de voisins », a dĂ©clarĂ© le surintendant adjoint Anat Yakir, chef de la section des victimes d’actes criminels Ă la police. Selon elle, Ă l’exception du meurtre de Hanan Abu Hit Ă HaĂŻfa, « il n’y a qu’une seule femme dont la police a eu connaissance de plaintes antĂ©rieures. Il y a des femmes qui vivent sous la menace et ne viennent pas se plaindre, il y a un problème de peur et d’apprĂ©hension. »
Lera Zinman, prĂ©sidente de l’organisation Families of Murdered, a dĂ©clarĂ© lors de la discussion que « la vague de violence menace de noyer la sociĂ©tĂ© en IsraĂ«l, le gouvernement devrait envoyer aux femmes une bouĂ©e de sauvetage. La vie de nombreuses femmes peut ĂŞtre sauvĂ©e si le gouvernement met en Ĺ“uvre les plans qui incluent une Ă©valuation de la dangerositĂ© du tueur et supprime les obstacles au transfert d’informations entre les ministères, en particulier entre les services de santĂ© mentale et le bien-ĂŞtre. »
Selon elle, selon les donnĂ©es de la police et du ministère des Affaires sociales, on estime que chaque jour 1 000 femmes sont en danger rĂ©el pour leur vie, mais la plupart d’entre elles gardent le secret et beaucoup sont prĂŞtes Ă accueillir Ă nouveau leurs maris au domicile, après des actes de violence et des mesures d’Ă©loignement, principalement par peur. « Il est interdit d’accepter le consentement de la femme sans Ă©valuer le risque pour sa vie », a soulignĂ© Zinman.
Tal Hochman du Lobby des femmes en IsraĂ«l a ajoutĂ© : « C’est un dur sentiment de dĂ©jĂ -vu. Nous ne savons pas combien de femmes sont victimes de violence en IsraĂ«l car le chiffre de 200 000 date de 2001. » L’avocat Gili Varon Moytso a dĂ©clarĂ©: « Je ressens de la colère et du dĂ©sespoir d’entendre et de convaincre les personnes convaincues de sortir d’ici et tout reste pareil.
J’appelle le Premier ministre Ă convoquer une discussion d’urgence sur la question. » Entre autres, le ministre de la SĂ©curitĂ© nationale Itamar Ben Gvir et le ministre du Bien-ĂŞtre Yaakov Margi ont Ă©tĂ© convoquĂ©s Ă la discussion, mais les deux ont choisi de ne pas y assister. Seuls deux d’entre eux les 15 membres de la Knesset prĂ©sents Ă la discussion, Eli Dellal et Keti Shatrit (tous deux du Likoud), reprĂ©sentent la coalition.