Robert Badinter : un des pionniers de la « transgenrisation » du mal en bien – Par Philippe ARNON

La transgenrisation est la gangrène mentale de la civilisation occidentale depuis une soixantaine d’annĂ©es. Mais en deux mots, qu’est-ce vraiment que la transgenrisation ? C’est tout d’abord, le dĂ©goĂ»t profond que ressent une personne vis Ă  vis du sexe que lui a donnĂ© la nature et ensuite, la volontĂ© inĂ©branlable d’en changer jusqu’Ă  parvenir Ă  ses fins … sans compter que parfois, ce n’est mĂŞme pas le sexe opposĂ© qui est recherchĂ© mais un sexe indĂ©fini ! Ce disfonctionnement a de tout temps existĂ© et Ă©tait considĂ©rĂ© comme un accident de la nature. Dans le film, « Deux heures moins le quart avant JĂ©sus-Christ », voilĂ  ce que dit devant Coluche, Michel Serrault, interprĂ©tant avec un talent inoui, le rĂ´le d’un Cesar homosexuel : « Oh ! Atroce partage. Oh ! Infâme distribution ! Seule la femme a tout reçu des dieux. Car la femme est la copie de l’homme. Mais nous n’en sommes que la caricature. Car nous les hommes, nous sommes … nous sommes moches. Ah ! Ce qu’on est moche ! Tu comprends maintenant que si grand soit son pouvoir, CĂ©sar n’est qu’un pauvre petit homme ». La souffrance, terrible, est palpable, et la rĂ©signation est Ă©vidente. De tout temps, aller Ă  l’encontre de cet ordre des choses n’effleurait mĂŞme pas les esprits. Tous comprenaient que la CrĂ©ation parfois avait pu commettre quelques petites erreurs : « parce que c’est comme ça » disait le bon sens populaire.

Mais c’est oublier l’orgueil de l’homme et sa grande fatuitĂ© qui lui font croire qu’il peut, mieux que Dieu lui-mĂŞme, changer ledit ordre des choses … en les inversant ! Parce que l’homme est d’une bontĂ© incommensurable c’est connu, il ne peut ĂŞtre que rĂ©parateur. C’est ainsi que tout ce qui, depuis la nuit des temps Ă©tait considĂ©rĂ© jusque lĂ  comme le mal, va verser dans le bien ! Et c’est ainsi donc qu’apparut la transgenrisation des valeurs sociĂ©tales ! Je suis convaincu que c’est la première fois dans l’histoire de l’humanitĂ© qu’un tel phĂ©nomène se produit. Les gens, d’une manière gĂ©nĂ©rale, ont dans leur cerveau un acquis qui leur permet avec simplicitĂ©, de faire, comme on dit, la part des choses et il en a toujours Ă©tĂ© ainsi. Mais dans les annĂ©es 60, des officines malsaines ont vu le jour et se sont employĂ©es Ă  remettre en cause l’Ă©quilibre qui permettait Ă  la sociĂ©tĂ© de poursuivre son petit bonhomme de chemin sans trop de bouleversements traumatisants. On faisait avec.

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Robert Badinter va ĂŞtre l’un des pionniers de cette offensive manifestement subversive qui va contribuer Ă  la destruction de la sociĂ©tĂ© française plongĂ©e dĂ©sormais dans un gouffre d’oĂą il ne lui est plus possible de sortir. Certes, au sortir de mai 68, on ne le verra pas dans cette « ivresse libertaire » menĂ©e par des gens comme Gabriel Matzneff, Daniel Cohn-Bendit, Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Michel Foucault, Jacques Derrida, Jacques Lang, Bernard Kouchner, Louis Aragon et j’en passe bref, la soi-disant Ă©lite qui, faisant l’apologie de la pĂ©dophilie, rĂ©clama sans vergogne la dĂ©criminalisation de la loi portant sur les rapports sexuels entre les adultes et les enfants de moins de 15 ans. La transgenrisation dans sa première rĂ©alisation, venait de naĂ®tre : ce qui Ă©tait rĂ©prouvĂ© devenait glorification ! A force d’obstination et contre une grande majoritĂ© de Français, Robert Badinter obtient l’abolition de la peine de mort adoptĂ©e Ă  l’AssemblĂ©e nationale le 18 septembre 1981. Tous les psychiatres mandatĂ©s auprès des cours d’assises considèrent que certains condamnĂ©s sont irrĂ©cupĂ©rables et rĂ©cidiveront Ă  leur sortie de prison. Pour refuser cette rĂ©alitĂ©, c’est Ă  dire empĂŞcher la sociĂ©tĂ© de se protĂ©ger en se dĂ©barrassant de ses dĂ©chets humains comme Patrice Alègre, Francis Heaulme, Salah Abdeslam, Guy Georges, Nordahl Lelandais …, l’abolition privilĂ©gie manifestement le mal au bien. Et surtout, elle ouvre la porte Ă  une amplification de cette surprenante tolĂ©rance allant ainsi Ă  l’encontre de l’intĂ©rĂŞt des victimes et partant, Ă  l’encontre bien sĂ»r de l’intĂ©rĂŞt de la sociĂ©tĂ© tout entière.

Mais l’oeuvre de transgenrisation des valeurs entreprise par Robert Badinter ne se limite pas Ă  l’abolition de la peine de mort, loin s’en faut ! C’est avec passion qu’il soutient la proposition de loi de Raymond Forni appelant Ă  la suppression du dĂ©lit d’homosexualitĂ©. La loi est votĂ©e par l’AssemblĂ©e nationale et promulguĂ©e le 4 aoĂ»t 1982. Notons que pendant les dĂ©bats parlementaires, les associations LGBTQI qui sĂ©vissaient dĂ©jĂ  ! avaient largement soutenu le texte. « Les homosexuels doivent entrer dans le droit par la grande porte du code civil ». En prononçant cette phrase, Robert Badinter sera Ă  l’origine de l’institution du « mariage pour tous ». Aujourd’hui, les associations LGBTQI occupent le devant de la scène avec une dĂ©termination telle qu’elles vont jusqu’Ă  sĂ©vir dans les Ă©coles maternelles. Donc, Robert Badinter porte une responsabilitĂ© certaine dans la mise en place de cette dĂ©gĂ©nĂ©rescence impĂ©rialiste qui s’est emparĂ©e de postes ministĂ©riels comme celui donc de l’Education. La transgenrisation du mal en bien s’effectue, et de plus en plus ! dès la petite enfance.

Pour le bon peuple, une prison est un lieu oĂą le criminel purge sa peine. Ce n’est pas, en toute logique un lieu de villĂ©giature, de dĂ©tente et de repos oĂą il fait bon vivre. Pour Robert Badinter, sans doute inspirĂ© par la philosophie de Michel Foucault, les prisons sont des « broyeuses d’hommes ». Alors, il s’emploiera Ă  l’amĂ©lioration des droits des dĂ©tenus. Et oui, un dĂ©tenu, ça doit aussi avoir des droits comme le citoyen lambda ! Il se battra contre « les peines inhumaines et dĂ©gradantes » comme l’isolement prolongĂ©. Il supprimera les « QHS », les quartiers de haute sĂ©curitĂ©. Il obtiendra la gĂ©nĂ©ralisation des parloirs sans sĂ©paration. MĂŞme s’il n’obtiendra pas la crĂ©ation de parloirs sexuels, son idĂ©e finalement portera ses fruits car dans nombre de prisons françaises existent aujourd’hui des appartements isolĂ©s -les gens sensĂ©s appellent cela des « baisodromes »- oĂą le dĂ©tenu peut s’Ă©battre avec sa compagne ou mĂŞme avec ces nanas malades qui raffolent de copuler avec les plus grands criminels ; c’est ainsi par exemple que le monstre Nordahl Lelandais deviendra … papa ! C’est encore grâce Ă  Robert Badinter que les cellules bĂ©nĂ©ficient de la tĂ©lĂ©vision et que les dĂ©tenus peuvent appeler leurs proches avec leurs portables. On sait que les trafiquants de drogue peuvent ainsi poursuivre leur gentil petit business avec l’extĂ©rieur.

Une grande majoritĂ© de Français n’en peuvent plus des coups de couteau, des viols de femmes kouffar, d’assassinats Ă  la kalachnikof ou au camion bĂ©lier, de la construction sur leur sol de mosquĂ©es et enfin de l’emprise toujours plus grande des Frères musulmans dont le but est de faire triompher Ă  terme la charia sur la loi française. Devenu prĂ©sident du Conseil constitutionnel le 19 fĂ©vrier 1986, Robert Badinter annule 8 articles de la loi Immigration dite loi Pasqua dont le but Ă©tait de rendre plus difficiles les conditions d’entrĂ©e en France au titre du regroupement familial et de rendre plus difficile l’obtention du risque de sĂ©jour, mais aussi l’annulation du droit du sol automatique. Il est ainsi responsable de la dĂ©viance de cette institution qui, en dĂ©cembre 2024 annihilera une nouvelle loi Immigration sensĂ©e protĂ©ger les Français en la dĂ©naturant totalement. Bref, Ă  cause de lui, c’est toujours le mal qui prend le pas sur le bien, qui est lĂ©galisĂ© en quelque sorte. On est dans l’apothĂ©ose de la transgenrisation !

En fait, en dĂ©fendant les minoritĂ©s, -les criminels, les homosexuels, les musulmans- Robert Badinter est Ă©galement un adepte du wokisme un peu comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir. Cependant, dĂ©fendre les minoritĂ©s, quand elles sont maltraitĂ©es est plutĂ´t honorable. Le problème, c’est qu’avec le wokisme, le militantisme devient une obsession dĂ©viante : la femme qui, de tout temps a Ă©tĂ© considĂ©rĂ©e comme un ĂŞtre de second plan (« sois belle et tais-toi ») s’en prend Ă  l’homme en tant que mâle et cherche Ă  le dĂ©construire (« laissez nos utĂ©rus en paix ») ; le Noir, de tout temps considĂ©rĂ© comme un moins que rien est dĂ©sormais placĂ© sur un piedestal et l’homme blanc placĂ© lui, plus bas que terre parce qu’auteur jusque lĂ  de tous les maux de l’humanitĂ© ; l’homosexuel hier raillĂ©, considĂ©rĂ©, on l’a vu, depuis la nuit des temps comme un malade, est dĂ©sormais un ĂŞtre humain tout Ă  fait normal Ă  qui en plus on a reconnu tous les droits, comme bien sĂ»r « le mariage pour tous » ; le musulman dont le but, d’après son livre de guerre le Coran, est d’Ă©tablir le dar-al-islam par extermination des kouffar ou pour ceux qui ont eu la chance de rester en vie, d’en faire des dhimmis, est dĂ©sormais pour la doxa transgenrĂ©e, adepte d’une religion d’amour, de paix et de tolĂ©rance et tous ceux qui s’aventurent Ă  Ă©clairer sur sa nature, se retrouvent devant les tribunaux. Bref, le wokisme ne rĂ©pare rien, il ne fait qu’inverser le problème et Ă  le rendre encore plus complexe pour ne pas dire plus fou. Bref encore, il transgenrise. Certes, Robert Badinter n’a jamais souscrit Ă  tous ces excès proprement dĂ©biles et pervers qui se plaisent Ă  perturber fortement l’Ă©quilibre sociĂ©tal en le remettant profondĂ©ment en cause, mais il y a cependant quelque chose de lui dans tout cela en ce sens qu’il aura Ă©tĂ© un iniciateur. Et d’ailleurs, peut-ĂŞtre, cela est-il dĂ» au fait que lui aussi Ă©tait issu d’une minoritĂ© … puisqu’il Ă©tait juif ? Son papa a Ă©tĂ© dĂ©portĂ© et a Ă©tĂ© exterminĂ© Ă  Sobibor. Cela a pu le rendre aigri et l’a convaincu de vouloir mettre un terme Ă  ce qu’il considĂ©rait comme des tares, ne se rendant pas compte des consĂ©quences nĂ©gatives qu’allaient provoquer ses rĂ©formes quand il fut membre du gouvernement.

MĂŞme si la haine parfois s’exprimait sur son visage lors de discours, je suis sĂ»r qu’il pensait, tel un enfant naĂŻf, faire le bien. Marx aussi pensait faire le bien en voulant venir au secour des ouvriers mais il a des millions de morts sur la conscience et aujourd’hui encore, ses mĂ©faits se poursuivent comme en Chine ! Lui aussi a fait de la transgenrisation, seulement avant l’heure ; il est ainsi Ă  l’origine du totalitarisme. Et Robert Badinter pour revenir Ă  lui, est responsable en partie, et avec tant d’autres, du totalitarisme fou qui ne dit pas son nom mais qui chaque jour, participe Ă  la dĂ©gĂ©nĂ©rescence de notre pays. Notons au passage que c’est le mĂŞme type de dĂ©gĂ©nĂ©rescence qui sĂ©vit en IsraĂ«l.

Et voilĂ  l’homme que Macron le Messie, va panthĂ©oniser le 9 octobre prochain. Ainsi, ce ne sont plus dĂ©sormais les grands serviteurs de la patrie qui se retrouvent dans ce lieu sacrĂ©, comme par exemple Jean Moulin mort sous la torture nazie pour avoir refusĂ© de dĂ©noncer ses compatriotes rĂ©sistants, serviteurs qui suscitaient, il est important de le souligner, le consensus des Français ce qui n’est pas le cas avec Robert Badinter qui est rejetĂ© par la partie encore lucide du peuple de France. A sa manière, Macron finalement pratique lui aussi la transgenrisation. Il est vrai qu’avec lui, plus rien n’Ă©tonne parce que pour lui, il s’agit d’une stratĂ©gie, de ce petit goĂ»t jouissif qu’il a de tuer la France (« L’art français, je ne l’ai jamais vu ! ») !
Je suis goy. Vive Israël !

Philippe ARNON