La mortalitĂ© due au COVID-19 dans les communautĂ©s musulmanes, juives et autres communautĂ©s ethno-religieuses de Grande-Bretagne est nettement plus Ă©levĂ©e que dans la communautĂ© chrĂ©tienne et parmi ceux qui ne s’identifient Ă aucune religion.
Selon un rapport du British National Bureau of Statistics, le risque de mourir du coronavirus chez les hommes de confession juive est deux fois plus élevé que chez les concitoyens chrétiens. Les femmes juives ont un risque 1,2 fois plus élevé.
Au cours de cette période, 453 Juifs sont morts du coronavirus en Angleterre et au Pays de Galles, ce qui représente 1,2% du nombre total de décès, malgré le fait que la proportion de Juifs dans la population ne dépasse pas 0,5%.
Parmi les morts, 76,1% des chrétiens et 9,5% sont «sans religion», tandis que ces groupes représentent respectivement 58,6% et 26% de la population.
Le rapport indique qu’une Ă©tude supplĂ©mentaire devrait ĂŞtre menĂ©e pour dĂ©couvrir les raisons de ce dĂ©sĂ©quilibre. Dans le mĂŞme temps, le document indique que les facteurs peuvent ĂŞtre «la densitĂ© de population, les conditions socio-Ă©conomiques, les caractĂ©ristiques de la famille et l’origine ethnique», ce qui n’est justifiĂ© par aucune donnĂ©e et est une explication absolument non scientifique.
Le bureau a analysé les données pour la période du 2 mars au 15 mai et a conclu que la mortalité la plus élevée dans la communauté musulmane est de 198,9 décès par coronavirus pour 100 000 personnes chez les hommes et 98,2 chez les femmes.
Ceux qui se disaient religieux en 2011 ont un taux de mortalité près de 2,5 fois inférieur : les hommes en ont 80,7 et les femmes 47,9 pour 100 000.
Outre les musulmans et les juifs, une mortalité élevée par rapport aux chrétiens et aux incroyants est également observée chez les hindous et les sikhs.
En IsraĂ«l, au cours de la première pĂ©riode de la pandĂ©mie, ils ont Ă©galement indiquĂ© une morbiditĂ© et une mortalitĂ© plus Ă©levĂ©es dans l’environnement ultra-religieux (faisant Ă©galement signe de la surpopulation des quartiers religieux). Cependant, en juin, la situation a changĂ© et Tel Aviv-Jaffa et plusieurs autres villes Ă prĂ©dominance laĂŻque se sont rĂ©vĂ©lĂ©es ĂŞtre la plus grande Ă©pidĂ©mie de coronavirus. Dans les communautĂ©s religieuses, l’incidence, au contraire, a fortement diminuĂ©.





