Smotrich veux reporter les nominations au sein de Tsahal : « Cet état-major nous a causé le désastre du 7 octobre»

Avant la rĂ©union du cabinet militaro-politique, le ministre des Finances Bezalel Smotrich a fait une dĂ©claration bruyante sur la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision 12. « Cet Ă©tat-major a complètement Ă©chouĂ© le 7 octobre et nous a amenĂ© vers le plus grand dĂ©sastre de l’histoire de l’État. Et pas seulement le 7 octobre. Il s’agit d’un Ă©chec stratĂ©gique de l’ensemble du concept pluriannuel », a dĂ©clarĂ© le chef du parti Sionisme religieux.

Un autre sioniste religieux, le dĂ©putĂ© Zvi Souccot (« Otzma Yeudit ») a dĂ©clarĂ© sur la chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision parlementaire que changer de gouvernement pendant la guerre Ă©quivaut Ă  une dĂ©faite, mais que changer la direction de l’armĂ©e qui « n’a pas justifiĂ© la confiance » est une bonne chose.

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Smotrich s’est jusqu’à présent abstenu de déclarations aussi radicales. Il a déclaré dans une interview que la composition actuelle de l’état-major « ne construira pas Tsahal pour les générations futures et ne nommera pas de commandants qui devront corriger l’armée. Nous ne leur ferons pas confiance pour cela. Pour l’instant, nous leur apportons tout notre soutien pour gagner, mais c’est tout. »

Le ministre n’a pas rĂ©pondu directement Ă  la question de savoir s’il voterait contre l’envoi d’une dĂ©lĂ©gation israĂ©lienne Ă  Doha pour poursuivre les nĂ©gociations sur la libĂ©ration des otages. Au lieu de rĂ©pondre, il a dĂ©clarĂ© qu’il considĂ©rait que le meilleur moyen de libĂ©rer les personnes enlevĂ©es Ă©tait de mettre fin aux nĂ©gociations, de reprendre les « opĂ©rations militaires intensives » et d’envoyer des troupes Ă  Rafah.

Il a Ă©tĂ© rappelĂ© Ă  Smotrich qu’en novembre il avait soutenu une « pause humanitaire » en faveur de la libĂ©ration des otages. L’homme politique a rĂ©pondu qu’à cette Ă©poque « le Hamas Ă©tait acculĂ©, nous Ă©tions unis et très agressifs ». Aujourd’hui, après encore trois mois et demi de guerre, le Hamas, selon Smotrich, « n’est plus dans cette position ».

Avec le recul, il a pointé du doigt les erreurs commises par l’état-major : ils auraient dû entrer à Rafah il y a un mois et demi et « agir de manière plus continue et plus décisive » dans les camps de réfugiés du centre de Gaza.

Galant à Smotrich : « Vous sapez le système de sécurité »

Le ministre de la DĂ©fense Yoav Galant a lancĂ© une attaque virulente contre le ministre des Finances après que Smotrich ait dĂ©clarĂ© au cabinet que le chef d’Ă©tat-major ne devrait pas ĂŞtre autorisĂ© Ă  procĂ©der Ă  des nominations Ă  la tĂŞte de l’armĂ©e pendant la guerre : « Vous portez atteinte Ă  la sĂ©curitĂ© d’IsraĂ«l et saper l’establishment sĂ©curitaire pour des raisons politiques uniquement. C’est toujours grave et surtout en temps de guerre. Je ne permettrai Ă  personne de transformer Tsahal en une milice au service d’un parti ou d’un autre. »

Le ministre de la SĂ©curitĂ© nationale Itamar Ben Gvir a attaquĂ© la conseillère juridique du gouvernement Gali Beharev Miara, après la demande du ministre des Finances Smotrich de reporter la sĂ©rie de nominations au sein de l’armĂ©e israĂ©lienne. « Pourquoi s’agit-il d’une loi diffĂ©rente que pour celle du commissaire ? »

Ministre Ben Gvir : « Je n’ai pas voulu intervenir Ă  cause de l’affirmation selon laquelle les commandants sont nommĂ©s Ă  la place de ceux qui sont tombĂ©s au combat, mais je dois demander Ă  la mĂ©diatrice ici,  dites-moi, pourquoi dites-vous maintenant que vous ne voulez pas vous immiscer dans les nominations car avec le commissaire Shabtai (la police ), vous avez arrĂŞtĂ© toutes les nominations ?! »

La mĂ©diatrice : « Ce n’est pas l’endroit… Je vous l’expliquerai en personne.

Ministre Ben Gvir : « Non, c’est l’endroit, parlons en. Pourquoi intervenez-vous auprès du commissaire, mais pas du chef d’Ă©tat-major et du chef du Shin Bet ?  Parce qu’il est Shabtai ? Parce qu’il n’Ă©tait pas en patrouille avec le chef d’État-major ? Parce qu’il ne vient pas du bon endroit ? »

Ministre Yifat Shasha Biton : « ArrĂŞtez d’attaquer le chef d’Ă©tat-major et le chef du Shin Bet. »

Ministre Ben Gvir : « J’ai le droit de poser des questions. L’Ă©poque oĂą il n’Ă©tait pas permis de poser des questions et de parler ici est rĂ©volue. Vous ne me ferez pas taire. »