Nuria Ben Artzi, un habitant de Telim, est dĂ©jĂ habituĂ©e Ă vivre la rĂ©alitĂ© des roquettes tirĂ©es depuis Gaza. Lorsque le massacre a commencĂ© dans le sud, il se trouvait dans le nord et est immĂ©diatement revenu pour agir dans l’unitĂ© de rĂ©serve. Heureusement, les terroristes qui ont pĂ©nĂ©trĂ© le 7 octobre dans les localitĂ©s en bordure de Gaza n’ont pas rĂ©ussi Ă pĂ©nĂ©trer dans son unitĂ©.
Tout a changĂ© selon lui, lorsque certains proches de son père ont dĂ©cidĂ© de lui voler son argent et ont agi de manière violente et cruelle pour rĂ©aliser leur plan. « Ils ont kidnappĂ© mon père et l’ont emprisonnĂ© dans un appartement cachĂ© dans un quartier en difficultĂ© de TibĂ©riade pendant trois ans et demi. Pendant longtemps, il a Ă©tĂ© menottĂ© et a appelĂ© Ă l’aide, mais personne n’a rĂ©pondu aux appels. C’Ă©tait un quartier des toxicomanes et des personnes douteuses. Nuria raconte qu’un jour, l’un des locataires du lieu a entendu ses cris et a essayĂ© de communiquer avec lui. Ă€ ce moment-lĂ , il n’a mĂŞme pas pensĂ© Ă appeler ma mère ou nous, car les mĂŞmes personnes qui l’ont emprisonnĂ© lui ont dit qu’elle l’avait quittĂ© et que ses enfants Ă©taient des criminels. En mĂŞme temps, ils nous ont dit qu’il souffrait de problèmes sexuels et qu’il Ă©tait en cours de « correction ». Ainsi, avec l’aide d’un voisin vigilant, son père a rĂ©ussi Ă contacter son parent, Chai, l’oncle de Nuria. Il se trouvait dans une situation très difficile. Il a Ă©tĂ© maltraitĂ© et menacĂ©. Il avait peur que sa famille soit aussi blessĂ©e », se souvient Nuria.
Ce n’est qu’après beaucoup d’ingĂ©niositĂ© de la part de Nicole, la sĹ“ur de Nuria et de son mari, qu’ils ont rĂ©ussi Ă localiser l’appartement cachĂ© Ă TibĂ©riade et que le père est finalement retournĂ© dans sa famille Ă Talem après que celle-ci ait affrontĂ© les ravisseurs. « Il a rĂ©alisĂ© que ma mère ne l’avait pas quittĂ© et que nous n’Ă©tions pas des criminels, et ma mère a finalement recommencĂ© Ă respirer. Ces mauvaises personnes ont Ă©tĂ© jugĂ©es et ont avouĂ© leurs crimes et ont finalement Ă©tĂ© libĂ©rĂ©es avec un accord de plaidoyer.  » Plus tard, cette histoire effrayante a Ă©tĂ© transformĂ©e en film par le rĂ©alisateur Avi Nesher – « Wonders ».
Comment l’histoire personnelle difficile que vous avez vécue a-t-elle influencé votre désir d’aider les victimes ?
« Je me souviens que j’avais 11 ans et que j’avais grandi dans l’anxiĂ©tĂ©. Mon père ne voulait pas me parler parce qu’il pensait que j’Ă©tais un criminel, ma mère Ă©tait dĂ©vastĂ©e et je me sentais complètement perdu. Mais j’en suis sorti, j’ai Ă©tudiĂ© la nutrition et j’ai de nombreux adeptes et clients aujourd’hui. Mon expĂ©rience de vie est devenue moi-mĂŞme, et aujourd’hui je suis fort et je peux contribuer aux autres. Je vois autour de moi des familles de personnes assassinĂ©es, j’ai des amis qui ont Ă©tĂ© massacrĂ©s, mais il y a aussi beaucoup d’histoires d’hĂ©roĂŻsme. C’est un holocauste, mais on va s’en sortir. C’est vrai que j’ai quittĂ© la religion Ă l’âge de 16 ans, mais ce qui me fortifie, c’est la foi. Nous, on ne sait pas comment l’expliquer. tout ce qui arrive dans ce monde, mais ce qui est sĂ»r, c’est que notre unitĂ© va gagner. »
Aujourd’hui, Nuria passe la plupart de son temps Ă aider les victimes du siège. Demandes via la page Instagram.





