Violente manifestation au Liban: en rĂ©ponse Ă la dĂ©cision du gouvernement d’imposer de nouvelles taxes, notamment sur l’utilisation des applications de mĂ©dias sociaux.
Des milliers de personnes sont descendues dans la rue pour rĂ©clamer le renversement du pouvoir. Les manifestants ont brĂ»lĂ© des pneus et des poubelles et sont mĂŞme entrĂ©s par effraction dans un bâtiment d’une ville du sud. Suite aux incendies, deux travailleurs Ă©trangers ont Ă©tĂ© tuĂ©s près des Ă©meutes .
Le gouvernement libanais imposera de nouvelles taxes sur le tabac, le carburant et les réseaux sociaux dans le cadre de ses discussions sur le budget de 2020. Les citoyens ont vivement critiqué les taxes sur les réseaux sociaux et accusé les responsables politiques de corruption et de mauvaise gestion.
La manifestation a commencĂ© lorsque des dizaines de personnes en colère se sont rassemblĂ©es dans le centre de Beyrouth, puis des centaines d’autres se sont rassemblĂ©es près du bâtiment du Parlement. Les manifestants ont appelĂ© au renversement du gouvernement et au remplacement du gouvernement en criant: « RĂ©volution! » Et « les voleurs! »

Au cours de la manifestation, des manifestants ont fait irruption dans un bâtiment du sud du pays, brĂ»lant des pneus et des poubelles, bloquant les principales routes de Beyrouth. Certains ont mĂŞme jetĂ© des pierres, des chaussures et des bouteilles d’eau sur les forces de sĂ©curitĂ© et blessĂ© plusieurs policiers et soldats.
Afin de disperser les manifestants Ă Beyrouth, les forces de sĂ©curitĂ© leur ont aspergĂ© de gaz lacrymogène. Les mĂ©dias libanais ont rapportĂ© qu’une partie de ce gaz avait entraĂ®nĂ© la perte de conscience de manifestants.
« Le gouvernement tente d’aider les civils Ă Ă©viter l’effondrement », a dĂ©clarĂ© la ministre libanaise de l’IntĂ©rieur, Raya al-Hassan, dans un entretien avec une chaĂ®ne de tĂ©lĂ©vision locale. « MĂŞme si un autre gouvernement est formĂ©, il suivra les mĂŞmes Ă©tapes. »
Le ministre libanais des mĂ©dias, Mohammed Shakir, a annoncĂ© que le gouvernement soutenait sa dĂ©cision d’imposer une taxe sur l’utilisation du Whatsapp Ă la suite de la manifestation, affirmant que « des mains Ă©trangères sont Ă l’origine de la situation au Liban ».
Comme d’habitude dans toutes les manifestations dans les pays arabes, les dirigeants se justifient en accusant Israel et les Etats Unis derrière la colère des civils.




