J’ai Ă©tĂ© Ă©levĂ©e comme une musulmane pratiquante dans une famille britannique. On m’a appris que les femmes devaient dĂ©cider par elles-mĂŞmes de porter ou pas le voile.
Nous aimerions couvrir nos cheveux seulement si nous avons choisi librement de le faire. VoilĂ pourquoi je suis dĂ©concertĂ©e par l’idĂ©e que toutes les bonnes femmes musulmanes doivent couvrir leurs cheveux ou leur visage.
Toute ma famille est perplexe aussi, comme des millions d’entre nous. Et encore plus depuis que ces dernières annĂ©es, l’idĂ©e que les femmes musulmanes soient obligĂ©es par leur foi de porter un voile .
C’est un signe, je pense, pas de l’islam autoritaire, mais de ce qui se passe quand les islamistes sont tolĂ©rĂ©s par une culture occidentale qui pense Ă©viter une infraction. C’est Ă©trange, la collaboration involontaire entre les libĂ©raux et les extrĂ©mistes a Ă©tĂ© en cours depuis des annĂ©es. Mais enfin, il y a des signes que cela se termine.
En rĂ©ponse Ă des affaires portĂ©es par deux femmes musulmanes voilĂ©es de Belgique et de France, la Cour europĂ©enne de justice a statuĂ© que les employeurs ont le droit d’interdire les employĂ©s de porter des symboles religieux visibles, y compris le foulard portĂ© au nom de l’Islam.
Cette dĂ©cision comprend non seulement la burqa et le niqab (dĂ©jĂ entièrement banni de l’espace public par un certain nombre de pays europĂ©ens), mais aussi le hijab sur le visage.
Dans son arrĂŞt, la Cour de justice a pris une position laĂŻque contre les islamistes qui cherchent Ă dominer l’espace public. Un espace public laĂŻque me permet de pratiquer ma foi, car elle permet aux autres d’observer la leur.
Par Qanta Ahmed




