Témoignages: Un milliardaire juif et contributeur majeur en Israël, a harcelé sexuellement des femmes qui collectaient des fonds

Michael Steinhardt, l’un des fondateurs de Taglit-Birthright Israel et un contributeur majeur d’organisations juives, de musĂ©es et d’universitĂ©s israĂ©liennes, il est accusĂ© de harceler sexuellement des femmes qui ont Ă©tĂ© envoyĂ©es dans le but de collecter des fonds pour leurs organisations. « Il m’a demandĂ© si je voulais coucher avec le » roi d’IsraĂ«l « , et a dit que nous devrions faire des enfants ».

C’est la New York Times qui a rĂ©vĂ©lĂ© jeudi que certaines femmes ont affirmĂ© que le milliardaire et philanthrope juif Michael Steinhardt les a harcelĂ©es sexuellement lorsqu’elles lui ont demandĂ© de faire un don Ă  leur organisation. Selon le journal, Steinhardt nie bon nombre des actions qui lui sont attribuĂ©es.

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Steinhardt, 87 ans, a gagnĂ© une fortune, estimĂ©e par le magazine Forbes Ă  1,1 milliard de dollars. Steinhardt est connu en IsraĂ«l principalement pour son investissement dans Bank Hapoalim: il a acquis le contrĂ´le de la banque auprès de l’État au sein d’un groupe d’investisseurs amĂ©ricains, aux cĂ´tĂ©s de Ted Arison. Plus tard, il a vendu ses avoirs Ă  la banque et son contrĂ´le a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© Ă  la fille de Ted, Shari.

Steinhardt est Ă©galement connu pour ses activitĂ©s philanthropiques en IsraĂ«l et par les communautĂ©s juives aux États-Unis. Il est l’un des fondateurs de Taglit-Birthright Israel , aux cĂ´tĂ©s de Charles Bronfman, ainsi qu’un partisan et un donateur d’universitĂ©s et de musĂ©es israĂ©liens.

Sheila Katz a Ă©tĂ© envoyĂ©e Ă  Steinhardt par l’organisation Hillel pour promouvoir la vie juive sur les campus. Elle vint Ă  lui dans l’espoir de le persuader d’accroĂ®tre sa contribution Ă  l’organisation. Selon elle, lors de la première rencontre entre eux, il lui aurait demandĂ© Ă  plusieurs reprises si elle souhaitait avoir des relations sexuelles avec lui. Elle dit qu’il lui a demandĂ© si elle accepterait de coucher avec le « King of Israel » – le surnom qu’il se voulait dans un clip vidĂ©o qu’il Ă©tait en train de filmer pour l’organisation de Katz, puis lui a explicitement demandĂ© Ă  avoir des relations sexuelles avec lui.

Deborah Goldberg, qui travaille aussi pour Taglit-Birthright, dans un projet qu’il a cofondĂ© affirme qu’il aurait demandĂ© si elle et son collègue souhaitaient le rejoindre dans un plan Ă  trois. Un autre tĂ©moin, Natalie Goldfein, qui travaillait pour une petite organisation Ă  but non lucratif que Steinhardt a aidĂ© Ă  mettre en place, a dĂ©clarĂ© qu’au cours d’une rĂ©union avec elle, il avait dĂ©clarĂ© qu’ils devaient avoir des enfants.

La femme rabbin Rachel Shabat Beit-Halahmi a tĂ©moignĂ© qu’il lui a proposĂ© de devenir sa « maĂ®tresse » . Deux autres femmes, qui ont rencontrĂ© Steinhardt en 2008, affirment que lors d’une rĂ©union dans son bureau, il avait suggĂ©rĂ© Ă  toutes les trois de prendre leur douche ensemble.

Selon le journal, six des femmes dont les histoires sont rapportĂ©es dans l’article ont parlĂ© au New York Times, et la septième a prĂ©sentĂ© la plainte dans son procès. Selon les tĂ©moignages, Steinhardt a non seulement proposĂ© des suggestions sexuelles aux femmes, mais il parlĂ© de manière routinière de leur corps et leur fertilitĂ©. Seize personnes prĂ©sentes lorsque Steinhardt a tenu ces propos l’ont confirmĂ© au journal.

Le témoin Shilo Katz a déclaré au New York Times que les institutions du monde juif connaissaient le comportement de Steinhardt depuis des années, mais avaient fermé les yeux.

Dans une rĂ©ponse au journal, Steinhardt a dĂ©clarĂ© qu’il regrettait d’avoir formulĂ© des remarques obscènes et humiliantes au fil des annĂ©es. Ses propos ont toujours Ă©tĂ© faits avec humour. « En près de 80 ans sur terre, je n’ai jamais essayĂ© de toucher une femme ou un homme de manière inappropriĂ©e », a-t-il dĂ©clarĂ©. Selon lui, les commentaires provocateurs ont toujours Ă©tĂ© son « shtick » et il les a toujours entendus en riant: « Je comprends parfaitement pourquoi ils Ă©taient inappropriĂ©s, je suis dĂ©solĂ©. »

En dĂ©pit de cette rĂ©action, Steinhardt a dĂ©menti de nombreuses dĂ©clarations et actions spĂ©cifiques attribuĂ©es Ă  lui par les sept femmes dans l’article du New York Times.