Lorsqu’ils sont autorisĂ©s Ă faire venir des journalistes et des photographes au tribunal, Ă divulguer aux mĂ©dias des vidĂ©os, des rĂ©sultats de polygraphes, des articles et toutes sortes de titres illusoires… nous devons garder le silence. Pour notre bĂ©nĂ©fice, c’est ce qu’on nous a dit.
Mais c’est terminĂ© ! Cela fait dĂ©jĂ le deuxième samedi que mon mari est en dĂ©tention, dimanche cela fera 14 jours.
Et pendant ce temps – des journĂ©es entières d’attentes et de dĂ©ceptions prolongĂ©es, de longs voyages, de nombreuses heures d’audience et d’attente au tribunal, des jours de bouleversements mentaux, Ă©motionnels et physiques, de manque d’appĂ©tit et d’heures de sommeil, de manque de communication minimale, et aussi que tout est enregistrĂ© et sous surveillance, sentiments de frustration, de solitude, de douleur, de tristesse et de mĂ©pris, manque d’intĂ©rĂŞt pour les tâches habituelles, et en gĂ©nĂ©ral se rappeler que c’est en fait les vacnces pour des enfants… qui ont en a pas. Je ne comprends pas, je n’attends rien, je ne souffre pas, je crois que cela fait partie d’un processus de rĂ©demption dont nous faisons partie, nous sommes pleins de force et de pouvoir, nous comprenons que nous avons un chemin a faire. Une manière dont nous devrions nous donner la main et avancer, la tĂŞte haute et avec une grande foi. Un chemin que mĂŞme s’il y a des obstacles et des pièges, nous les surmonterons et de ce chemin nous partirons Ă©galement…
En ce moment, je demande à tous ceux qui sont touchés de le savoir : ce sont des combattants âgés de 35 ans et plus, qui ont des familles.
Des gens qui ont tout quittĂ© comme beaucoup et se sont enrĂ´lĂ©s le 7.10 et depuis lors dans le service de rĂ©serve pour le pays sachant que nous sommes en guerre et que c’est l’ordre du jour. Ils ont quittĂ© la vie de famille, le travail, les affaires et bien sĂ»r ce qui leur Ă©tait le plus cher : leurs femmes et leurs enfants.
Aujourd’hui, ces combattants sont en dĂ©tention et font l’objet d’enquĂŞtes interminables et Ă©puisantes. Ils font l’objet de fausses accusations dĂ©lirantes en raison de la plainte d’un foutu terroriste qui s’est rĂ©voltĂ© lors d’une activitĂ© de routine dans l’Ă©tablissement, d’un terroriste qui a assassinĂ© de sang-froid, violĂ© un corps et brĂ»lĂ© des bĂ©bĂ©s et d’autres horreurs… un terroriste qui aurait dĂ» mourir Ă l’agonie et devant lui, nos combattants sont poursuivis.
Est-ce que quelqu’un pense que c’est raisonnable ? Je veux vous dire qu’au-delĂ du fait que cela nous fait mal, nous frustre, nous fait honte et nous humilie, c’est un sentiment de grande dĂ©ception, de gifle douloureuse.
Mon guerrier est un homme de moralitĂ© et de droit, un homme de vĂ©ritĂ© et d’humilitĂ©, aimĂ© de l’humanitĂ© et un guerrier de l’âme quest sorti dans une mobilisation spĂ©ciale pour cette force spĂ©ciale. Il n’était pas obligĂ©. Il a Ă©tĂ© choisi pour ĂŞtre lĂ . Parce qu’il est bon. Parce que seuls les individus comme lui sont capables d’être dans un endroit aussi bas et damnĂ© que ces terroristes.
Mais ce n’est pas notre histoire. C’est une plus grande histoire ! Une histoire nationale et gĂ©nĂ©rale de tout un pays. Un pays en dĂ©sordre qui prend les meilleurs de ses combattants et les traduit en justice contre un terroriste mĂ©prisable. Un pays qui humilie la fiertĂ© des combattants et qui Ă©puise et Ă©crase leurs familles dans une incertitude totale, de fausses accusations, de grandes attentes et une grande dĂ©ception.
Nous coopĂ©rons, nous obtenons ce dont nous avons besoin en hochant doucement la tĂŞte et en attendant. Mais plus maintenant. Nous comprenons qu’il est prĂ©-vendu. Qu’ils iront jusqu’au bout pour montrer au monde…ce qu’ils veulent.
Et nous exigeons : un guerrier qui part en guerre a besoin de soutien et de protection quoi qu’il arrive ! Un combattant arrĂŞtĂ© ne doit pas cesser de bĂ©nĂ©ficier de jours de rĂ©serve ! C’est un dĂ©faut !
Nous n’avons pas choisi d’ĂŞtre Ă cet endroit. Nous sommes des gens calmes qui ne recherchent pas le bruit autour de nous ni le dĂ©sordre et certainement pas de faire la une des journaux honteux.
Nous ne l’avons pas choisi, mais nous avons Ă©tĂ© choisis pour cela ! Et nous avons probablement un rĂ´le ici. Parce que notre histoire est gĂ©nĂ©rale.
Notre guerre est pour tous les soldats, pour les champions guerriers qui abandonnent tout et vont servir et protĂ©ger ce qui nous est cher Ă tous sur cette terre terre, l’Ă©lite. Et nous savons que nous faisons partie du processus de rĂ©demption. Cela fait partie d’un mouvement divin qui nous guide Ă travers tout cela. Et donc je vous appelle… parce que j’ai Ă©tĂ© choisi pour ĂŞtre parmi eux.
Aux jours de destruction, Ă une Ă©poque de vĂ©ritable guerre pour notre existence ici, une guerre contre notre ennemi et une guerre en nous, Ă l’Ă©poque de la haine gratuite. S’il vous plaĂ®t, rejoignez-nous dans la lutte pour les combattants. Aujourd’hui c’est nous, demain ça pourrait ĂŞtre n’importe qui d’autre.
Dimanche aura lieu une nouvelle audience pour les combattants concernant la poursuite de leur dĂ©tention et d’autres procĂ©dures dĂ©jĂ fixĂ©es Ă l’avance pour eux. Après tout, nous sommes lĂ et voyons et entendons. Tout est prĂ©mĂ©ditĂ© et ils iront jusqu’au bout pour montrer au monde leur moralitĂ© face Ă un ignoble et maudit terroriste. Nous vous devons ce combat ! Vos prières, et maintenant aussi votre prĂ©sence, nous aideront Ă vaincre et Dieu dans sa misĂ©ricorde nous apportera bientĂ´t une rĂ©demption complète.





