Après la semaine dernière, le Hezbollah a choisi de rester relativement silencieux, Ă l’exception du discours de Hassan Nasrallah. Aujourd’hui, les menaces reviennent. Le dĂ©putĂ© du Hezbollah Hassan Ezz a-Din a dĂ©clarĂ© : « La rĂ©ponse viendra inĂ©vitablement et elle sera proportionnelle Ă l’ampleur du crime. Il s’agit d’une glorification efficace et efficiente pour que l’ennemi ne rĂ©pète pas sa tentative de briser les lignes rouges Ă©tablies par la rĂ©sistance. »
Le journal libanais Al-Akhbar, affiliĂ© au Hezbollah, a rapportĂ© que l’atmosphère Ă Dahiya ces derniers jours donne le sentiment que « la guerre a commencĂ© avant mĂŞme qu’elle n’Ă©clate ». Les habitants mettent en Ĺ“uvre les plans d’urgence qu’ils avaient prĂ©parĂ©s au dĂ©but de la guerre, ils n’imaginaient donc pas que la ville serait endommagĂ©e. Beaucoup d’entre eux recherchent un appartement en dehors de Dahiya, tandis que d’autres ont dĂ©jĂ rĂ©ussi Ă quitter le quartier.
Le bruit auquel ils s’Ă©taient habituĂ©s Ă Dahiya a entre-temps Ă©tĂ© remplacĂ© par « le silence de la nuit ». De mĂŞme, « la circulation des voitures et des vĂ©los est devenue lente, comme pendant les vacances ». Un chauffeur de taxi qui s’est confiĂ© au journal a dĂ©clarĂ© : « Le trajet en taxi ne dure pas plus de quelques minutes. Le travail a diminuĂ© en raison de la minoritĂ© de passagers qui ont limitĂ© leurs dĂ©placements pour se rendre au travail et aux visites nĂ©cessaires ».
Quoi qu’il en soit, Badahiya souligne qu’en raison des travaux, les rues sont vides, « le dĂ©placement n’est pas nĂ©cessaire car il est plus facile de marcher ». Au-delĂ , les habitants reportent les amĂ©nagements qu’ils avaient prĂ©vus pour la prochaine rentrĂ©e scolaire de leurs enfants, car ils ne sont plus sĂ»rs qu’elle s’ouvrira en sĂ©rie.
L’atmosphère de guerre atteint Ă©galement les marchĂ©s et provoque une stagnation des ventes. « Les gens ne marchent plus entre les magasins, mais vont au magasin pour acheter leurs produits de base et rentrent chez eux », a dĂ©clarĂ© le propriĂ©taire d’un magasin de vĂŞtements.
Selon les rapports, un nombre important de familles ont dĂ©jĂ quittĂ© la dachia – certaines y restent pendant la journĂ©e, mais dorment Ă l’extĂ©rieur. Dans l’un des immeubles du quartier de Burj al-Barajna, toutes les familles ont dĂ©cidĂ© de partir vers les monts du Shoof, loin de Beyrouth, Ă l’exception de deux familles. Le club sportif du quartier Harat Hareim oĂą a Ă©tĂ© tuĂ© le chef d’Ă©tat-major du Hezbollah a Ă©galement fermĂ© ses portes après le dĂ©part de l’entraĂ®neur pour Baalbach, dans l’est du pays.
« Bien que la guerre puisse inclure la Bekaa, les attaques lĂ -bas visent des maisons ou des terres, tandis qu’Ă Dahya, elles visent des bâtiments entiers, en plus de la proximitĂ© de la Bekaa avec la Syrie, qui constitue une option de dĂ©placement lorsque la situation n’est pas bonne. « , a-t-on notĂ©. Quoi qu’il en soit, les Libanais restĂ©s Ă Dahiya ont dĂ©jà « prĂ©parĂ© leurs valises et attendent l’heure zĂ©ro oĂą il y aura une attaque sur Dahiya ».

MĂŞme si les restaurants restent ouverts, la diminution du nombre de Saoudiens est perceptible. Dans l’un des restaurants, par exemple, ils l’ont estimĂ© Ă environ 25 % et ont soulignĂ© qu’il s’agissait d’un « rĂ©sultat naturel de la peur et de l’anxiĂ©tĂ© ». En revanche, dans d’autres localitĂ©s de Beyrouth, on affirme que les ventes n’ont pas Ă©tĂ© affectĂ©es, ni par le biais du service de livraison, ni par la rĂ©ception des clients la nuit.
Dans un communiquĂ© publiĂ© hier par la municipalitĂ© de Beyrouth, elle a prĂ©cisĂ© : « Il est nĂ©cessaire de rester dans un Ă©tat de prĂ©paration Ă©levĂ© pour faire face aux dangers qui pourraient surgir en cas d’attaque israĂ©lienne dans la capitale ou dans d’autres rĂ©gions du Liban. « .
Entre-temps, le ministère libanais des Affaires Ă©trangères a distribuĂ© Ă toutes ses missions diplomatiques Ă l’Ă©tranger un document de la part du gouvernement libanais qui prĂ©sente la manière d’agir face Ă l’escalade avec IsraĂ«l. Parmi les sections : le recrutement de nouveaux soldats libanais « pour accroĂ®tre sa capacitĂ© Ă maintenir la sĂ©curitĂ© et la stabilitĂ© dans la rĂ©gion », une coopĂ©ration avec la communautĂ© internationale – nationale et une aide « qui seront dĂ©cisives pour le renforcement des capacitĂ©s ».





