Ă€ Buenos Aires, une tentative d’assassinat a Ă©tĂ© perpĂ©trĂ©e contre la vice-prĂ©sidente argentine Cristina Fernandez de Kirchner juste devant chez elle. Le vice-prĂ©sident a Ă©tĂ© sauvĂ© par hasard.
L’incident s’est produit hier vers 21 heures dans le quartier Recoleta de Buenos Aires au domicile de Cristina Fernández de Kirchner, oĂą elle a rencontrĂ© ses partisans qui s’Ă©taient rassemblĂ©s en grand nombre. Les Argentins se rendent depuis plusieurs jours au domicile du Premier ministre pour manifester leur soutien et protester contre les accusations de corruption rĂ©cemment portĂ©es contre elle devant le tribunal.
Ă€ un moment donnĂ©, un homme debout dans la foule a sorti une arme Ă feu, l’a pointĂ©e sur la tĂŞte et a appuyĂ© sur la gâchette, mais pour une raison quelconque, l’arme n’a pas tirĂ©. Apparemment, un coup de chance sous la forme d’un ratĂ© a sauvĂ© la vie de Cristina Fernández de Kirchner
Le ministre de la SĂ©curitĂ©, AnĂbal Fernandez, a dĂ©clarĂ© aux mĂ©dias que l’agresseur avait Ă©tĂ© apprĂ©hendĂ©. Fernandez a ajoutĂ© que l’arme Ă feu saisie Ă l’homme contenait cinq cartouches, mais « pour des raisons qui ne sont pas encore claires, elle n’a pas tirĂ©, malgrĂ© le fait que la gâchette ait Ă©tĂ© appuyĂ©e ».
Le journal argentin ClarĂn a rapportĂ© que le dĂ©tenu Ă©tait un BrĂ©silien de 35 ans.
Cristina Fernández de Kirchner a rĂ©cemment Ă©tĂ© jugĂ©e pour avoir prĂ©tendument patronnĂ© l’entreprise de construction d’un homme d’affaires et alliĂ© politique fidèle et lui avoir fourni des contrats de travaux routiers pendant deux mandats prĂ©sidentiels de 2007 Ă 2015 dans sa province natale de Santa Cruz.
Le procureur Diego Luciani a demandĂ© la semaine dernière qu’elle soit condamnĂ©e Ă 12 ans de prison si elle est reconnue coupable, dĂ©clenchant des protestations massives dans toute l’Argentine.
De Kirchner elle-même a qualifié les allégations de « politiquement motivées ».
Elle a aussi Ă©touffĂ© Ă plusieurs reprises l’attaque du centre Juif AMIA qui a fait des centaines de morts.
Elle a été accusée d’entrave – au profit de l’Iran – à l’enquête sur l’attentat contre une mutuelle juive qui avait fait 85 morts et 300 blessés en 1994 à Buenos Aires.
L’ancienne présidente de gauche était poursuivie pour avoir encouragé l’approbation par le Parlement d’un accord avec Téhéran, prévoyant que de hauts fonctionnaires iraniens accusés d’avoir commandité l’attentat antisémite soient entendus hors d’Argentine, leur permettant de cette façon de se dérober à la justice.
« Le protocole d’accord avec l’Iran, qu’il soit considéré comme un succès ou un échec politique, ne constitue pas un délit, ni un acte de dissimulation », a estimé le tribunal fédéral numéro 8. Sa décision est susceptible d’appel devant la Chambre de cassation pénal




