Plus de 200 activistes de la caravane terrestre de la flottille « Somoud mondial » — censĂ©e atteindre Gaza par voie terrestre Ă travers l’Égypte — se retrouvent bloquĂ©s en Libye orientale, dans une zone placĂ©e sous l’autoritĂ© du gĂ©nĂ©ral Khalifa Haftar. La situation s’est brutalement compliquĂ©e lorsqu’un petit groupe a tentĂ© de nĂ©gocier un passage : dix d’entre eux sont depuis lors portĂ©s disparus.
« Nous avons perdu contact avec une douzaine d’activistes entrĂ©s dans la zone de Libye contrĂ´lĂ©e par les autoritĂ©s de Haftar, dans la ville de Syrte. Le groupe, avec une voiture et une ambulance, avait Ă©tĂ© invitĂ© Ă nĂ©gocier la reprise de la caravane terrestre. Parmi eux se trouvent deux Italiens — un homme des Pouilles et une femme du PiĂ©mont. Selon nos informations actuelles, il est possible qu’ils aient Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s », a dĂ©clarĂ© la porte-parole de la flottille, Maria Elena Dalia, aux mĂ©dias italiens.
La caravane, composĂ©e d’une deux centaines d’activistes reprĂ©sentant l’Italie, l’Espagne, la Pologne, le Portugal et la Grèce notamment, avait pour objectif d’acheminer de l’aide humanitaire vers Gaza en passant par l’Égypte. Elle s’est retrouvĂ©e bloquĂ©e pendant près d’une semaine aux abords de Syrte, incapable d’obtenir l’autorisation de franchir les checkpoints contrĂ´lĂ©s par la Brigade 604, l’une des forces loyales Ă Haftar. Ces points de contrĂ´le, Ă©quipĂ©s de tireurs d’Ă©lite et de mitrailleurs, barraient la route vers la frontière Ă©gyptienne.
MalgrĂ© l’Ă©chec des nĂ©gociations initiales, une partie du convoi — composĂ©e de sept ambulances et dix camions de secours — a tout de mĂŞme tentĂ© de forcer le passage. Selon les medias italiens, après de nouvelles tractations, les activistes ont Ă©tĂ© autorisĂ©s Ă continuer, mais leurs traces se sont perdues depuis.
Sara Soriano, une Italienne de 33 ans d’Andria qui fait partie du convoi, raconte depuis le terrain : « Je me trouve Ă 100 mètres du point de contrĂ´le avec d’autres accompagnateurs — nous sommes lĂ et attendons des nouvelles d’eux, nous espĂ©rons qu’ils reviendront sains et saufs. Nous ne savons pas exactement quand cela se produira, mais l’Ă©quipe juridique s’est mise au travail immĂ©diatement, nous sommes en contact avec le consulat et avec diffĂ©rents ministères. »
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