« Un projet de loi privĂ© approuvĂ© par le ComitĂ© lĂ©gislatif ministĂ©riel pour Ă©tendre les comitĂ©s d’acceptation dans les villes de Cisjordanie et les grandes communautĂ©s est raciste et antidĂ©mocratique », ont dĂ©clarĂ© dimanche des organisations de dĂ©fense des droits de l’homme.
L’amendement Ă la loi de 2011 qui permet aux villes de filtrer les aspirants candidats Ă©tendrait l’applicabilitĂ© de la lĂ©gislation des cantons de 400 mĂ©nages Ă ceux comptant jusqu’Ă 1 000 mĂ©nages. La loi actuelle s’applique aux « implantations communautaires » dans le NĂ©guev et la GalilĂ©e. Le projet de loi privĂ© prĂ©sentĂ© par le dĂ©putĂ© Otzma Yehudit Yitzhak Kroizer en janvier inclurait les rĂ©gions d’Emek Iron, des collines du sud d’HĂ©bron, de Lachish et d’Adullam. Un projet de loi similaire du gouvernement sera Ă©galement examinĂ© par la Knesset.
La loi n’autorise pas les comitĂ©s d’acceptation Ă rejeter des candidats rĂ©sidents « pour des raisons de race, de religion, de sexe, de nationalitĂ©, de handicap, de classe, d’âge, de filiation, d’orientation sexuelle, de pays d’origine, d’opinions ou d’affiliation politique », a-t-il dĂ©clarĂ©.
Les dispositions autorisant les candidats jugés inadaptés au tissu social ou compatibles avec la structure sociale de la ville sanctionnent effectivement la discrimination, a déclaré Adalah.
« La loi sur le comitĂ© d’acceptation est dĂ©jĂ utilisĂ©e pour rĂ©glementer un mĂ©canisme de sĂ©grĂ©gation raciale et vise Ă mettre en Ĺ“uvre la valeur de la colonisation juive que la loi sur l’État-nation consacre comme principe suprĂŞme », a dĂ©clarĂ© le Dr Suhad Bashara d’Adalah dans un communiquĂ©. « Les documents du gouvernement rĂ©vèlent ouvertement que l’approfondissement du racisme est dĂ©sormais la politique officielle d’IsraĂ«l, et qu’il souhaite agir pour annexer les territoires occupĂ©s en appliquant la loi. »
Une ONG israĂ©lienne conteste l’affirmation du gouvernement
L’application de la loi israĂ©lienne dans les territoires contestĂ©s constituait un acte d’annexion, a dĂ©clarĂ© Adalah.
L’Association pour les droits civils en IsraĂ«l (ACRI) a dĂ©clarĂ© que la Knesset n’Ă©tait pas autorisĂ©e Ă promulguer une loi pour les colonies de Cisjordanie et que l’expansion de la loi est antidĂ©mocratique.
La loi actuelle est dĂ©jĂ controversĂ©e et Ă©tait censĂ©e s’appliquer aux petites communautĂ©s aux caractĂ©ristiques uniques, telles que les kibboutzim, les moshavim et leurs quartiers Ă©largis, a-t-il dĂ©clarĂ©.
« Dans un pays dĂ©mocratique, chaque citoyen a le droit de vivre oĂą il veut, dans le cadre de la dignitĂ© humaine, et soumettre ce droit Ă un processus de sĂ©lection invasif et indiscret nĂ©cessite une justification approfondie », a dĂ©clarĂ© l’ACRI.
Il n’y avait aucune justification pour les comitĂ©s d’acceptation dans les zones suburbaines normales, a-t-il dĂ©clarĂ©, ajoutant que l’existence de ces procĂ©dures de sĂ©lection dĂ©couragerait beaucoup de personnes de demander la rĂ©sidence dans ces rĂ©gions.
Les dispositions du projet de loi Ă©taient trop larges et vagues, et elles autorisent l’arbitraire et la discrimination, qu’elles soient ouvertes ou cachĂ©es, conscientes ou inconscientes, a dĂ©clarĂ© l’ACRI.
Kroizer a dĂ©clarĂ© qu’il s’Ă©tait fĂ©licitĂ© de l’adoption du projet de loi par le comitĂ© ministĂ©riel, ajoutant que le « projet de loi contribuera Ă renforcer l’expansion des villes du sud et du nord, Ă rĂ©duire la bureaucratie et Ă renforcer la colonisation ». La loi Ă©tait très controversĂ©e Ă l’Ă©poque de son adoption en 2011. Les critiques ont allĂ©guĂ© que le projet de loi visait Ă empĂŞcher les Arabes israĂ©liens de vivre dans des communautĂ©s Ă majoritĂ© juive.
L’amendement de dimanche a dĂ©clarĂ© que l’objectif de la lĂ©gislation Ă©tait de dĂ©centraliser la population et de renforcer la pĂ©riphĂ©rie en donnant aux habitants les moyens de maintenir leurs modes de vie communaux et ruraux.






