Trois ans apres la mort d’un couple juif âgĂ© Ă  JĂ©rusalem, la police arrĂŞte le terroriste palestinien

Tamar et Yehuda Kaduri, des résidents âgés de Jérusalem, ont été retrouvés morts dans leur appartement du quartier de Harmon A-Natziv.

Il n’est jamais venu Ă  l’esprit des services de sĂ©curitĂ© israĂ©liens de soupçonner des attentats ou des meurtres commis Ă  l’intĂ©rieur d’appartements privĂ©s. Dans de tels cas, les premiers suspects sont des parents et des amis des victimes – ce fut le cas Ă  la fois après le meurtre des Ă©poux Kaduri et après le meurtre d’un ouvrier de Moldavie.

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Le premier suspect du meurtre de Yehuda et Tamar Kaduri Ă©tait leur propre fils, et les membres de la famille Kaduri n’ont toujours pas pardonnĂ© Ă  la police qu’il ait Ă©tĂ© « transformĂ© en meurtrier de ses propres parents ». Après le meurtre de l’ouvrier du bâtiment Ivan Tarnovsky, la police a d’abord arrĂŞtĂ© les camarades d’Ivan qui partageaient un appartement avec lui.

Aujourd’hui, ils ont racontĂ© Ă  Haaretz le cauchemar qu’ils avaient vĂ©cu – comment la police les a arrĂŞtĂ©s « sans poser de questions » et les a emmenĂ©s au poste de police « pieds nus, en sous-vĂŞtements seulement ». Le schĂ©ma a fonctionnĂ© : lorsqu’un travailleur Ă©tranger est tuĂ©, la première version est « meurtre dans une bagarre entre travailleurs Ă©trangers ». Les suspects ont Ă©tĂ© saisis immĂ©diatement, ignorant l’empreinte sanglante avec les empreintes de bottes du tueur sur les escaliers – bien qu’ils n’aient pas essayĂ© de se cacher, l’un d’eux a Ă©galement Ă©tĂ© blessĂ© Ă  la gorge par le terroriste, et le second a couru chez les voisins et a appelĂ© Ă  aider.

La police n’a pas pu rĂ©soudre le meurtre pendant longtemps – un travailleur palestinien a Ă©tĂ© suspectĂ©, puis il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ©, il y avait aussi des soupçons que la famille avait Ă©tĂ© tuĂ©e par les proches du couple. Deux proches, un homme et une femme, ont Ă©galement Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©s puis relâchĂ©s parce qu’il n’y avait aucune preuve contre eux et que les relations avec le dĂ©funt Ă©taient bonnes.

La police pense qu’un seul habitant d’HĂ©bron, Wasim Asayed, qui est soupçonnĂ© de deux autres cas d’agression et de meurtre, est Ă  l’origine du meurtre.

En mars, il a Ă©tĂ© arrĂŞtĂ© parce qu’il Ă©tait soupçonnĂ© d’avoir tuĂ© un travailleur Ă©tranger de Moldavie. Au cours de l’enquĂŞte, il s’est avĂ©rĂ© qu’Asayed avait Ă©galement attaquĂ© une fille dans la rue oĂą vivaient les Ă©poux Kaduri. Il a essayĂ© de lui trancher la gorge, mais le col haut est intervenu, la fille a criĂ© et le criminel s’est enfui.

Quelques jours plus tard, il rĂ©ussit Ă  commettre le meurtre des Ă©poux Kaduri. Il est entrĂ© dans la maison avec son mari, qui a apportĂ© des achats dans l’appartement, après quoi il a poignardĂ© Ă  mort le couple de personnes âgĂ©es. Il passa la nuit sur un tapis dans la maison des morts, puis retourna Ă  HĂ©bron. Des preuves trouvĂ©es dans l’appartement incriminent Asayed qu’il se trouvait sur les lieux du crime.

Le 21 mars 2022, il est entré dans un appartement où vivaient des travailleurs de Moldavie, a poignardé Ivan Tarnovsky de Moldavie avec un couteau et a blessé son ami, après quoi il a été arrêté.

L’homme Ă©tait en IsraĂ«l illĂ©galement, lors de son interrogatoire, il a dit qu’il avait commis tous ces crimes « au nom d’Allah ». Il Ă©tait auparavant connu de la police comme un partisan de l’Etat islamique et a purgĂ© une peine dans une prison israĂ©lienne pour avoir tentĂ© de crĂ©er une cellule de l’Etat islamique.

Depuis deux ans, il fait l’objet d’une arrestation administrative pour incitation Ă  la terreur. En mars, il a Ă©tĂ© libĂ©rĂ© et il a immĂ©diatement commis un nouveau crime.

Les proches des Ă©pouses de Kaduri assassinĂ©es ont dĂ©clarĂ© aux journalistes que le chef de la police de JĂ©rusalem leur avait prĂ©sentĂ© des excuses personnelles pour de vains soupçons et des interrogatoires insultants. Personne ne s’est encore excusĂ© auprès des constructeurs moldaves, ils craignent toujours d’attirer « une attention excessive » sur eux-mĂŞmes et ont refusĂ© de publier des noms.