L’ambassadrice de l’ONU, Nikki Haley, démissionne à la fin de l’année, a annoncé mardi le président Donald Trump alors que Haley était assise à ses côtés dans le bureau ovale.
Trump a louĂ© le travail de l’ancienne gouverneur de la Caroline du Sud, qui a Ă©tĂ© confirmĂ© ambassadrice des États-Unis aux Nations Unies peu après l’investiture de Trump l’annĂ©e dernière.
« Elle a Ă©tĂ© très spĂ©ciale pour moi, et a fait un travail incroyable », a dĂ©clarĂ© Trump, ajoutant que Haley Ă©tait invitĂ©e Ă rejoindre l’administration avec d’autres fonctions.
Dès le dĂ©but de son mandat, Haley s’est dĂ©marquĂ©e en tant que fervente partisane des politiques de l’administration Trump.
Elle a souvent Ă©voquĂ© la nĂ©cessitĂ© de rĂ©formes au sein de l’ONU et de ses forces de maintien de la paix et a souvent reprochĂ© aux agences de l’ONU de prendre des positions anti-israĂ©liennes. Elle a fait pression pour que le Conseil de sĂ©curitĂ© adopte des rĂ©solutions prĂ©voyant des sanctions plus sĂ©vères Ă l’encontre de la CorĂ©e du Nord et a rĂ©primandĂ© des membres soupçonnĂ©s de tromper l’administration.
« Elle a jouĂ© un rĂ´le crucial dans le lancement des rĂ©formes de l’ONU en partenariat avec le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et a adoptĂ© une approche rĂ©flĂ©chie des questions de maintien de la paix et de sĂ©curitĂ© nationale », a dĂ©clarĂ© Peter Yeo, responsable de la Fondation des Nations Unies. « Il y avait certes de grandes querelles entre les États-Unis et l’ONU, mais elle a jouĂ© un rĂ´le très important et constructif. »
Bien que Haley ait avancĂ© les politiques de Trump, elle a parfois fait des dĂ©clarations publiques contraires Ă la Maison-Blanche et au prĂ©sident qu’elle avait servi. Lorsqu’un conseiller Ă la Maison-Blanche a dĂ©clarĂ© que Haley avait Ă©tĂ© confuse en annonçant de manière prĂ©maturĂ©e davantage de sanctions contre la Russie, elle a simplement dĂ©clarĂ©: «Avec tout le respect que je vous dois, je ne me trompe pas. »
La capacitĂ© de Haley Ă parler avec Ă©loquence et avec force sur des questions litigieuses a alimentĂ© de nombreuses spĂ©culations selon lesquelles elle avait des ambitions politiques dĂ©passant celles de l’ONU, peut-ĂŞtre mĂŞme une course Ă la Maison Blanche. Mais Haley a constamment niĂ© cela, affirmant qu’elle n’avait pas pensĂ© Ă une course Ă la prĂ©sidence.
Dès son premier jour en tant qu’ambassadrice, Haley a promis un «nouveau jour» dans le cadre de la politique Trump en AmĂ©rique. Initialement perçue comme inexpĂ©rimentĂ©e en politique Ă©trangère, elle a rapidement Ă©tĂ© prise au sĂ©rieux par ses collègues diplomates de l’ONU alors qu’elle avait adoptĂ© trois sĂ©ries de sanctions contre la CorĂ©e du Nord et convaincu la Chine et la Russie, toutes deux alliĂ©es de Pyongyang, d’accepter de les respecter.
Elle est devenue connue pour ĂŞtre un faucon sur l’Iran et une ardente dĂ©fenseur d’IsraĂ«l et, en collaboration avec le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral Antonio Guterres, une force de rĂ©duction des coĂ»ts.





