Trump menace de « libĂ©rer » des combattants de l’Etat islamique en France et en Allemagne

Le prĂ©sident des États-Unis, Donald Trump, dans une Ă©trange menace de « libĂ©rer » des terroristes en France et en Allemagne, fait actuellement pression sur les alliĂ©s amĂ©ricains en Europe pour qu’ils rentrent chez eux et poursuivent leurs civils capturĂ©s alors qu’ils se battaient pour le groupe État islamique en Irak et en Syrie.

Trump a publiquement dĂ©clarĂ© ce que les responsables du Pentagone et du DĂ©partement d’Etat avaient rĂ©pĂ©tĂ© pendant des mois, affirmant qu’il allait renvoyer environ 2 000 combattants de l’Etat islamique dans leurs villes natales, mĂŞme si « l’Europe ne les prend pas », ce qui est presque juridiquement impossible.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

« Nous avons des milliers de combattants de l’Etat islamique Ă  l’heure actuelle, et l’Europe doit les prendre. Et si l’Europe ne les prend pas, je n’ai pas d’autre choix que de les relâcher dans les pays d’oĂą ils viennent. Celles-ci incluent l’Allemagne et la France et d’autres pays », a dĂ©clarĂ© Trump aux journalistes mercredi.

Plus tard, dans un discours devant un groupe d’anciens combattants du Kentucky, Trump a dĂ©clarĂ© aux alliĂ©s europĂ©ens :

« On nous dit : » Pourquoi ne pas les garder Ă  Guantanamo pendant 50 ans et dĂ©penser des milliards et des milliards de dollars pour les garder « , et je rĂ©ponds » Non… vous devez les prendre. « 

Si les remarques de Trump se concrĂ©tisent, cela contraindra les dirigeants europĂ©ens Ă  inverser leur politique après avoir critiquĂ© les États-Unis pour le respect des droits de l’homme au centre de dĂ©tention maritime de Guantanamo.

Dans le passĂ©, les responsables de l’administration Trump ont soulignĂ© que les États-Unis ne dĂ©tenaient pas les combattants Ă©trangers capturĂ©s. Cependant, les États-Unis comptent environ 2 000 combattants Ă©trangers dans les prisons pour leurs investissements financiers et leur soutien Ă  la sĂ©curitĂ©.

Des responsables américains ont déjà exercé des pressions sur les Alliés depuis l’Europe, reprenant des prisonniers étrangers et rendant des comptes à leurs citoyens.

Cependant, les dirigeants europĂ©ens craignent que les preuves dont ils disposent Ă  propos des combattants de l’EI ne se rĂ©vèlent pas acceptables devant les tribunaux, qui sont locaux dans leur propre pays.

Certains États – et en particulier la France – ont cherchĂ© Ă  poursuivre leurs citoyens en Irak, oĂą les tribunaux accordent un accès minimal aux avocats, et la condamnation est gĂ©nĂ©ralement fondĂ©e sur des preuves limitĂ©es. (Il n’y a pas de peine de mort en France.)