Le prĂ©sident amĂ©ricain Ă©lu Donald Trump a confirmĂ© qu’il va très probablement abandonner la politique de l’administration Obama sur la Syrie qui cherchait un Ă©ventuel rapprochement avec la Russie sur la question de Assad.
«J’ai une vue diffĂ©rente en ce qui concerne la Syrie », a dit Trump sur le Wall Street Journal dans sa première interview depuis l’Ă©lection.
Dès le dĂ©but de la guerre syrienne, la politique Ă©trangère de Barack Obama a Ă©tĂ© axĂ©e sur le soutien et la formation des soit-disant « modĂ©rĂ©s » groupes rebelles qui devaient vaincre les terroristes de Daesh, pour finalement renverser Assad. Cette approche est devenue une impasse cette annĂ©e, lorsque Washington a Ă©chouĂ© Ă honorer ses obligations en vertu d’un accord avec Moscou pour sĂ©parer leurs forces rebelles modĂ©rĂ©es des terroristes reconnus internationalement.
Trump, d’autre part, a dĂ©clarĂ© vendredi que les Etats-Unis devraient se concentrer sur la lutte contre Daesh, au lieu de poursuivre le changement du rĂ©gime en Syrie.
« Vous combattez la Syrie, et la Syrie se bat contre Daesh et vous devez vous dĂ©barrasser de Daesh. La Russie est maintenant totalement alignĂ©e avec la Syrie, et maintenant il y a l’Iran, qui est en train de devenir puissant, Ă cause de nous, et qui s’aligne avec la Syrie… Aujourd’hui, nous soutenons les rebelles contre la Syrie, et nous ne savons pas qui sont ces gens ».
Il a été largement documenté et rapporté que des armes américaines ont été fournies aux rebelles modérés et par la suite détournées vers les extrémistes en Syrie. Ces armes, à leur tour, sont utilisées par les djihadistes qui attaquent les civils et contre les forces syriennes.
Le président élu a averti que si les Etats-Unis attaquent Assad, « nous finirons par une guerre contre la Russie, et contre la Syrie ».
Le bombardement de la coalition amĂ©ricaine sur des positions de l’armĂ©e syrienne près de la ville de Deir el-Zour le 17 Septembre a conduit Ă l’effondrement de l’initiative de paix amĂ©ricano-russe.
Le rapprochement aux États-Unis et la Russie est possible. Trump a admis recevoir une « belle » lettre du président russe, Vladimir Poutine.
Donald Trump et Vladimir Poutine sont « très semblables… dans leurs approches de base vers les affaires internationales », a dit Dmitry Peskov Ă l’Associated Press.
« [Trump] a Ă©tĂ© un partisan très ferme de l’idĂ©e d’une bonne relation entre nos deux pays, parce que nous avons une responsabilitĂ© commune pour la stabilitĂ© stratĂ©gique dans le monde, la sĂ©curitĂ© stratĂ©gique », a dĂ©clarĂ© le porte-parole.
Immédiatement après la victoire de Trump, le président russe Vladimir Poutine a déclaré que Moscou se réjouit de rétablir les relations bilatérales avec les États-Unis.
L’establishment militaire amĂ©ricain, cependant, semble dĂ©jĂ travailler contre les politiques de Trump. Dans une interview avec CBS This Morning, le secrĂ©taire Ă la DĂ©fense Ash Carter a nivelĂ© un barrage d’accusations Ă la Russie.
Il a dit que la campagne de Russie en Syrie « alimente les feux » de la violence en cours dans le pays.
« Ce que les Russes disent, si vous vous en souvenez, Ă©tait qu’ils allaient venir et lutter contre le terrorisme et aider Ă Ă©liminer Assad », a dĂ©clarĂ© Carter. « Ils ne l’ont pas fait. Ils n’ont rien fait de tout cela ».




