Les suspects, interpellĂ©s dans plusieurs provinces du pays, sont soupçonnĂ©s d’avoir espionnĂ© des ressortissants Ă©trangers rĂ©sidant en Turquie pour le compte des services secrets israĂ©liens, a indiquĂ© l’agence de presse officielle Anadolu.
Treize autres suspects, accusĂ©s des mĂŞmes faits, sont actuellement recherchĂ©s, ont ajoutĂ© Anadolu et l’agence de presse privĂ©e DHA. Les nationalitĂ©s des mis en cause n’ont pas Ă©tĂ© prĂ©cisĂ©es.
Le ministre turc de l’IntĂ©rieur, Ali Yerlikaya, a affirmĂ© sur le rĂ©seau social X que les services de renseignement israĂ©liens prĂ©paraient l' »agression » ou l' »enlèvement » de certains des Ă©trangers espionnĂ©s.
Depuis le dĂ©but du conflit entre IsraĂ«l et le Hamas dĂ©but octobre, le prĂ©sident turc Recep Tayyip Erdogan, alliĂ© traditionnel de la cause palestinienne, a multipliĂ© les invectives Ă l’Ă©gard d’IsraĂ«l.
Recep Tayyip Erdogan a notamment estimĂ© mercredi qu’il n’existait « aucune diffĂ©rence » entre le Premier ministre israĂ©lien Benjamin Netanyahu et Adolf Hitler.
La police turque avait arrĂŞtĂ© en 2021 et 2022 plusieurs dizaines d’individus soupçonnĂ©s d’espionner des Palestiniens sur le sol turc pour le compte des services de renseignement israĂ©liens.
Des cadres du mouvement islamiste palestinien Hamas ont longtemps trouvĂ© refuge Ă Istanbul, mais les autoritĂ©s turques leur ont demandĂ© de quitter la Turquie après l’attaque menĂ©e le 7 octobre depuis la bande de Gaza sur le sol israĂ©lien, qui a fait environ 1 200 morts, pour la plupart des civils.
Au printemps 2022, des mĂ©dias israĂ©liens avaient eux fait Ă©tat de tentatives d’attaques contre des touristes israĂ©liens Ă Istanbul, dĂ©jouĂ©es par la coopĂ©ration des services turcs et israĂ©liens. Huit personnes, dont des Iraniens, avaient Ă©tĂ© arrĂŞtĂ©es dans la foulĂ©e par la police turque.







