Un commandant d’une unitĂ© de Tsahal dans la bande de Gaza tĂ©moigne : « Tsahal est devenu un sous-traitant officiel des USA »

A l’arrivĂ©e du secrĂ©taire d’État amĂ©ricain Ă  Lincoln en IsraĂ«l, le commandant d’une compagnie de rĂ©serve servant dans la bande de Gaza a Ă©crit une lettre Ă  Raut Ben Haim, prĂ©sident du mouvement Ordre 9, dans laquelle il dĂ©crit ses sentiments dans l’ombre de la guerre, dans sa lettre, il attaque la dĂ©pendance de l’État d’IsraĂ«l Ă  l’Ă©gard des États-Unis et Ă©voque le transfert d’aide au Hamas.

Le commandant a Ă©crit : « Nous pouvons nous dire que nous dĂ©tenons un territoire, que nous le contrĂ´lons opĂ©rationnellement, que nous lançons des attaques et que nous avons un avantage militaire sur le Hamas. » Il a poursuivi : « En pratique, tout est neutralisĂ© ici, en mĂŞme temps qu’un terroriste tire sur notre soldat – il lève les yeux vers le ciel et voit l’aide humanitaire atterrir sur lui. On se dira que nous sommes rentrĂ©s sur les terres d’IsraĂ«l , pour espĂ©rer que nous soyons lĂ  pour rester, mais selon la tendance actuelle ici, la dictĂ©e vient des États-Unis et l’armĂ©e israĂ©lienne est devenue un sous-traitant officiel des États-Unis. »

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

Concernant le transfert de l’aide, le commandant de compagnie a Ă©crit : « Tenir le couloir, c’est tenir un axe logistique, l’axe logistique est pour la construction du port amĂ©ricain (Gilaot), c’est-Ă -dire qu’en ce moment, mes soldats et moi risquons nos vies pour sĂ©curiser l’axe qui aide finalement l’ennemi qui tente Ă  tout moment de nous dĂ©truire. Il y a ici un sentiment difficile pour les soldats, les grands cadres, les niveaux de recrutement sont sĂ©rieusement insuffisants, c’est la politique et il n’y a rien Ă  faire C’est ainsi que les AmĂ©ricains exigent la paresse nationale pour le plaisir. »

Il a ajoutĂ© : « Nous ne sommes pas venus ici pour restaurer la lĂ©gitimitĂ© internationale que le peuple juif n’a jamais eu. « Il est plus facile de sortir le Juif de l’exil que l’exilĂ© du Juif a attaquĂ© la dĂ©pendance d’IsraĂ«l Ă  l’égard des États-Unis. » et Ă©crit : « Comment est-ce possible ? Qu’après tout ce que nous avons vĂ©cu, après six mois passĂ©s en rĂ©serve, nous sommes occupĂ©s Ă  aider l’ennemi ? ». Ce n’est pas comme ça qu’on gagne. Ce n’est pas comme ça qu’on ramène les kidnappĂ©s. IsraĂ«l doit admettre que l’ennemi arabe est peut-ĂŞtre l’ennemi physique, les États-Unis sont l’ennemi conceptuel – un ennemi qui veille toujours Ă  ce qu’IsraĂ«l soit petit face Ă  une menace existentielle, c’est-Ă -dire en exil. »

A la fin, il Ă©crit : « Il est possible de gagner mĂŞme sans l’aide qui met notre existence en danger, s’il y a un esprit clair et la bonne voie, mĂŞme avec des armements petits et mornes, il est possible de parvenir Ă  une dĂ©cision. Le problème est que notre perception que nous ne pouvons pas « nager » sans les « bouĂ©es » des AmĂ©ricains. Nous avons oubliĂ© qu’ils n’Ă©taient pas avec nous de 1968 Ă  1967 et qu’ils n’ont pas non plus bombardĂ© les voies ferrĂ©es sur le chemin d’Auschwitz en 1944.

« Plus jamais ça » est dĂ©jĂ  une promesse vide de sens ! Les États-Unis veillent Ă  ce que la menace existentielle contre le peuple juif perdure pour le reste du monde », et il a signĂ© : « Un dĂ©putĂ© rĂ©serviste prĂ©fère pour le moment ne pas ĂŞtre exposĂ© afin qu’il ne soit pas expulsĂ© des rĂ©serves, mais ils doivent entendre la vĂ©ritĂ©. »