Trois ans de prison pour cet étudiant égyptien qui a affiché Sissi en Mickey Mouse sur Facebook.

Un jeune étudiant égyptien âgé de 22 ans a été condamné à une peine de 3 ans de prison pour avoir affiché sur Facebook une image du président du pays portant des oreilles de Mickey Mouse.

Monsieur Amr Nohan, diplômé en droit, était seulement à cinq jours de finir son service militaire obligatoire, quand il a été jugé par un tribunal militaire pour le partage de messages satiriques sur les sites de médias sociaux.

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Le 22 aoĂ»t, un procureur militaire a rendu un jugement contre Monsieur Monsieur Nohan  à cause du partage de l’image, qui montrait le prĂ©sident Abdel Fattah El Sisi portant avec une paire d’oreilles de Mickey Mouse.

Moins de quatre mois après l’acte d’accusation, il a Ă©tĂ© condamnĂ© Ă  trois ans de prison pour avoir publiĂ© des photos jugĂ©es inappropriĂ©es pour un membre des forces armĂ©es.

Monsieur Nohan a Ă©galement postĂ© des commentaires contenant des messages anti-gouvernementaux, selon l’acte d’accusation.

Il a Ă©tĂ© jugĂ© pour avoir eu des « pensĂ©es  à l’encontre du rĂ©gime au pouvoir » et donc traduit en Cour Martiale.

Des enquĂŞteurs militaires sont entrĂ©s dans le compte de Monsieur Nohan, en changeant son mot de passe et ont suivi ses conversations dans lesquelle il se plaignait des conditions difficiles dans l’armĂ©e.

Monsieur Nohan est actuellement dĂ©tenu Ă  la prison de Borg El Arab, près d’Alexandrie, qui est aussi celle oĂą le prĂ©sident dĂ©chu Morsi a fait sa peine, fin 2013.

« Nous sommes vraiment dans un Ă©tat de Mickey Mouse », a dit Ă  son frère Mansour Nohan sur IBTimes. « La satire est une façon de s’ exprimer pour toutes les personnes, que ce soit dans un pays dĂ©mocratique ou non ».

La cybercriminalité et la circulation de la satire sont devenues un sérieux problème pour le président égyptien, cinq ans après le début du printemps arabe.

En mars de cette annĂ©e, le prĂ©sident Sissi avait averti de la menace de l’utilisation abusive de l’Internet par des groupes terroristes.

En avril, une loi sur la cybercriminalitĂ© a Ă©tĂ© rĂ©digĂ©e et Human Rights Watch a exposĂ© ses critiques : «Ces dispositions formulĂ©es en termes gĂ©nĂ©raux pĂ©nalisent l’expression lĂ©gitime en ligne et Ă  travers des sites de mĂ©dias sociaux ».

L’Egypte a connu une vague de lois strictes et plus de 42.000 prisonniers politiques sont aujourd’hui derrière les barreaux.