Un habitant de Bnei Brak suspectĂ© d’infractions sexuelles Ă  nouveau arrĂŞtĂ© le lendemain de l’Ă©mission d’une ordonnance de surveillance

Il n’aura fallu qu’une journĂ©e. Ă€ peine une ordonnance de surveillance judiciaire prononcĂ©e contre lui en raison d’infractions sexuelles antĂ©rieures, un habitant de Bnei Brak âgĂ© de 60 ans se retrouvait de nouveau devant le tribunal de première instance de Tel Aviv — cette fois pour des faits prĂ©sumĂ©s commis lors des festivitĂ©s de Lag Ba’Omer.

Selon les Ă©lĂ©ments prĂ©sentĂ©s par la police, le suspect, qui Ă©tait dĂ©jĂ  soumis Ă  une ordonnance de surveillance en raison d’infractions sexuelles prĂ©cĂ©dentes, aurait Ă©tĂ© repĂ©rĂ© lors de l’Ă©vĂ©nement de la nuit de Lag Ba’Omer en train de s’approcher de mineurs. Il est soupçonnĂ© d’avoir commis un acte indĂ©cent sur un mineur. Les faits auraient Ă©tĂ© filmĂ©s par les agents de l’unitĂ© chargĂ©e de son suivi.

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Une menace proférée contre un surveillant

La scène prend un tour encore plus grave lorsque l’un des surveillants a tentĂ© d’interpeller le suspect. Selon le reprĂ©sentant de la police, ce dernier aurait alors menacĂ© le superviseur de s’en prendre Ă  lui physiquement. Une menace qui, combinĂ©e aux faits prĂ©sumĂ©s, a conduit la police Ă  demander une prolongation de la garde Ă  vue au motif de dangerositĂ© Ă©levĂ©e.

Le tribunal a entendu les arguments des deux parties. La dĂ©fense a mis en avant des « dĂ©faillances significatives dans l’enquĂŞte » — notamment le fait que les images censĂ©es documenter les faits n’avaient pas encore Ă©tĂ© prĂ©sentĂ©es aux enquĂŞteurs ni au tribunal, et que la victime mineure n’avait pas encore dĂ©posĂ©. L’avocat de la dĂ©fense a soutenu que le niveau de suspicion restait faible et que l’ordonnance de surveillance dĂ©jĂ  en vigueur Ă©tait suffisante.

Le suspect lui-mĂŞme a niĂ© les faits, affirmant devant le tribunal qu’il s’agissait d’un acharnement de la part du superviseur et que le dossier avait Ă©tĂ© « fabriquĂ© » contre lui.

Le juge MoshĂ© Srogowich a nĂ©anmoins estimĂ© qu’il existait Ă  ce stade un soupçon raisonnable quant Ă  la commission des infractions, soulignant que le motif principal de la dĂ©tention Ă©tait la dangerositĂ©. Il a particulièrement relevĂ© que le fait pour le suspect d’avoir enfreint son ordonnance de surveillance dès le lendemain de son Ă©mission renforçait considĂ©rablement les craintes Ă  son Ă©gard. La dĂ©tention a Ă©tĂ© prolongĂ©e de trois jours.


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