Un tribunal canadien déclare que les vins de Judée-Samarie «fabriqués en Israël» ne le sont pas !

La cour fĂ©dĂ©rale du Canada a officiellement interdit lundi aux importateurs canadiens d’enregistrer du vin produit en JudĂ©e-Samarie comme « Made in IsraĂ«l », affirmant que la dĂ©claration Ă©tait fausse.

Le journaliste spĂ©cialisĂ© dans les affaires diplomatiques du journal israĂ©lien Kan, Amichai Stein, a dĂ©clarĂ© que le tribunal canadien avait statuĂ© que les Ă©tiquettes apposĂ©es sur les vins indiquant qu’ils Ă©taient des « produits d’IsraĂ«l » Ă©taient « fausses, et trompeuses ».

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Le tribunal ne souhaitait pas non plus déterminer exactement comment appeler ce «vin», et comme, il devrait être étiqueté. «Cela relève de l’ACIA» (Agence canadienne d’inspection des aliments), a déclaré le tribunal, avant de renvoyer l’affaire devant le CAO (directeur général) pour «nouvelle détermination».

Les groupes juifs et pro-israéliens canadiens ont immédiatement réagi à la décision.

«La communautĂ© juive canadienne est très déçue par la dĂ©cision d’aujourd’hui. Affirmer que les vins de Cisjordanie ne peuvent pas ĂŞtre Ă©tiquetĂ©s «Made in IsraĂ«l» soutient effectivement la campagne antisĂ©mite BDS », a dĂ©clarĂ© Avi Benlolo, prĂ©sident et directeur gĂ©nĂ©ral des Amis du Centre Simon Wiesenthal.

Shimon Koffler Fogel, prĂ©sident et chef de la direction du Centre pour les affaires israĂ©liennes et juives, a dĂ©clarĂ©: «À la suite d’un examen prĂ©liminaire de la dĂ©cision de la cour, la CIJA estime que le jugement contient des erreurs substantielles. Les pratiques d’Ă©tiquetage actuelles sont parfaitement conformes Ă  l’Accord de libre-Ă©change Canada-IsraĂ«l, ainsi qu’aux lois canadiennes et internationales. C’est pourquoi nous exhortons le gouvernement du Canada Ă  en appeler de cette dĂ©cision erronĂ©e. »

«La dĂ©cision est erronĂ©e du point de vue du droit international et nous espĂ©rons que le gouvernement canadien la contestera. L’accord de libre-Ă©change canadien dit clairement que les produits de JudĂ©e-Samarie font partie du territoire douanier israĂ©lien », a dĂ©clarĂ© Eugene Kontorovich, directeur du droit international au Kohelet Policy Forum, basĂ© Ă  JĂ©rusalem. «Et le Canada qualifie les vins du Haut-Karabakh occupĂ© de     « produits en ArmĂ©nie »- cela ressemble donc Ă  une autre règle spĂ©ciale rĂ©servĂ©e Ă  l’État juif.»

« La seule base de la dĂ©cision Ă©tait que l’Ă©tiquetage fabriquĂ© en IsraĂ«l confond les consommateurs », a-t-il ajoutĂ©. « Mais la Cour n’a absolument rien prouvĂ© qu’un nombre important de consommateurs susceptibles de se soucier d’une manière ou d’une autre de l’origine d’un produit en JudĂ©e-Samarie l’ignorent. »

«À notre avis, il est raisonnable et nullement trompeur de qualifier de         « produits israĂ©liens » les vins produits par des citoyens israĂ©liens sur un territoire sous contrĂ´le israĂ©lien», a dĂ©clarĂ© le directeur gĂ©nĂ©ral de B’nai Brith Canada, JNS, ajoutant que son organisation demander au procureur gĂ©nĂ©ral de faire appel de cette dĂ©cision, car nous ne pouvons pas le faire en tant qu’intervenants. »

«La dĂ©cision de la cour ne donne aucune instruction sur la manière dont ces vins devraient ĂŞtre Ă©tiquetĂ©s, et B’nai Brith soumettra des observations Ă  l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) Ă  cet Ă©gard», a-t-il poursuivi. «La dĂ©cision n’a explicitement conclu Ă  rien d’illĂ©gal concernant les colonies de peuplement israĂ©liennes situĂ©es Ă  l’est de la Ligne verte ou les vins produits sur place, alors mĂŞme que le demandeur avait tentĂ© de faire valoir ce point.

B’nai Brith est intervenu dans l’affaire pour faire valoir qu’il n’y avait rien d’illĂ©gal Ă  propos de ces communautĂ©s israĂ©liennes dans la patrie juive, nous considĂ©rons donc que cette partie de la dĂ©cision est une lueur d’espoir. «Â