Une Ă©pidĂ©mie de coronavirus a frappĂ© l’une des rĂ©gions les plus reculĂ©es du monde, les deux tiers des 25 travailleurs de la station polaire belge Princess Elisabeth en Antarctique ayant attrapĂ© le virus depuis la mi-dĂ©cembre, selon le magazine Le Soir.
Tous les employés de la station sont dans un état léger et tous ont été vaccinés avec au moins deux doses du vaccin contre le coronavirus.
Le premier cas a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ© le 13 dĂ©cembre, avec trois infections. Bien que les trois aient Ă©tĂ© Ă©vacuĂ©s le 23 dĂ©cembre, le virus s’est propagĂ© dans toute la station. Il est Ă©quipĂ© de deux urgentistes et de tout le matĂ©riel nĂ©cessaire pour traiter la maladie causĂ©e par le virus, ainsi que de la capacitĂ© d’analyser des tests PCR.
L’entrĂ©e de la gare a Ă©tĂ© bloquĂ©e jusqu’Ă ce que les chiffres commencent Ă baisser, selon Le Soir. Un virologue consultĂ© par le SecrĂ©tariat polaire belge a dĂ©clarĂ© que l’Ă©pidĂ©mie Ă©tait probablement causĂ©e par la variante Omicron, car c’Ă©tait la variante la plus courante en Afrique du Sud, la dernière escale avant l’Antarctique.
L’Ă©pidĂ©mie a eu lieu malgrĂ© les prĂ©cautions sanitaires très strictes prises par l’Ă©quipage en route vers l’Antarctique. Les chercheurs qui sont Ă la station devaient actuellement subir un test PCR en Belgique deux heures avant de partir pour l’Afrique du Sud puis un autre test PCR cinq jours après leur arrivĂ©e au Cap, ainsi que dix jours de quarantaine. Après la quarantaine, les travailleurs ont dĂ» subir un test PCR avant de partir, suivi d’un autre test cinq jours après leur arrivĂ©e en Antarctique.
Concernant l’Ă©pidĂ©mie, Joseph Cheek, chef de projet pour la Fondation polaire internationale, a dĂ©clarĂ© Ă la BBC que « la situation n’est pas dramatique ».
« Bien que cela ait Ă©tĂ© un inconvĂ©nient de devoir mettre en quarantaine certains membres du personnel qui ont attrapĂ© le virus, cela n’a pas affectĂ© de manière significative notre travail Ă la station dans l’ensemble », a dĂ©clarĂ© Cheek Ă la BBC. « Tous les rĂ©sidents de la gare se sont vu offrir la possibilitĂ© de partir sur un vol rĂ©gulier le 12 janvier. Cependant, ils ont tous exprimĂ© leur souhait de rester et de continuer leur travail. »
L’Antarctique Ă©tait le dernier continent Ă ĂŞtre exempt de COVID-19 jusqu’en dĂ©cembre 2020, lorsque des dizaines de travailleurs de la base chilienne Bernardo O’Higgins et du village de Las Estrellas se sont rĂ©vĂ©lĂ©s infectĂ©s par le SRAS-CoV-2.





