Après que les frappes de reprĂ©sailles du Pakistan ont frappĂ© hier des cibles dans les provinces du Sistan et du Baloutchistan, dans le sud-est de l’Iran, des sources militaires pakistanaises de haut rang ont dĂ©clarĂ© que des efforts intensifs avaient Ă©tĂ© dĂ©ployĂ©s par la voie diplomatique avant l’attaque, a rapportĂ© Al Arabiya pour Ă©viter une nouvelle escalade, mais l’Iran a refusĂ© de s’excuser pour ses rĂ©centes bombardements afin d’apaiser les tensions.
De hautes sources pakistanaises ont dĂ©clarĂ© que l’escalade de cette semaine menace des annĂ©es de partage de renseignements entre les deux pays.
Quelques semaines plus tĂ´t, Islamabad avait fourni Ă TĂ©hĂ©ran des informations sur le groupe d’opposition baloutche Jaish al-Adl (ArmĂ©e de la Justice), ce qui avait conduit Ă l’arrestation de l’un des dirigeants de l’organisation, dĂ©signĂ©e comme organisation terroriste en Iran.
Selon la source pakistanaise, la responsabilitĂ© de l’escalade incombe directement Ă l’Iran, car malgrĂ© les nombreux canaux de communication existant aux niveaux gouvernemental et militaire entre les deux parties, il a eu recours Ă des options militaires sans se rendre compte des consĂ©quences de telles actions.
Les États-Unis ont qualifiĂ© l’attaque surprise iranienne d’« Ă©vĂ©nement de dĂ©monstration pour les États-Unis ». Joel Rayburn, ancien envoyĂ© spĂ©cial amĂ©ricain en Syrie, a dĂ©clarĂ© : « Il s’agit d’un message adressĂ© aux États-Unis et Ă IsraĂ«l, que TĂ©hĂ©ran accuse de soutenir l’Etat islamique, qui a revendiquĂ© la responsabilitĂ© de la double attaque de Kerman ».
Il a Ă©galement ajoutĂ© que la frappe iranienne en Syrie dĂ©montrait « le dĂ©sir et la capacitĂ© de TĂ©hĂ©ran d’agir directement, et non par l’intermĂ©diaire de mandataires, comme d’habitude ».
Kamran Bukhari, directeur du groupe de rĂ©flexion New Lines Institute de Washington, a Ă©galement qualifiĂ© l’incident de message de l’Iran aux États-Unis selon lequel « si les États-Unis s’opposent Ă l’Iran, alors l’Iran peut faire des ravages ».





