Les frappes de représailles iraniennes contre les bases américaines au Moyen-Orient ont cette nuit donné lieu à une déclaration de victoire en provenance de Téhéran. Une source militaire iranienne a affirmé ce matin (mercredi) à l’agence de presse Fars que les résultats étaient concluants. « Sur la base des données préliminaires, environ 70 % des objectifs définis avec précision dans l’opération de nos forces armées ce matin ont été frappés avec succès », a indiqué cette source. Elle a précisé que des missiles balistiques longue portée et des drones de combat avaient réussi à pénétrer les systèmes de défense déployés autour des bases américaines, en frappant les cibles assignées à Al-Azraq en Jordanie, à la base Ali Al-Salem au Koweït, et à la base de la Cinquième Flotte américaine à Bahreïn.
Ces attaques constituent une riposte aux frappes américaines menées plus tôt — elles-mêmes déclenchées après la chute d’un hélicoptère Apache de l’armée américaine près du détroit d’Ormuz. Après l’incident, le président Donald Trump avait posté sur Truth Social que les États-Unis devaient « naturellement répondre à cette attaque ». La réponse a pris la forme d’une opération de grande envergure dans le sud de l’Iran, conduite en trois vagues de frappes successives, ciblant une vingtaine d’objectifs.
L’Iran a riposté en lançant des drones vers Bahreïn et le Koweït, et les Gardiens de la Révolution ont revendiqué une frappe missile contre la base aérienne Al-Azraq en Jordanie, utilisée par les forces américaines. Téhéran a affirmé avoir visé quatre cibles dans cette base, dont les hangars d’avions F-35 et un centre de commandement. Du côté jordanien, l’armée a annoncé avoir intercepté et abattu cinq des missiles iraniens tirés vers le royaume, signalant des débris au sol mais aucun blessé ni dégât matériel.
La revendication iranienne de 70 % de réussite doit être lue dans son contexte : il s’agit d’une déclaration unilatérale d’une source militaire iranienne, non vérifiée indépendamment, publiée dans le cadre d’une communication de guerre destinée autant à l’opinion intérieure iranienne qu’aux adversaires extérieurs. Malgré les interceptions jordaniennes et les défenses américaines, Téhéran cherche à démontrer que son arsenal est capable de percer les boucliers antimissiles adverses — un message stratégique adressé à Washington comme à ses propres populations, après des semaines de frappes qui ont considérablement affaibli ses capacités militaires.
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