Il est très commun de dire que « IsraĂ«l doit se retirer aux frontières de 1967 » – mais il n’y a jamais eu de frontières de 1967. Les lignes qu’IsraĂ«l a hĂ©ritĂ© de la guerre de 1948 sont basĂ©es sur un accord d’armistice qui stipule que ce ne sont pas des frontières dĂ©finitives mais des lignes de cessez-le-feu.
En 1967, IsraĂ«l s’est engagĂ© dans une guerre d’autodĂ©fense et ne pouvait qu’ĂŞtre obligĂ© de se retirer aux lignes d’avant-guerre d’oĂą ils avaient Ă©tĂ© attaquĂ©s.
La rĂ©solution 242 du Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations Unies de novembre 1967 ne demandait pas un retrait israĂ©lien aux lignes d’avant-guerre. L’ambassadeur britannique Lord Caradon a dĂ©clarĂ© Ă l’Ă©poque : « Je connais la ligne de 1967, et c’est une ligne pourrie. Vous ne pourriez pas avoir une ligne pire pour une frontière internationale permanente. C’est lĂ que les troupes sont arrivĂ©es lors d’une certaine nuit de 1948. Elle n’a aucune relation avec les besoins de la situation.  »Â
Selon Lord Caradon, un retrait israĂ©lien de la ligne d’armistice de 1949 ne produirait pas une solution diplomatique stable.
Selon Dore Gold,  » il est impensable aujourd’hui que la plupart des IsraĂ©liens mettent le pays en position aussi vulnĂ©rable qu’il y Ă©tait il y a 50 ans. »
Dore Gold, le président actuel du Jerusalem Center for Public Affairs





