Une famille venue du nord du pays pour se reposer à Eilat est soupçonnée d’avoir dérobé, en une seule journée, des articles dans 15 commerces de la ville, pour un préjudice total estimé à environ 150 000 shekels. C’est ce que révèle l’enquête de la police, dans une affaire dévoilée pour la première fois par mako. Selon les soupçons, le couple aurait utilisé ses deux enfants, âgés de 7 et 9 ans, pendant les vols, alors que leur fille de deux mois les accompagnait également.
Une source proche du dossier a indiqué qu’en une seule journée, la famille avait dérobé des produits de valeur : sacs, lunettes, parfums et autres articles, provenant de pas moins de 15 commerces, causant un préjudice de 150 000 shekels. Selon cette même source, le couple aurait agi de manière méthodique, en utilisant ses enfants pour commettre les vols.
Lors d’une descente menée par les policiers du secteur d’Eilat dans l’hôtel où séjournait la famille, le couple a été interpellé, et une grande quantité de produits soupçonnés d’avoir été volés dans les commerces a été saisie sur place. Le couple a été libéré ces derniers jours sous des conditions restrictives, la femme étant quant à elle placée en assignation à résidence complète.
Hier, une audience s’est tenue au tribunal de première instance d’Eilat concernant la demande de la police de prolonger les conditions de libération de la femme, considérée par les enquêteurs comme la figure centrale de cette série de vols. Selon l’enquêteur de police présent à l’audience, le tribunal pouvait se faire une idée précise à partir des 15 dossiers distincts, incluant des images vidéo de la suspecte ainsi que de la manière dont elle faisait intervenir ses enfants dans les vols. L’enquêteur a insisté sur le fait que les soupçons raisonnables ne manquaient pas dans cette affaire.
L’enquêteur a également précisé que la mère avait été convoquée pour un complément d’interrogatoire, après que de nouvelles preuves étaient parvenues à l’équipe d’enquête. L’avocate de la défense s’est opposée à une nouvelle prolongation des conditions de libération, faisant valoir que sa cliente n’avait enfreint aucune condition, qu’elle était mère de trois jeunes enfants, et qu’elle s’était présentée à toutes les convocations pour interrogatoire.
Le juge a fait droit à la position de la défense, estimant qu’il ne fallait pas tolérer une atteinte aux droits des personnes interrogées ni un usage abusif des procédures judiciaires. Les enquêteurs continuent de rassembler des preuves supplémentaires dans ce dossier, et l’estimation est que, dans les prochaines semaines, voire avant, une fois les témoignages des commerçants recueillis, des actes d’accusation seront déposés contre le couple.
Cette affaire relance le débat sur l’utilisation de mineurs dans des activités délictueuses, une pratique que les enquêteurs qualifient de particulièrement préoccupante lorsqu’elle implique, comme ici, de très jeunes enfants au sein même de la cellule familiale.
Sur des sujets liés à la criminalité à Eilat, on pourra également consulter notre article sur l’affaire de viol collectif qui avait secoué la ville, où sept suspects mineurs supplémentaires avaient été arrêtés.






