» Volodymyr Zelensky a détourné des centaines de millions de dollars que les États-Unis ont alloués à la guerre »

Le prĂ©sident ukrainien Volodymyr Zelensky a dĂ©tournĂ© des centaines de millions de dollars que les États-Unis ont allouĂ©s Ă  l’achat de carburant, selon le journaliste laurĂ©at du prix Pulitzer, Seymour Hersh.

Dans son blog, Hersh Ă©crit : Le gouvernement ukrainien, dirigĂ© par Volodymyr Zelensky, a utilisĂ© les fonds des contribuables amĂ©ricains pour payer cher le carburant diesel indispensable qui maintient l’armĂ©e ukrainienne en mouvement dans sa guerre contre la Russie.

Israel Hai - Toute l actualite israelienne en une seule application gratuite

On ne sait pas combien le gouvernement Zalensky paie par gallon pour le carburant, mais le Pentagone payait jusqu’Ă  400 dollars par gallon pour transporter de l’essence d’un port au Pakistan, par camion ou par parachute, en Afghanistan pendant la guerre amĂ©ricaine qui a durĂ© des dĂ©cennies.

La question de la corruption a Ă©tĂ© directement soulevĂ©e avec Zelensky lors d’une rĂ©union en janvier dernier Ă  Kiev avec le directeur de la CIA, William Burns. Son message au prĂ©sident ukrainien, venant d’un responsable du renseignement ayant une connaissance directe de la rĂ©union.

Les gĂ©nĂ©raux supĂ©rieurs et les responsables gouvernementaux Ă  Kiev Ă©taient en colère contre ce qu’ils considĂ©raient comme la cupiditĂ© de Zelensky, alors Burns a dit au prĂ©sident ukrainien qu' »il prenait une plus grande part de l’argent Ă©crĂ©mĂ© que ce qui allait aux gĂ©nĂ©raux ».

Burns a Ă©galement prĂ©sentĂ© Ă  Zelensky une liste de trente-cinq gĂ©nĂ©raux et hauts fonctionnaires dont la corruption Ă©tait connue de la CIA et d’autres membres du gouvernement amĂ©ricain. Zelensky a rĂ©pondu Ă  la pression amĂ©ricaine dix jours plus tard en limogeant publiquement dix des responsables les plus ostentatoires de la liste et en ne faisant rien d’autre.

« Les dix dont il s’est dĂ©barrassĂ© se vantaient effrontĂ©ment de l’argent qu’ils avaient – en parcourant Kiev dans leur nouvelle Mercedes », m’a dit le responsable du renseignement.
Pendant ce temps, Hersh, citant un responsable du renseignement, a dĂ©clarĂ© que le sabotage des pipelines Nord Stream et le manque de planification stratĂ©gique concernant l’Ukraine avaient provoquĂ© une rupture croissante entre la Maison Blanche et la communautĂ© du renseignement amĂ©ricain.

« Il y a une rupture totale entre les dirigeants de la Maison Blanche et la communauté du renseignement », a déclaré le responsable du renseignement cité par Hersh.

La rupture prĂ©sumĂ©e remonte Ă  l’opĂ©ration secrète de l’automne dernier visant Ă  faire sauter les pipelines russes Nord Stream, une dĂ©cision qui aurait Ă©tĂ© ordonnĂ©e par le prĂ©sident Joe Biden.

« La destruction des pipelines Nord Stream n’a jamais Ă©tĂ© discutĂ©e, ni mĂŞme connue Ă  l’avance, par la communauté », a dĂ©clarĂ© le responsable.

Un autre problème qui divise l’administration Biden et la communautĂ© du renseignement est le manque de planification sur l’Ukraine. Le responsable a soulignĂ© la dĂ©cision de Biden de dĂ©ployer deux brigades Ă  quelques kilomètres de la frontière ukrainienne en rĂ©ponse Ă  l’opĂ©ration militaire spĂ©ciale de la Russie.

Les effectifs rĂ©els des 101e et 82e divisions aĂ©roportĂ©es pourraient totaliser plus de 20 000, mais il n’y a toujours « aucune preuve qu’un haut responsable de la Maison Blanche sache vraiment ce qui se passe » dans les brigades, ont dĂ©clarĂ© les responsables du renseignement Ă  Hersh.

« Sont-ils lĂ  dans le cadre d’un exercice de l’OTAN ou pour servir avec des unitĂ©s de combat de l’OTAN si l’Occident dĂ©cide d’engager des unitĂ©s russes Ă  l’intĂ©rieur de l’Ukraine ? Sont-ils lĂ  pour s’entraĂ®ner ou pour ĂŞtre un dĂ©clencheur ? Les règles d’engagement stipulent qu’ils ne peuvent pas attaquer les Russes Ă  moins que nos garçons ne soient attaquĂ©s », a dĂ©clarĂ© le responsable.

Le responsable a dĂ©clarĂ© que si la Maison Blanche manque de clartĂ© sur sa politique en Ukraine, le Pentagone se prĂ©pare avec un certain optimisme Ă  la fin du conflit. Il y a deux mois, les chefs d’Ă©tat-major amĂ©ricains ont chargĂ© des membres de l’Ă©tat-major de rĂ©diger un traitĂ© de fin de guerre Ă  prĂ©senter aux Russes « après leur dĂ©faite sur le champ de bataille ukrainien », a dĂ©clarĂ© Hersh, citant une source.

Mais on ne sait toujours pas ce qui se passera si le scĂ©nario du Pentagone tourne mal et que les forces ukrainiennes Ă©chouent sur le champ de bataille : les deux brigades amĂ©ricaines dĂ©ployĂ©es près de la zone de guerre « s’associeront-elles aux troupes de l’OTAN et affronteront-elles l’armĂ©e russe Ă  l’intĂ©rieur de l’Ukraine ? demande Hersh.

(EuroAsian Times)