L’évaluation de Tsahal à ce stade est que les drones sont utilisés pour le trafic de drogue. Cependant, l’armée se prépare également à la possibilité que la plate-forme soit également utilisée pour faire passer clandestinement des engins explosifs ou des armes.
De plus, et peut-ĂŞtre mĂŞme comme preuve de la mĂ©thode opĂ©ratoire, ce soir, un officier du bataillon « Karakal » de Tsahal opĂ©rant Ă la frontière israĂ©lo-Ă©gyptienne a Ă©tĂ© blessĂ©, après que les forces de Tsahal ont remarquĂ© un Razor voyageant de manière suspecte près de Bnei Netzer. La force a fait signe au conducteur de s’arrĂŞter et, selon le tĂ©moignage des combattants, le conducteur s’est prĂ©cipitĂ© vers eux et a Ă©crasĂ© le commandant de la force qui a Ă©tĂ© lĂ©gèrement blessĂ© Ă la jambe. Les militaires ont entamĂ© la procĂ©dure d’arrestation d’un suspect et ont ouvert le feu. Le Razer a fui les lieux et les recherches dans la zone ont permis de trouver une radio et un drone. Au sein de Tsahal, on estime de plus en plus que l’incident est basĂ© d’un simple fit isolĂ© Ă Â une tentative de contrebande plus generale.
L’armĂ©e israĂ©lienne affirme que depuis que les procĂ©dures d’ouverture du feu aux frontières Ă©gyptienne et jordanienne ont Ă©tĂ© modifiĂ©es, l’activitĂ© des passeurs est devenue plus difficile pour les forces Ĺ“uvrant pour empĂŞcher la contrebande. La grande crainte en IsraĂ«l est que les frontières Ă©gyptiennes et jordaniennes ne deviennent des routes de contrebande d’engins explosifs, d’armements et d’armes pour les organisations terroristes. IsraĂ«l reconnaĂ®t les efforts iraniens en la matière. L’armĂ©e israĂ©lienne comprend que les Iraniens tentent de s’appuyer sur le trafic criminel de drogues, d’explosifs et d’armes illĂ©gaux Ă des fins terroristes.
Ils affirment Ă©galement que l’utilisation de drones par les passeurs est devenue monnaie courante aux frontières. Selon une source du système de sĂ©curitĂ©, les drones exploitĂ©s sont de tailles diffĂ©rentes. Certains ont la capacitĂ© de transporter des petits colis de quelques kilogrammes, et il existe Ă©galement des drones de la taille d’une lame et d’un mètre de diamètre qui peuvent transporter des poids lourds.
L’armĂ©e israĂ©lienne utilise des mesures avancĂ©es pour perturber l’activitĂ© des drones, mais les passeurs s’efforcent Ă©galement de s’amĂ©liorer constamment et sont Ă©quipĂ©s de GPS et de brouilleurs de localisation, de dispositifs d’observation, et atteignent Ă©galement des zones physiquement Ă©loignĂ©es de la barrière frontalière et font fonctionner les drones sur des routes aĂ©riennes difficiles Ă localiser.
Il a également été rapporté que l’armée israélienne et l’establishment de la défense travaillent désormais au développement de technologies supplémentaires pour relever ce nouveau défi.
Pas seulement à la frontière avec Israël ?
En juin 2023, le porte-parole de l’armĂ©e jordanienne avait affirmĂ© qu’un drone transportant de la drogue en provenance de Syrie avait Ă©tĂ© interceptĂ© Ă la frontière entre les deux pays. Le gouvernement syrien a niĂ© que les milices iraniennes aient fermĂ© les yeux sur la contrebande et a dĂ©clarĂ© qu’il continuerait Ă Ĺ“uvrer pour Ă©radiquer le trafic de drogue Ă la frontière sud.
Puis, en septembre 2023, l’armĂ©e jordanienne a dĂ©clarĂ© que ses forces avaient interceptĂ© deux drones quittant la Syrie transportant de la drogue, suscitant des inquiĂ©tudes quant Ă une augmentation du trafic de drogue depuis le pays Ă travers la frontière.





