Les Ă©diteurs de Wikipedia ont supprimĂ© ce matin la page parlant de la mort d’un garde-frontière, Barel Hadaria Shmueli, qui a Ă©tĂ© blessĂ© lors d’un affrontement avec des terroristes Ă la frontière de Gaza en aoĂ»t dernier et est dĂ©cĂ©dĂ© quelques jours plus tard des suites de ses blessures. Les proches du dĂ©funt : notre garçon a Ă©tĂ© tuĂ© une seconde fois.
Le sergent principal du MAGAV, Barel Khadariya Shmueli, 21 ans, de Beer Ya’akov, a Ă©tĂ© grièvement blessĂ© en aoĂ»t dernier par un terroriste palestinien lors d’Ă©meutes au mur de sĂ©curitĂ© Ă la frontière avec la bande de Gaza Ă l’occasion du 52e anniversaire de l’incendie criminel d’Al-Aqsa . Les Ă©meutes se sont accompagnĂ©es de jets de pierres, d’obus artisanaux, de tentatives d’escalade de la clĂ´ture et d’attaques contre des soldats de Tsahal. L’un des Palestiniens a tirĂ© Ă bout portant sur Barel Ă travers un trou dans le mur de sĂ©curitĂ©. La victime a Ă©tĂ© transportĂ©e Ă l’hĂ´pital de Soroka dans un Ă©tat critique, oĂą il a subi plusieurs opĂ©rations et est dĂ©cĂ©dĂ© quelques jours plus tard.
L’article sur le garde-frontière dĂ©cĂ©dĂ© est paru quelque temps après sa mort, et aujourd’hui, par un vote de la rĂ©daction, il a Ă©tĂ© dĂ©cidĂ© de le supprimer. La sĹ“ur du dĂ©funt, Hila Rahimi, a Ă©crit un message en colère sur sa page Facebook Ă propos de cette dĂ©cision : « Je n’ai jamais pensĂ© qu’il puisse arriver quelque chose d’aussi douloureux que la mort de Barel. Cependant, aujourd’hui, j’ai Ă©tĂ© Ă©tonnĂ© de constater que les Ă©diteurs ont votĂ© pour supprimer l’article de WikipĂ©dia Ă son sujet. Le comprenez vous ? Un hĂ©ros israĂ©lien, un guerrier qui a risquĂ© sa vie encore et encore, qui Ă©tait prĂŞt Ă mourir pour notre pays. »
« Barel nous a Ă©tĂ© enlevĂ©. Et aujourd’hui, encore plus indĂ©finiment. Je ne sais pas qui prend ces dĂ©cisions, mais celui qui a votĂ© pour effacer sa mĂ©moire, la seule chose qui nous reste, je lui fait savoir qu’il nous a crachĂ© au visage », a-t-elle ajoutĂ©.
La mère de Barel, Nitsa Shmueli, a Ă©galement dĂ©clarĂ© aux journalistes que lorsqu’elle a appris la suppression de l’article, elle « a senti que mon enfant Ă©tait tuĂ© pour la deuxième fois. »




